
Au lieu de soi. L'approche de Saint Augustin
Ce livre paraît sans doute répondre à une nécessité inscrite de longue date dans l'itinéraire intellectuel de l'auteur. Car s'il est parti de Descartes pour accéder à la question de la constitution de la métaphysique, pour en établir la constitution onto-théologique et marquer son écart avec la théologie chrétienne, comment ne pas finir par revenir à saint Augustin? Cette nécessité s'est imposée à l'auteur à travers une réflexion et un travail sur le choix du thème d'un cycle de conférences données dans le cadre de la chaire Étienne Gilson en 2004: lire et interpréter les Confessions de saint Augustin sur un mode non-métaphysique, au moyen des principaux concepts élaborés précédemment dans une logique phénoménologique. Cette entreprise relève d'un double enjeu: tester la validité herméneutique des concepts de donation, de phénomène saturé et d'adonné, en les appliquant à un texte de référence, entrer ensuite dans cette oeuvre énigmatique malgré les efforts réalisés pour se l'approprier, pour y retrouver l'itinéraire d'une approche "au lieu de soi'. Biographie de l'auteur Jean-Luc MARION est professeur des universités, professeur à l'Université de Chicago et directeur aux PUF de la collection Épiméthée."
| SKU: | 9782130544074 |
| wmi_id_distributeur: | 38616001 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782130544074 |
|---|---|
| Titre | Au lieu de soi. L'approche de Saint Augustin |
| Auteur | Marion Jean-Luc |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 151 |
| Poids | 585 |
| Date de parution | 20080915 |
| Nombre de pages | 441,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Réduction et donation
Marion Jean-LucRésumé : Selon le mot de Heidegger, quand il s?agit de phénoménologie, la possibilité va au-delà de l?effectivité. Ce qui ne signifie pas seulement que le nouveau commencement de la philosophie qu?inaugurent les Recherches logiques ouvre à la "percée" de Husserl ? penser le phénomène en tant qu?il se donne et comme il se donne ?, mais aussi que la méthode de la réduction peut et doit se déployer jusqu?à son terme, sans aucune limite. Mais Husserl exerce la réduction à partir du seul Je transcendantal et exclusivement en vue de l?objectité de l?objet, au point de ne pouvoir vraiment penser la différence entre le mode d?être de l?objet et celui de la "région conscience". Heidegger radicalise au contraire la réduction à partir du Dasein, moins constituant qu?exposé au monde, et en vue de la question de l?être, au point que la différence ontologique devienne le phénomène par excellence. Mais, justement, l?analytique du Dasein atteint-elle jamais, du moins selon la stricte rigueur phénoménologique, l?être comme un phénomène ? Produit-elle jamais la différence ontologique comme un donné véritable ? On tente de démontrer que, de fait, Sein und Zeit n?y parvient pas ? d?où son achèvement essentiel.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

De surcroît. Etudes sur les phénomènes saturés
Marion Jean-LucLes phénomènes apparaissent-ils toujours selon la calme adéquation en eux de l'intuition avec la signification, voire, plus souvent, avec un déficit d'intuition? Ou bien certains les phénomènes saturés n'apparaissent-ils pas plutôt grâce au surcroît irrépressible de l'intuition sur tous les concepts et toutes les significations que l'on voudrait leur assigner?Cette question avait surgi du principe « Autant de réduction, autant de donation » (dans Réduction et donation. Recherches sur Husserl, Heidegger et la phénoménologie, 1989) et conduit à dégager la donation, telle qu'elle déplie ce qui se donne et ce qui se montre (avec Étant donné. Essai d'une phénoménologie de la donation, 1997).Reste, une fois ces acquis répétés, à étudier en eux-mêmes chacun des quatre types de phénomènes saturés: l'événement (saturé selon la quantité), l'idole ou tableau (saturé selon la qualité), la chair (saturée selon la relation) et enfin l'icône ou visage d'autrui (saturé selon la modalité). Il devient alors pensable d'étudier leur combinaison dans ce qu'on doit thématiser comme un phénomène saturé à la puissance, un paradoxe des paradoxes le phénomène de révélation. En l'occurrence, il s'agit de comprendre (contre une féconde critique de J. Derrida) les trois moments de la théologie mystique (affirmation, négation, hyperbole) non seulement comme l'accomplissement d'un phénomène saturé exemplaire, mais encore comme la répétition de toute phénoménalité de l'excès.De surcroît donc. Parce qu'il s'agit de l'excès du donné qui se montre. Parce qu'il s'agit aussi de l'exposer une nouvelle fois.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -

Dieu sans l'être. 4e édition
Marion Jean-LucMembre de l'Académie française. Professeur de métaphysique. Directeur de la collection « Épiméthée ».ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -

Etant donné. Essai d'une phénoménologie de la donation, 3e édition revue et corrigée
Marion Jean-LucNous n'avons donc, dans ce qui suit, qu'un thème; si le phénomène se définit comme ce qui se montre en et de soi (Heidegger), au lieu de se laisser constituer (Husserl), ce soi ne peut s'attester qu'autan que le phénomène d'abord se donne. Faute de remonter à ce par quoi le phénomène se donne, on ne conçoit plus qu'il puisse se montrer... Seule une phénoménologie de la donation peut revenir aux choses mêmes, parce que pour y parvenir, il faut d'abord les voir, donc les voir venir et enfin en supporter l'arrivage?" Pour une part essentielle, la phénoménologie assume, en notre siècle, le rôle même de la philosophie. "La démarche de l'auteur consiste premièrement à décrire le phénomène réduit à sa donation, deuxièmement à redéfinir le don, contre son interprétation économique, à partir de la pure donation, ensuite à déterminer les caractères du phénomène comme un strict donné, enfin à distinguer les degrés de donation du donné. Etant donné constitue ainsi le premier élément d'un triptyque commencé par Réduction et donation (2e éd. Puf, 2004), complété par De surcroît, études sur les phénomènes saturés (Puf, 2001)."ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 €
Du même éditeur
-
Attachement et perte. Volume 1, L'attachement
Bowlby JohnDans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.ÉPUISÉVOIR PRODUIT46,00 € -
Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie
Bonte Pierre ; Izard MichelPublié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
De la survivance à la vie. Essai sur le traumatisme psychique et sa guérison
Roisin JacquesL'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,50 € -
Dictionnaire de la franc-maçonnerie. Edition revue et augmentée
Ligou DanielDaniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.EN STOCKCOMMANDER44,00 €
De la même catégorie
-
En terrain miné
Fontenay Elisabeth de ; Finkielkraut AlainRésumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,60 € -
L'oeil et l'esprit
Merleau-Ponty MauriceLa science manipule les choses et renonce à les habiter. Elle s'en donne des modèles internes et, opérant sur ces indices ou variables les transformations permises par leur définition, ne se confronte que de loin en loin avec le monde actuel. Elle est, elle a toujours été, cette pensée admirablement active, ingénieuse, désinvolte, ce parti pris de traiter tout être comme «objet en général», c'est-à-dire à la fois comme s'il ne nous était rien et se trouvait cependant prédestiné à nos artifices.Mais la science classique gardait le sentiment de l'opacité du monde, c'est lui qu'elle entendait rejoindre par ses constructions, voilà pourquoi elle se croyait obligée de chercher pour ses opérations un fondement transcendant ou transcendantal. Il y a aujourd'hui - non dans la science, mais dans une philosophie des sciences assez répandue - ceci de tout nouveau que la pratique constructive se prend et se donne pour autonome, et que la pensée se réduit délibérément à l'ensemble des techniques de prise ou de captation qu'elle invente. Penser, c'est essayer, opérer, transformer, sous la seule réserve d'un contrôle expérimental où n'interviennent que des phénomènes hautement «travaillés», et que nos appareils produisent plutôt qu'ils ne les enregistrent. De là toutes sortes de tentatives vagabondes. Jamais comme aujourd'hui la science n'a été sensible aux modes intellectuelles. Quand un modèle a réussi dans un ordre de problèmes, elle l'essaie partout. Notre embryologie, notre biologie sont à présent toutes pleines de gradients dont on ne voit pas au juste comment ils se distinguent de ce que les classiques appelaient ordre ou totalité, mais la question n'est pas posée, ne doit pas l'être. Le gradient est un filet qu'on jette à la mer sans savoir ce qu'il ramènera. Ou encore, c'est le maigre rameau sur lequel se feront des cristallisations imprévisibles. Cette liberté d'opération est certainement en passe de surmonter beaucoup de dilemmes vains, pourvu que de temps à autre on fasse le point, qu'on se demande pourquoi l'outil fonctionne ici, échoue ailleurs, bref que cette science fluente se comprenne elle-même, qu'elle se voie comme construction sur la base d'un monde brut ou existant et ne revendique pas pour des opérations aveugles la valeur constituante que les «concepts de la nature» pouvaient avoir dans une philosophie idéaliste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
Le parjure et le pardon. Volume 1, Séminaire (1997-1998)
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud GinettRésumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
A la première personne
Finkielkraut AlainRésumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 €








