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Etant donné. Essai d'une phénoménologie de la donation, 3e édition revue et corrigée
Marion Jean-Luc
PUF
19,50 €
Épuisé
EAN :9782130545538
Nous n'avons donc, dans ce qui suit, qu'un thème; si le phénomène se définit comme ce qui se montre en et de soi (Heidegger), au lieu de se laisser constituer (Husserl), ce soi ne peut s'attester qu'autan que le phénomène d'abord se donne. Faute de remonter à ce par quoi le phénomène se donne, on ne conçoit plus qu'il puisse se montrer... Seule une phénoménologie de la donation peut revenir aux choses mêmes, parce que pour y parvenir, il faut d'abord les voir, donc les voir venir et enfin en supporter l'arrivage?" Pour une part essentielle, la phénoménologie assume, en notre siècle, le rôle même de la philosophie. "La démarche de l'auteur consiste premièrement à décrire le phénomène réduit à sa donation, deuxièmement à redéfinir le don, contre son interprétation économique, à partir de la pure donation, ensuite à déterminer les caractères du phénomène comme un strict donné, enfin à distinguer les degrés de donation du donné. Etant donné constitue ainsi le premier élément d'un triptyque commencé par Réduction et donation (2e éd. Puf, 2004), complété par De surcroît, études sur les phénomènes saturés (Puf, 2001)."
Ce livre paraît sans doute répondre à une nécessité inscrite de longue date dans l'itinéraire intellectuel de l'auteur. Car s'il est parti de Descartes pour accéder à la question de la constitution de la métaphysique, pour en établir la constitution onto-théologique et marquer son écart avec la théologie chrétienne, comment ne pas finir par revenir à saint Augustin? Cette nécessité s'est imposée à l'auteur à travers une réflexion et un travail sur le choix du thème d'un cycle de conférences données dans le cadre de la chaire Étienne Gilson en 2004: lire et interpréter les Confessions de saint Augustin sur un mode non-métaphysique, au moyen des principaux concepts élaborés précédemment dans une logique phénoménologique. Cette entreprise relève d'un double enjeu: tester la validité herméneutique des concepts de donation, de phénomène saturé et d'adonné, en les appliquant à un texte de référence, entrer ensuite dans cette oeuvre énigmatique malgré les efforts réalisés pour se l'approprier, pour y retrouver l'itinéraire d'une approche "au lieu de soi'. Biographie de l'auteur Jean-Luc MARION est professeur des universités, professeur à l'Université de Chicago et directeur aux PUF de la collection Épiméthée."
Résumé : Selon le mot de Heidegger, quand il s?agit de phénoménologie, la possibilité va au-delà de l?effectivité. Ce qui ne signifie pas seulement que le nouveau commencement de la philosophie qu?inaugurent les Recherches logiques ouvre à la "percée" de Husserl ? penser le phénomène en tant qu?il se donne et comme il se donne ?, mais aussi que la méthode de la réduction peut et doit se déployer jusqu?à son terme, sans aucune limite. Mais Husserl exerce la réduction à partir du seul Je transcendantal et exclusivement en vue de l?objectité de l?objet, au point de ne pouvoir vraiment penser la différence entre le mode d?être de l?objet et celui de la "région conscience". Heidegger radicalise au contraire la réduction à partir du Dasein, moins constituant qu?exposé au monde, et en vue de la question de l?être, au point que la différence ontologique devienne le phénomène par excellence. Mais, justement, l?analytique du Dasein atteint-elle jamais, du moins selon la stricte rigueur phénoménologique, l?être comme un phénomène ? Produit-elle jamais la différence ontologique comme un donné véritable ? On tente de démontrer que, de fait, Sein und Zeit n?y parvient pas ? d?où son achèvement essentiel.
L'interprétation de la pensée cartésienne résulte toujours, comme il est normal, du rapport entre ses textes et les préjugés de ses lecteurs. En conséquence, certains points décisifs restent toujours voilés par les divers " cartésianismes " dont l'historiographie les a recouverts. On tente ici de dégager successivement le statut positif du scepticisme, le caractère non substantiel (ni réflexif) de l'ego cogito, la complexe élaboration de l'idée d'infini, le rôle de l'estime comme mode de la cogitation, etc. On compare aussi les thèses cartésiennes authentifiées avec leurs interprétations, critiques ou partisanes, chez ses interlocuteurs contemporains (Pascal, Hobbes, Spinoza, etc.). Il résulte de ces enquêtes que Descartes n'appartient pas moins à notre avenir qu'à notre passé.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein