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Fichte et l'ontologie
Marcuzzi Max
PU PROVENCE
17,00 €
Épuisé
EAN :9791032001592
On sait que, pour Kant, "le nom orgueilleux d'une ontologie, qui prétend donner des choses en général des connaissances synthétiques a priori [...] doit faire place au nom modeste d'une simple analytique de l'entendement pur". L'ontologie, comme pensée de l'être, doit-elle alors disparaître de toute philosophie transcendantale ? Telle est la question qui anime ce volume, où sont proposés des regards croisés sur une possible "ontologie" fichtéenne. Il en ressort la question du statut de l'absolu : faut-il s'y référer, ou peut-on s'en passer ? Et, corrélativement : quel degré de rupture Fichte veut-il instaurer entre métaphysique dogmatique et philosophie transcendantale ? Jusqu'à quel point celle-ci peut-elle se restreindre à ne déterminer que le savoir, sans devoir poser l'être sous la forme de Dieu ? On montre ici que pour Fichte, l'être et Dieu s'identifient, et l'ancienne métaphysique se réduit au binôme être/image. Parce que l'être n'est chez Fichte rien de mort, mais vie et réalité dynamique, il est par soi créateur et mérite à ce titre d'être compris comme Dieu. Une simple reconduction de la pensée de Fichte à une métaphysique précritique manquerait donc l'essentiel de sa doctrine. C'est ce que veulent établir les études de ce volume.
Depuis un certain temps, il est question d'un "retour du religieux" qui semble aller à l'encontre de l'hypothèse d'une sécularisation inéluctable du monde (post-)moderne. Ce numéro des Cahiers d'Etudes Germaniques regroupe des contributions de spécialistes des domaines de la théologie, de la philosophie, de la sociologie, des sciences de l'éducation et de la littérature qui abordent le phénomène d'un nouvel intérêt pour des enjeux religieux et "métaphysiques" en se focalisant sur la question (1) de la pertinence de la thèse d'un retour de la religion ; (2) de la place de la religion dans la société ; (3) de la compatibilité ou non entre foi et raison, religion et science dans le monde (post-)moderne ; (4) des lieux possibles d'une discussion d'enjeux et de questionnements métaphysiques dans la société moderne.
Fichte a composé sa grande oeuvre philosophique, la Doctrine de la science, de 1794/95 à 1814. Ce projet est d'une radicalité absolue : aller plus loin que le Kant de la Critique de la raison pure dans l'explication de la genèse conjointe de la conscience, du savoir et du monde objectif. Durant cette période, l'exposé de la Doctrine de la science a été repris pratiquement chaque année, afin de lui donner chaque fois une forme nouvelle qui permette d'en approfondir le compréhension, d'en clarifier les aspects obscurs et de lever les malentendus qu'elle avait pu susciter. La Doctrine de la science de 1813 est la dernière version qui, bien qu'inachevée à cause de la guerre, développe encore de façon approfondie un point de vue précieux tant par lui-même que pour l'éclairage qu'il apporte sur les versions précédentes. Elle fait de l'entendement le centre de la genèse du Moi et du monde phénoménal, en développant à partir de lui la théorie caractéristique du Fichte de la maturité qui fait de l'image la manifestation de l'Absolu. La traduction inédite de l'ouvrage proposé ici est accompagnée de six études de spécialistes internationaux de Fichte, visant à éclaircir le texte et proposant d'engager la réflexion sur cette ultime facette de l'oeuvre du philosophe.
Fichte Johann-Gottlieb ; Marcuzzi Max ; Radrizzani
Résumé : Les Introductions berlinoises à la philosophie rassemblent les cours parfois reconstitués grâce à des notes d'étudiants que Fichte dispensa à l'université de Berlin de 1809 à 1813. Leur objectif ? Familiariser l'étudiant avec un système de pensée dans le cadre d'une initiation, accessible et précise. Le produit de ce souci pédagogique forme un ensemble unique de textes qui sont autant d'étapes pour entrer en philosophie. Page après page, l'auteur suit un chemin de technicité croissante, susceptible de permettre à l'apprenti philosophe de passer progressivement de la conscience commune à la conscience philosophique. Plus qu'une simple préparation à la lecture de La Doctrine de la science (1'oeuvre majeure de Fichte), ce recueil constitue une introduction non seulement à la philosophie transcendantale, mais également à la philosophie en général. Ici, celui qui fut la grande figure de l'idéalisme transcendantal distingue et éclaire la spécificité du discours philosophique en livrant les clés de sa propre méthode.