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Fichte. Doctrine de la science, Exposé de 1813
Marcuzzi Max ; Lacaze Grégoire
PU PROVENCE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782853999311
Fichte a composé sa grande oeuvre philosophique, la Doctrine de la science, de 1794/95 à 1814. Ce projet est d'une radicalité absolue : aller plus loin que le Kant de la Critique de la raison pure dans l'explication de la genèse conjointe de la conscience, du savoir et du monde objectif. Durant cette période, l'exposé de la Doctrine de la science a été repris pratiquement chaque année, afin de lui donner chaque fois une forme nouvelle qui permette d'en approfondir le compréhension, d'en clarifier les aspects obscurs et de lever les malentendus qu'elle avait pu susciter. La Doctrine de la science de 1813 est la dernière version qui, bien qu'inachevée à cause de la guerre, développe encore de façon approfondie un point de vue précieux tant par lui-même que pour l'éclairage qu'il apporte sur les versions précédentes. Elle fait de l'entendement le centre de la genèse du Moi et du monde phénoménal, en développant à partir de lui la théorie caractéristique du Fichte de la maturité qui fait de l'image la manifestation de l'Absolu. La traduction inédite de l'ouvrage proposé ici est accompagnée de six études de spécialistes internationaux de Fichte, visant à éclaircir le texte et proposant d'engager la réflexion sur cette ultime facette de l'oeuvre du philosophe.
Depuis un certain temps, il est question d'un "retour du religieux" qui semble aller à l'encontre de l'hypothèse d'une sécularisation inéluctable du monde (post-)moderne. Ce numéro des Cahiers d'Etudes Germaniques regroupe des contributions de spécialistes des domaines de la théologie, de la philosophie, de la sociologie, des sciences de l'éducation et de la littérature qui abordent le phénomène d'un nouvel intérêt pour des enjeux religieux et "métaphysiques" en se focalisant sur la question (1) de la pertinence de la thèse d'un retour de la religion ; (2) de la place de la religion dans la société ; (3) de la compatibilité ou non entre foi et raison, religion et science dans le monde (post-)moderne ; (4) des lieux possibles d'une discussion d'enjeux et de questionnements métaphysiques dans la société moderne.
On sait que, pour Kant, "le nom orgueilleux d'une ontologie, qui prétend donner des choses en général des connaissances synthétiques a priori [...] doit faire place au nom modeste d'une simple analytique de l'entendement pur". L'ontologie, comme pensée de l'être, doit-elle alors disparaître de toute philosophie transcendantale ? Telle est la question qui anime ce volume, où sont proposés des regards croisés sur une possible "ontologie" fichtéenne. Il en ressort la question du statut de l'absolu : faut-il s'y référer, ou peut-on s'en passer ? Et, corrélativement : quel degré de rupture Fichte veut-il instaurer entre métaphysique dogmatique et philosophie transcendantale ? Jusqu'à quel point celle-ci peut-elle se restreindre à ne déterminer que le savoir, sans devoir poser l'être sous la forme de Dieu ? On montre ici que pour Fichte, l'être et Dieu s'identifient, et l'ancienne métaphysique se réduit au binôme être/image. Parce que l'être n'est chez Fichte rien de mort, mais vie et réalité dynamique, il est par soi créateur et mérite à ce titre d'être compris comme Dieu. Une simple reconduction de la pensée de Fichte à une métaphysique précritique manquerait donc l'essentiel de sa doctrine. C'est ce que veulent établir les études de ce volume.
Marcuzzi Max ; Goddard Jean-Christophe ; Ivaldo Ma
Le présent volume : Fichte, la philosophie pratique, a pour ambition de présenter la philosophie pratique de Fichte en tenant compte de l'état actuel de la recherche, intégrant la meilleure connaissance de la seconde philosophie de l'auteur qu'on peut avoir depuis que sont rendus accessibles de nombreux textes de cette période en allemand, et grâce à des traductions en français, notamment par les soins d'un certain nombre d'auteurs de ce volume. Les divers aspects abordés permettent de montrer que ce thème radical détermine de façon essentielle l'ensemble des branches du système de Fichte. On voit ainsi que Fichte brosse une détermination radicale et générale de ce qui est à partir de l'agir, tant sur le plan des institutions, que de celui de la nation, de la politique, du droit et de la morale : tous ces concepts renvoient chez lui à des réalités en mouvement, ce mouvement étant leur vie, et leur vie étant l'expression de l'agir de l'homme conforme à son concept. Tout en étant un théoricien du concept et de la loi, Fichte confirme ainsi sa place dans la lignée des penseurs du devenir, avant Nietzsche et Bergson, qui, par-delà leurs différences, lui doivent beaucoup, chacun à sa manière, sur ce point.