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Chroniques algériennes d'un appelé. 1961-1962
Marchand Jean-Pierre ; Morin Hervé
GLYPHE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782358153119
Entre réalité et fiction, Chroniques algériennes d'un appelé dépeint l'atmosphère d'une époque, le ressenti de soldats loin de leurs familles, déracinés, qui n'étaient que des enfants durant la Seconde Guerre mondiale. " Avec nos corps de gosses mal nourris, stressés, mal soignés, nous nous retrouvâmes en Algérie. Nous avions à peine 20 ans. Sans le savoir nous allions faire la guerre. C'était la guérilla et le terrorisme. " Au fil des récits apparaît une réalité quotidienne où la peur, la haine et la violence côtoient le rêve et l'amitié. Sur plus d'un million et demi d'appelés, 30 000 ne revinrent pas. Ceux qui rentrèrent, dans l'indifférence et le mépris, furent écrasés par la chape de plomb d'un silence assourdissant. " Oublier, sans rien oublier. Sans haine, sans remords... sans tourner la page... C'est peut-être simplement ça, se reconstruire après la guerre. " Préface d'Hervé Morin, Ancien ministre de la Défense, président de la région Normandie. Postface du colonel (e.r.) Jean-Paul Lefebvre-Filleau.
Jean José Marchand (1920-2011) comptait parmi les plus grands érudits de son époque, de notre époque. Après sa disparition, son complice Maurice Nadeau rappelait qu'il avait été "toujours un peu hors normes, franc-tireur, doué de trop d'humour et de curiosité pour ne pas déplaire à ceux qui font l'opinion". Les Ecrits critiques de Jean José Marchand font penser, par leur savoir et leur clarté, à l'oeuvre d'Albert Thibaudet ou de son ami Pascal Pia, mais il est avant tout "un homme à sa propre hauteur", qui s'est intéressé très jeune au mystère de la littérature: "C'est parce que, à l'âge de 13 ans, j'ai découvert dans la bibliothèque de mon père une édition (d'ailleurs imparfaite) des Fleurs du mal que ma passion - bien antérieure - pour la lecture s'est transformée en passion littéraire. J'ai lu et relu ce livre, jusqu'à ce que je l'aie su par coeur, d'un bout à l'autre; j'ai entrevu ce qu'est la littérature. A vingt ans, j'ai commencé à collaborer aux revues littéraires (et non politiques) Poésie 41 et Confluences; en 1944, j'ai rencontré à la rédaction de Combat, sortant du bureau de Pascal Pia et Roger Grenier, Maurice Nadeau, qui partageait avec moi une passion pour l'histoire du surréalisme. Donc c'est tout naturellement qu'ensuite j'ai donné quelques"papiers"aux Lettres Nouvelles et à La Quinzaine." Somme d'érudition, d'honnêteté (et de malice), les Ecrits critiques de Jean José Marchand traitent de littérature, de philosophie, d'histoire, mais aussi de cinéma, d'art, de sociologie, de politique. Pendant les sept décennies où il exerça généreusement son infatigable regard de lecteur, ses chroniques, articles, recensions, enquêtes et préfaces donnèrent, non sans une saine distance - fruit d'innombrables lectures, de recherches, d'efforts permanents de synthèse -, son sentiment profond qu'il n'a jamais trahi.
Trois fois déjà en deux siècles, des géographes ont eu le souci d'embrasser l'ensemble des pays, des villes, des régions en une Géographie universelle, proposant ainsi à leurs contemporains un bilan de la connaissance du Monde. Aujourd'hui, autour de Roger Brunet, créateur du GIP RECLUS, cent géographes des universités, du CNRS ou de l'Orstom, travaillant en commun depuis plusieurs années, utilisent les moyens de connaissance et les techniques du présent au service d'une réflexion sur l'organisation, la différenciation et les relations des territoires. Ils donnent au lecteur des clés pour comprendre les ordres et les désordres du Monde à la veille du XXIe siècle.
Un livre qui nous parle de destin, de destinées, du poids d'une seconde sur une vie. De cet amour fou qu'une richesse aveuglée par le fardeau des traditions a refusé jusqu'à rejeter si violemment une belle-fille qui ne demandait qu'à être aimée… jusqu'à cette jeunesse brisée par un bistouri qui a laissé place aux bactéries.
Si aucun crime ni aucun criminel ne se ressemble, si les circonstances des faits sont toujours différentes et si chaque auteur de crime est porteur d'une histoire et d'une personnalité particulières, un étrange lien semble les unir tous autour d'une destinée commune, tel un fatum invisible. Ce livre passe au crible sept dossiers criminels très dissemblables, de la commission des faits jusqu'au verdict, en passant par l'instruction judiciaire et les débats de cour d'assises. Les circonstances des crimes sont mises en regard de la personnalité et du processus de socialisation de chaque auteur, à l'aide notamment d'entretiens avec les experts psychiatres et psychologues désignés pour l'examen des accusés. L'analyse minutieuse de ces sept cas met en évidence un certain nombre d'éléments psychosociaux invariants reliés à un processus dynamique constant. Le champ du crime fonctionne donc comme un ensemble structurel clos, avec ses règles inconscientes de dépendances et de déterminations. L'élément le plus constant et le plus central de ce dispositif chez le criminel est ce ressenti, diffus ou paroxystique, d'une angoisse dépressive, résultat d'une ancienne disposition traumatique, qui resurgit avec violence à l'occasion d'une confrontation avec une situation nouvelle ressentie comme impensable, irreprésentable et imparlable. Le passage à l'acte est toujours une tentative résolutoire de cette angoisse et, en ce sens, il incarne le résultat d'une somme, aléatoire mais bien réelle, de déterminismes sociaux et psychologiques, entre un sujet, ses dispositions sociales, ses failles psychiques, son imaginaire, son rapport au symbolisme et des circonstances extérieures particulières qui le placent face à la perspective d'un réel indépassable, car inconcevable.
John Fitzgerald Kennedy et Allen Welsh Dulles chacun, dans son domaine, a bouleversé le XXe siècle. Kennedy, c'est le triomphe de la jeunesse charismatique et de la lumière, avec une face sombre où se mêlent intrigues, mafia et sexe. Dulles, c'est l'âme obscure de l'Amérique, le grand chef de la CIA qui fait tomber les gouvernements, manipule les hommes, tout en déployant en société un charme désarmant. Irrésistiblement attirés par les feux du pouvoir, lorsqu'ils seront parvenus au sommet, chacun trahira l'autre. John Kennedy limogera Allen Dulles de la tête de la CIA après le désastre de l'invasion manquée de Cuba, et Dulles se vengera lorsqu'il sera nommé à la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat de Kennedy : l'ex-espion fera en sorte d'enfouir à tout jamais la vérité. Pourtant, bien des choses les rapprochaient : ambition dévorante, guerre héroïque, goût du complot, addiction aux femmes... En bref, deux vies, mais une seule histoire inextricablement liée une histoire très américaine.
Entre 1848 et 2017, la France a connu vingt-quatre présidents de la République et vingt-neuf élections présidentielles. L'élection de 1848 se déroule au suffrage universel masculin, mais l'heureux élu, Louis-Napoléon Bonaparte, tire parti de cette légitimité pour justifier le coup d'État du 2 décembre 1851. Dès lors, le modèle républicain classique consiste à faire élire le chef de l'État par les parlementaires, alors que la pratique sous la Troisième République puis les textes sous la Quatrième lui confèrent un rôle modeste dans la vie politique. ? En 1958, la Cinquième République donne au président des pouvoirs importants jusqu'à en faire la clé de voûte des institutions. Oubliant alors les préventions des républicains traditionnels, de Gaulle décide en 1962 de faire élire le chef de l'État au suffrage universel direct. Le peuple choisit directement le principal dirigeant du pays. ??? L'ouvrage de Jean-Louis Rizzo nous invite à réfléchir sur l'évolution des comportements et de la culture politique en France. Il nous permet aussi de redécouvrir les candidats, les enjeux, les règles et les moments forts d'un scrutin présidentiel devenu un rite républicain.
Quand des parents infertiles conçoivent, quand un enfant naît sans fécondation, quand une mère porte celui d'une autre, c'est que la réalité a rejoint la fiction. Mais, avant d'être un objet privilégié de la science, la naissance est chargée d'émotions, de sensations, de rêves et de cauchemars. Vingt-deux écrivains de tous horizons racontent avec humour, tendresse ou angoisse leur vision de l'enfantement. Le fantastique explore la réincarnation et la naissance miraculeuse, la fantasy nous renvoie aux légendes anciennes et la science-fiction pose le problème de l'éthique, du désir d'enfant que la société interdit... ou que la science veut satisfaire à tout prix.
Juin 1892, Sigmund Freud réveille une patiente sous hypnose. Elle se jette dans ses bras. Comprenant le concept de transfert, Joseph Breuer, son collaborateur, s'exclame : "C'est là, je crois, la chose la plus importante que nous ayons tous deux à révéler au monde". Patients et praticiens sont liés par des objectifs profondément complémentaires : le patient souhaite guérir, le praticien désire le soigner. Attente ou crainte ? L'homme est ainsi fait que son désir est bien souvent le résultat d'une conquête, dans une lutte entre conscient et inconscient. En revanche, lorsque le désir est exprimé sans ambiguité, le patient accepte le traitement sans difficulté. Entre ces deux extrêmes, le praticien navigue à vue sur une mer plus ou moins calme... La conduite du soin est une expérience à deux, où la dimension biomédicale peut prendre sa juste place. Or, l'inverse est souvent observé : le praticien compte sur la technique pour établir une bonne relation et se retrouve déstabilisé par les plaintes du patient. C'est pourtant à la faveur de cette rencontre qu'il découvre son patient et peut l'aider. Ce nouveau livre de Gérald Choukroun doit permettre au praticien de mieux se situer dans la relation transférentielle et d'en faire un véritable outil de traitement.