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Carnets. Tome 4, Le mystère de la Paternité (7 janvier 1943 - 31 mai 1944)
MARIE DE LA TRINITE
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204110006
C'est une oeuvre monumentale et très originale que constituent les carnets de soeur Marie de la Trinité (Paule de Mulatier). Au début de sa vie religieuse, elle reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et conduisent à une profonde réflexion théologique sur les mystères de la filiation et du sacerdoce. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : "Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant". Dans ce quatrième volume des Carnets, Marie de la Trinité scrute inlassablement, dans le silence de l'oraison, le mystère du Père ; mystère qui s'ouvre à nous par l'adoption dans le Christ. "Si la Filiation était perceptible, écrit-elle, il ne serait pas nécessaire que l'Esprit-Saint crie en nous "Abba, Père !" "Nous entrons dans ce mystère par le sacerdoce personnel, et tous les baptisés ont le sacerdoce du Verbe incarné". L'union au Père s'opère dans la foi nue lorsqu'il en est le terme. Elle s'accompagne d'expérience lorsque nous en sommes le lieu..." (pages 506- 508). Ces grands thèmes théologiques sont éclairés d'une lumière proportionnée au désir d'union qui habite Marie de la Trinité. En annexe au 4e volume, nous publions un ensemble de textes datant des années 1970. A cette époque, Marie de la Trinité s'est reconstruite après dix années de soins psychotérapiques. Elle fait le lien entre son expérience mystique et la maladie psychique : "Lorsqu'il plaît au Père, sa grâce peut tout illuminer".
En 1952, sœur Marie de La Trinité a réalisé pour les sœurs de sa congrégation (Dominicaines missionnaires des campagnes) un portrait spirituel de saint Dominique, à partir des témoignages donnés lors du procès de canonisation du fondateur de l'ordre des Prêcheurs, quelques années après sa mort. Ces témoignages, Marie de La Trinité les a classés et présentés en les rapportant aux demandes du Notre Père : " que ton nom soit sanctifié ", " que ton règne vienne ", " que ta volonté soit faite "... Ce petit livre fait découvrir l'homme simple et direct que fut Dominique, sa prière pour les pécheurs, sa très grande sensibilité, son tempérament fraternel, joyeux et ferme, ainsi que son ardeur pour la prédication et le salut des âmes. Un beau livre de méditation, non pas à lire d'une traite, mais à goûter paragraphe par paragraphe, pour découvrir l'homme évangélique et très humain qu'était saint Dominique.
Résumé : C'est une oeuvre monumentale et très originale que constituent les carnets de soeur Marie de la Trinité (Paule de Mulatier). Au début de sa vie religieuse, elle reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et conduisent à une profonde réflexion théologique sur les mystères de la filiation et du sacerdoce. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : " Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant. " Dans ce dernier et cinquième volume des carnets, Marie de la Trinité s'achemine vers l'inéluctable " holocauste " que constitue le glissement dans la maladie psychique et la névrose qui l'enferme dans " l'épreuve de Job ". Elle va ainsi vivre, personnellement, le mystère de l'incarnation qui porte en germe des fruits de Rédemption : " Il m'a saisie Lui-même au coeur - et j'ai éprouvé son contact me saisissant selon l'esprit et le corps, mystiquement et physiquement... Il le saisit en le tenant uni à Lui-même, tout en le laissant en moi-même et à moi-même, mais sous son actuelle et permanente saisie, qui est contact possédant et transformant " (p. 346). En annexe au cinquième volume, nous publions un ensemble de textes datant des années 1970. A cette époque, Marie de la Trinité s'est reconstruite après dix années de soins psychotérapiques. Elle fait le lien entre son expérience mystique et la maladie psychique : " Lorsqu'il plaît au Père, sa grâce peut tout illuminer. "
Marie de la Trinité et sa supérieure, mère Marie de Saint-Jean, ont échangé une correspondance ininterrompue de 1928 à 1969. Expression d'une relation fidèle, et précieux témoignage sur la vie religieuse féminine, ces lettres font vivre, sous nos yeux, deux personnalités aux caractères contrastés mais complémentaires, et mettent en valeur leur profonde et commune recherche de Dieu. Ces deux religieuses dominicaines doivent surmonter bien des épreuves : la laborieuse fondation de la congrégation des Dominicaines missionnaires des campagnes, son expansion très rapide qui exige des réponses adaptées à l'esprit missionnaire, et surtout la maladie de Marie de la Trinité qui non seulement vient déjouer les plans de la fondatrice, mais pose aussi, à l'une comme à l'autre, la question radicale de la foi. Cette correspondance comporte trois volumes. Le tome 1 "L'abîme appelant l'abîme" (1928-1940), couvre une période de crise financière, économique, politique. Par-dessus ces turbulences, deux femmes, grandes spirituelles à l'intelligence et au coeur larges, compagnes dans la quête de Dieu, se tiennent au plus près de l'abîme de la condition humaine tout en cherchant les hauteurs de Dieu dans l'abîme du divin. Dans le tome 2 "Sous le voile" (1941-1950), alors que le pays subit les rigueurs de l'Occupation, avec toutes sortes de pénuries, Marie de la Trinité entre sous le voile de la maladie psychique. Les contradictions s'accumulent au-dedans : exigences d'une vie contemplative centrée sur l'oraison et l'écriture des carnets, au-dehors : réalités de la vie quotidienne opposées à la vocation particulière. Sous la conduite légaliste de son directeur, et à l'insu de ce dernier, Marie de la Trinité glisse peu à peu dans l'épreuve de Job. La communauté des soeurs la rejette alors que Mère Saint-Jean, malgré son impuissance, lui assure fi délité et confiance. MARIE DE SAINT-JEAN (Bernadette Beauté, 1876-1969), fondatrice et supérieure générale de la Congrégation des soeurs dominicaines missionnaires des campagnes, est l'auteur de plusieurs ouvrages et de carnets spirituels inédits. MARIE DE LA TRINITE (Paule de Mulatier, 1903-1980), première assistante et maîtresse des novices de la Congrégation, fut bénéficiaire de grâces spirituelles, recueillies dans 3 000 pages de carnets intégralement publiées, en 5 volumes, aux Editions du Cerf. SITE INTERNET : http : //www. mariedelatrinite. org
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !