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Anciennes complaintes de Bretagne
Markowicz André ; Morvan Françoise
OUEST FRANCE
17,90 €
Épuisé
EAN :9782737351334
Extrait de l'introductionSi la culture populaire bretonne est encore vivante de nos jours, c'est surtout par la musique, et notamment par la forme la plus prestigieuse de chanson bretonne, la grande complainte dite gweiz. Mais, alors que les bons recueils de chansons populaires bretonnes collectées à la source et transcrites avec soin ne manquent pas, force est de constater que seul est largement diffusé le Barzaz Breiz, où la gwerz (quoique le mot lui-même vienne du latin versus) est donnée pour pure émanation du génie du peuple breton plongeant dans les mystères de l'ancienne Celtic. Ainsi, bien des non-initiés en viennent-ils à se demander ce que c'est que cette gwerz dont le nom ne se prononce que l'oeil voilé, l'air absent mais concentré, comme pour couver un oeuf gros de mystère.De mystère, il n'y en a pas, mais des querelles d'érudits et des tentatives pour investir et clore le champ si peu gardé de la chanson populaire, querelles et luttes d'influence dont il nous faut bien dire quelques mots pour commencer.LA QUETE DE LA GWERZDélivrons-nous d'abord d'un poids: est-il légitime d'opposer gwerz et son, autrement dit grande chanson mystérieuse et tragique et chanson plus légère, voire badine? Nous n'en savons rien et sommes prêts à nous rallier à celui des érudits qui aura le dernier mot sur le sujet. En attendant, nous avons constaté que, même si les frontières des genres étaient poreuses, deux styles de chants s'opposaient dans la tradition et nous avons donc décidé de reprendre la distinction opérée par Luzel entre gwerziou et soniou et de publier d'abord nos complaintes favorites.Question subséquente: est-il légitime de traduire gwerz par complainte? Au terme de longs débats, faisant eux-mêmes suite à diverses thèses et affrontements érudits, nous dirons simplement que nous le faisons car, somme toute, la définition de la complainte est aussi floue que celle de la gwerz. Luzel emploie souvent le terme de ballade qui aurait le mérite de la clarté dès lors que, suivant la tradition anglo-saxonne, la ballade se définirait comme chanson folklorique racontant une histoire, ce qu'est précisément la gwerz; le terme aurait l'avantage de l'inscrire de manière claire dans la tradition européenne. Le problème est que l'expression ballade folklorique, qui serait la traduction la plus exacte, semble avoir des connotations si passéistes en français que le recours, faute de mieux, au terme plus neutre de complainte nous a paru devoir s'imposer.Ces bases étant établies, il nous faut préciser que, pour la plupart, les grandes, les mystérieuses complaintes bretonnes, supposées plonger dans les tréfonds de la celtitude, ne sont pas fort anciennes. Certaines, très rares, peuvent remonter au Moyen Âge, la plupart à l'époque classique, ce qui n'ôte rien à leur force et leur poésie. Il est important, néanmoins, de le préciser car, lorsque, bien tardivement aussi, au début du XIXe siècle, l'intérêt de quelques érudits s'est porté sur la chanson bretonne, c'est qu'à la suite des travaux de l'Académie celtique, l'on espérait y trouver des révélations sur l'histoire de la race celtique, son âme, son idiosyncrasie, ses vertus: en somme, trouver un culte susceptible de contrebalancer le culte de la raison et de la clarté gréco-latines porté par la Révolution française.
Résumé : Partages II reprend la deuxième année (le mes chroniques sur Facebook, écrites entre juillet 2014 et juillet 2015. L'expérience inaugurée en juin 2013 a donc continué, avec une régularité, un texte tous les deux jours, quelles que soient les circonstances, qui, je dois dire, m'étonne un peu moi-même, comme si toutes les lignes de mon travail trouvaient leur expression dans ce lieu que j'appelle "sans-lieu", ce lieu de la banalité la plus normale. Au fil des jours, sans plan préétabli, j'ai tout naturellement suivi le fil de l'actualité générale, depuis la guerre de Gaza jusqu'à la guerre de Daech, avec les luttes sociales à travers toute l'Europe et les progrès des communautarismes, et j'ai suivi le cours de mon travail : le moment où je finissais la traduction de Boris Godounov de Pouchkine et Ombres de Chine, et rencontrais cette maison, toute nouvelle pour moi, "inculte", en publiant, quand ils me venaient, ou quand je pensais qu'ils correspondaient au moment, les poèmes "personnels" ou les traductions de poèmes que je pouvais faire.
Résumé : Traducteur incontournable de Pouchkine, Dostoïevski ou Tchekhov, André Markowicz nous livre ici " son " Pouchkine auquel il est intimement lié : sa vie, son oeuvre, sa place dans la culture russe. Père de la littérature russe moderne, Pouchkine est paradoxalement le plus connu et le plus inconnu des auteurs russes. Pouchkine est le plus connu des auteurs russes parce que toute personne dont le russe est la langue maternelle le connaît et, d'une façon ou d'une autre, apprend à lire en le lisant. Il appartient au fonds commun de tous les Russes, - il est, si je puis dire, le lieu commun de la Russie. Pouchkine est à l'origine de la littérature russe moderne et de tous les débats philosophiques et politiques qui ont traversé l'histoire de la Russie et la nourrissent encore. Sa présence est vivante, évidente, toujours nouvelle, toujours à la fois et globale et intime. Parler de Pouchkine est donc aussi parler de toute la littérature russe. Il est pourtant le plus inconnu, en Russie même, justement à cause de son statut d'idole, ou bien de lieu commun. J'ai commencé à traduire en traduisant Pouchkine et, finalement, de cercle en cercle, ce que j'essaie de traduire dans la littérature russe est non seulement son oeuvre elle-même mais aussi les écrivains de sa génération, ses amis, ses compagnons. Ecrire sur Pouchkine a été une façon, pour moi-même, de retraverser ma vie, - de revenir sur les lieux de mon enfance, sur celles et ceux qui m'ont fait connaître sa poésie. Une façon aussi de poursuivre autrement mon travail de traduction proprement dit dès lors que je pouvais tisser des liens, évoquer des affinités, des généalogies, des entretiens permanents qui sont, me semble-t-il, au fondement de la culture russe.
En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe. André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu?à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d?Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d?Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l?absolutisme. La répression qui s?ensuivit fut d?une ampleur inégalée, et le règne de Nicolas ier devint celui de la censure, de la délation et des arrestations. Des poètes et écrivains qui faisaient partie de ce que l?on appellera les décembristes, la plupart mourront avant d?avoir passé la cinquantaine, victimes de la violence du régime. Mais ils n?ont cessé, tout au long de leur vie, de se fréquenter, d?échanger, de s?écrire et d?écrire en réponse les uns aux autres, entretenant une conversation destinée à devenir le fondement de la culture russe. C?est de cette conversation ? qui n?a pas d?équivalent dans la littérature occidentale puisqu?elle s?est poursuivie, au-delà de la mort, à travers les textes et la mémoire, avec tous les écrivains russes qui ont suivi ? que Le Soleil d?Alexandre voudrait donner un aperçu, en plaçant au centre celui qui n?a jamais quitté cette place depuis son apparition, à quinze-seize ans, dans les cercles littéraires: Alexandre Pouchkine. Depuis deux cents ans en effet, Pouchkine a toujours été au centre de tous les débats intellectuels, de toutes les interrogations et affirmations identitaires en Russie ? de son vivant et, bien plus encore, après sa mort. Pas un seul écrivain (à part Tolstoï et Tchekhov) qui ne lui ait consacré un texte ? de Gogol à Dostoïevski, de Blok à Maïakovski, des futuristes les plus radicaux à Anna Akhmatova, de Mikhaïl Boulgakov à Marina Tsvetaïéva, de Soljenitsyne à Siniavski? Quant à Tolstoï et Tchekhov: qui peut lire Anna Karénine sans penser aux lettres de Tolstoï affirmant qu?il s?est lancé dans la composition de ce roman après avoir relu toute la prose de Pouchkine? Et qui peut lire Les Trois S?urs sans voir le rôle qu?y joue le prologue de Rouslan et Lioudmila? En décembre 1917, Mandelstam écrivait dans les strophes de ?Cassandre?, avec d?autres poèmes de révolte et de combat, devant l?avènement de la dictature bolchévique et l?écroulement de l?ancien monde qu?elle portait en germe: Malade, silencieuse Cassandre, je n?en peux plus, pourquoi, Luisait le soleil d?Alexandre, Voici cent ans, luisait pour tous? Le soleil d?Alexandre, c?est celui d?Alexandre Pouchkine.
Résumé : A l'aube du IIIe millénaire, la sorcellerie reste une pratique courante dans notre pays et nombreux sont ceux qui pensent que certains individus sont capables d'agir à l'encontre d'autrui en employant des procédés occultes. C'est, par exemple, le cas de cette famille dont l'existence devient soudainement cauchemardesque et qui comprend qu'elle ne pourra jamais sortir de l'enfer dans lequel elle se débat si personne ne l'en délivre. Mais comment peut-elle en être arrivée à ce point que la vie lui échappe totalement ? Qui peut être son sauveur et par quels moyens le contacter ? Ces questions, Dominique Camus se les pose, lorsque jeune universitaire, il décide de consacrer sa thèse à l'étude des pratiques magiques dans la France contemporaine. Il s'aperçoit très vite que la sorcellerie n'est pas un sujet comme les autres car personne ne veut lui en parler. Après des mois d'investigation, un jour, tout bascule lorsqu'il rencontre une désenvoûteuse qui accepte de le prendre sous son aile. Commence alors une longue initiation qui conduira l'auteur à faire la connaissance des Lelavasseur et à seconder celle qui a décidé de les tirer du mauvais pas dans lequel ils sont tombés, l'entraînant ainsi à franchir une ligne dont il ne reviendra pas le même homme. Au travers d'un récit qui allie le journal de terrain et la réflexion scientifique, l'ethnologue nous fait découvrir les moyens employés par la désenvoûteuse pour délivrer les ensorcelés des maléfices qui les affligent et les procédures et rituels qu'elle utilise pour les mettre hors de portée des jeteurs de sort. On se rend compte que le sauvetage de cette famille repose sur la totale implication de cette femme : par le don qu'elle ne craint pas de faire de sa propre vie.
Résumé : Les croisades se sont déroulées durant deux cents ans sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine et de Jordanie. Elles sont restées très présentes dans la mémoire collective des peuples. Leur interprétation a fait pendant longtemps une part sans doute excessive au seul point de vue occidental sans tenir compte suffisamment de celui du monde islamique et sans s'interroger sur ce que ces croisades avaient pu représenter pour les populations locales chrétiennes. L'actualité parfois brûlante fournit l'occasion d'une nouvelle analyse et de nouvelles réflexions sur cette période historique en nous permettant ainsi de mieux comprendre le présent à la lumière d'une meilleure connaissance du passé.
Résumé : Apparues vers 1130 au temps des Croisades, les armoiries permettaient l'identification des combattants sur les champs de bataille. Elles s'imposeront rapidement à toutes les classes de la société occidentale comme un moyen aussi pratique qu'esthétique de symboliser une personne physique ou morale. Il ne faudra pas beaucoup de temps à un observateur curieux et attentif du XXIe siècle pour repérer dans son environnement immédiat quelques blasons ou figures héraldiques : ils ornent papier à en-tête et cartes de visite, capots d'automobiles et panneaux indicateurs, bagues de cigares et boîtes de cigarettes, bouteilles de vin et emballages de fromages... Malgré les siècles donc, l'Héraldique (discipline qui traite des armoiries) reste vivante et, comme la Généalogie à laquelle elle est étroitement liée, suscite un vif regain d'intérêt. Ouvrage complet et pédagogique, ce guide pratique de l'Héraldique, très largement illustré (environ 650 dessins de blasons en couleurs), permet la lecture de l'identité et de l'éthique des lignées des milieux les plus divers.
Résumé : Avec ses 340 kilomètres de côte, les Côtes-d'Armor n'ont pas volé leur nom. De Perros-Guirec à Bréat, de Binic au Cap Fréhel, les bords de la Manche vous invitent à prendre la mer, côté Terre. et à chanter l'air du large. Mais les vents vivifiants de l'Armor ne doivent pas souffler la vedette aux merveilles de l'Argoat, secrète et sauvage. Du bord de mer à la montagne, de lande en bocage, nous avons sillonné les Côtes-d'Armor à la recherche de ce qui fait le charme et la personnalité de ce département aux mille pays.