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Des feux dans la vallée. Les habitats du Mésolithique et du Néolithique récent à l'Essart à Poitiers
Marchand Grégor
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753508347
Si l'on sait désormais que l'essentiel de l'histoire humaine est affaire de nomadisme, de chasse et de cueillette, il restera toujours difficile d'associer nos paysages quotidiens avec des modes de vie si radicalement opposés aux nôtres. Malgré toutes ses zones d'ombre et ses limites, la fouille archéologique reste la principale interface entre ces mondes. Entre 2003 et 2005, l'exploration de l'Essart sur la commune de Poitiers (Vienne) a dévoilé un très vaste habitat du Mésolithique (8ème au 6ème millénaire avant notre ère) et dans une moindre mesure du Néolithique récent (4ème millénaire). Installés au bord du Clain, à un endroit où la rivière élargie permet un franchissement aisé, les hommes de la Préhistoire sont revenus régulièrement, abandonnant des foyers empierrés et des centaines de milliers de silex taillés. Au fil de l'enquête, se dévoilent les conditions naturelles particulières qui ont autorisé la transmission d'un habitat de cette ampleur. Saisissant chaque bribe d'information pour les confronter aux connaissances actuelles, les auteurs proposent ici un panorama novateur des peuples mésolithiques entre Seine et Garonne. Dans une nature exempte pour l'essentiel des atteintes de l'Homme, les chasseurs-cueilleurs préhistoriques de l'ouest de la France ont développé des économies basées sur le nomadisme, au gré des ressources et de leurs savoir-faire. De l'acquisition des matériaux lithiques à l'affirmation des identités collectives par les styles et les techniques, les données disponibles évoquent finalement des espaces immenses, zébrés de voies de communication et de réseaux d'échange. Les premières communautés d'agriculteurs néolithiques ne sont pas éloignées de ces campements; des échanges semblent avoir eu lieu, comme le dénoncent certains outils de l'Essart; une civilisation va peu après basculer.
Dolmens et menhirs, si emblématiques de la France atlantique, sont nés dans des sociétés paysannes comme une solution à la fois technique et symbolique aux conflits et interrogations de ces communautés néolithiques. Mais ces communautés, qui sont-elles ? En comprendre la nature et la formation impose de plonger très loin dans le temps, au coeur des groupes de chasseurs-cueilleurs installés depuis des millénaires en ces lieux. Les différentes formes des sociétés agricoles en Europe doivent beaucoup en effet aux peuples autochtones, qui ont su assimiler les règles de fonctionnement des différents espaces géographiques. Cet ouvrage propose d'examiner cette genèse complexe en France atlantique, siège notamment des chasseurs-cueilleurs maritimes de la célèbre nécropole de Téviec, dans le Morbihan. Les découvertes archéologiques les plus récentes et le bouillonnement actuel des recherches sur les environnements du passé offrent des éclairages originaux sur un processus qui démarre à la fin des temps glaciaires. Ces quelques millénaires connurent des changements naturels d'une intensité jamais égalée par la suite : renouvellement radical de la faune et de la flore, hausse du niveau moyen des océans celle-ci d'une telle ampleur que le contour même des continents en fut bouleversé. L'océan Atlantique apparaît comme une composante essentielle de cette histoire. Sur un littoral en constante transformation, les groupes préhistoriques ont su extraire leur subsistance et développer des organisations économiques et sociales originales, en constante évolution. L'opposition entre les peuples de la terre et ceux de la mer, les réseaux d'habitats bien différenciés, les nécropoles aux rites si complexes caractérisent les modes de vie lors de cette période d'incubation. Le fonctionnement de ces sociétés peut enfin être esquissé grâce à un recours raisonné aux comparaisons ethnographiques. Quelle était l'organisation de ces économies de chasse-cueillette ? Quelles étaient les bases alimentaires et les pratiques de prédation ? Quelles distances parcouraient les hommes et les femmes au quotidien et sur un cycle annuel ? Combien d'individus occupaient la France au Mésolithique ? Que nous disent les nécropoles de Téviec, Hoédic ou la Vergne de l'organisation sociale avant le Néolithique ? Le panorama ainsi établi pour ces quelques millénaires cruciaux révèle toute l'originalité des économies et des sociétés qui ont investi les rivages atlantiques lors de la Préhistoire récente.
Marchand Grégory ; Johnson Austin ; Reininger Will
Résumé : "Whatever you want". Affichée dans son restaurant, cette devise résume la philosophie de Greg "Frenchie" Marchand. Audacieux. Généreux. Impertinent. Inspiré. Ouvert sur le monde et avide de rencontres. L'esprit Frenchie c'est tout ça, et plus encore. Greg Marchand a parcouru le monde avant de créer un lieu à son image rue du Nil à Paris. A la tête de quatre adresses parisiennes et d'un restaurant londonien, il offre une cuisine moderne, créative et juste qui fait la part belle aux produits et à ceux qui les font. Découvrez dans cet ouvrage la cuisine du Frenchie en 75 recettes imaginées entre Londres, New York et Paris, les trois villes qui ont façonné son identité culinaire. A Londres, Frenchie twiste les classiques Bacon scones, travaille l'Echine de cochon en croûte de sel, révèle l'Agneau de lait farci avec sa fameuse "mint sauce" et revisite la célèbre Banoffee. Vol direct pour NYC : du coeur de Brooklyn à la Gramercy Tavern, dégustez le mythique Reuben sandwich au pastrami, l'élégante Arctic char, chou-rave et sabayon à la ciboulette et les Cookies à se damner. A Paris, rue du Nil, dans l'épicentre de l'aventure Frenchie, les classiques de la tradition française parfaitement exécutés sont réveillés par des assaisonnements vifs, acidulés et terriblement séduisants : asperge biscornue de Roques-Hautes, jaunes d'oeufs en pickles et mousse de parmesan, turbot grenobloise ou tarte au citron brûlé. Frenchie, c'est une histoire de rencontres, avec des lieux, des femmes et des hommes, des produits et des énergies d'ici et d'ailleurs, dont vous n'avez pas fini d'entendre parler.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.