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Préhistoire atlantique. Fonctionnement et évolution des sociétés du Paléolithique au Néolithique
Marchand Grégor ; Guilaine Jean
ERRANCE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782877725675
Dolmens et menhirs, si emblématiques de la France atlantique, sont nés dans des sociétés paysannes comme une solution à la fois technique et symbolique aux conflits et interrogations de ces communautés néolithiques. Mais ces communautés, qui sont-elles ? En comprendre la nature et la formation impose de plonger très loin dans le temps, au coeur des groupes de chasseurs-cueilleurs installés depuis des millénaires en ces lieux. Les différentes formes des sociétés agricoles en Europe doivent beaucoup en effet aux peuples autochtones, qui ont su assimiler les règles de fonctionnement des différents espaces géographiques. Cet ouvrage propose d'examiner cette genèse complexe en France atlantique, siège notamment des chasseurs-cueilleurs maritimes de la célèbre nécropole de Téviec, dans le Morbihan. Les découvertes archéologiques les plus récentes et le bouillonnement actuel des recherches sur les environnements du passé offrent des éclairages originaux sur un processus qui démarre à la fin des temps glaciaires. Ces quelques millénaires connurent des changements naturels d'une intensité jamais égalée par la suite : renouvellement radical de la faune et de la flore, hausse du niveau moyen des océans celle-ci d'une telle ampleur que le contour même des continents en fut bouleversé. L'océan Atlantique apparaît comme une composante essentielle de cette histoire. Sur un littoral en constante transformation, les groupes préhistoriques ont su extraire leur subsistance et développer des organisations économiques et sociales originales, en constante évolution. L'opposition entre les peuples de la terre et ceux de la mer, les réseaux d'habitats bien différenciés, les nécropoles aux rites si complexes caractérisent les modes de vie lors de cette période d'incubation. Le fonctionnement de ces sociétés peut enfin être esquissé grâce à un recours raisonné aux comparaisons ethnographiques. Quelle était l'organisation de ces économies de chasse-cueillette ? Quelles étaient les bases alimentaires et les pratiques de prédation ? Quelles distances parcouraient les hommes et les femmes au quotidien et sur un cycle annuel ? Combien d'individus occupaient la France au Mésolithique ? Que nous disent les nécropoles de Téviec, Hoédic ou la Vergne de l'organisation sociale avant le Néolithique ? Le panorama ainsi établi pour ces quelques millénaires cruciaux révèle toute l'originalité des économies et des sociétés qui ont investi les rivages atlantiques lors de la Préhistoire récente.
Marchand Grégor ; Querré Guirec ; Le Roux Charles-
Si dans l'imagerie populaire l'homme de la Préhistoire est associé au silex, cette représentation apparaît comme particulièrement réductrice à la lumière des travaux récents. À la diversité des conditions géologiques répondent autant d'adaptations des méthodes de production des outillages en pierre. Sur les massifs cristallins l'absence de rognons de silex en position primaire a conduit les hommes à transformer leurs systèmes techniques, mais dans des directions très diverses au prix parfois d'une métamorphose de leurs outils et de leurs techniques. Des sociétés ont établi des réseaux efficaces d'importation à longues distances qui leur ont permis de maintenir un outillage suivant les normes techniques alors en vigueur Tous ces choix culturels permettent aujourd'hui dl caractériser ces sociétés du passé non plus seulement par le style de leurs outils ou par leur technique mais plus largement par leur comportement économique. Forts de 34 articles, les actes du colloque "Roches et Sociétés de la Préhistoire entre Massifs cristallins et Bassins sédimentaires" établissent un bilan très complet de l'immense variété des roches taillées pour la parure ou l'outillage à la Préhistoire et à la Protohistoire dans le Nord-Ouest de la France, avec de nombreux points de comparaison en Europe.
Revue de presse Le second volet d'une enquête troublante au cœur du Moyen Âge par Philippa Gregory, la reine de la fiction historique anglaise. Romance et suspense, une combinaison captivante ! À partir de 13 ans.
II y a douze mille ans, au Xe millénaire, à l'issue de la dernière glaciation, des conditions climatiques plus tempérées se mettent progressivement en place en Europe. Elles obligent les groupes humains à toute une série d'adaptations qui leur permettent de continuer à assurer leur subsistance par une nouvelle économie de chasse et de cueillette. Alors que la steppe cède le pas aux forêts tempérées, hommes et femmes du Mésolithique développent des stratégies d'acquisition de nourriture, alternant nomadisme et expéditions spécialisées, pour profiter de toutes les ressources animales ou végétales. Leurs habitats de bord de mer révèlent une surprenante abondance alimentaire, qui suggère la sédentarisation de certaines populations et leur essor démographique. Tout un outillage en pierre, longtemps qualifié d'"expédient" mais fort bien adapté, se met en place, notamment pour exploiter les nouvelles ressources végétales. Premières nécropoles, conflits ou encore cannibalisme sont les points les plus saillants de rapports sociaux nouveaux. Lorsque, au VIe millénaire, les sociétés d'agriculteurs et d'éleveurs se développeront en France, elles le feront en synergie avec ces populations mésolithiques, moins dynamiques du point de vue démographique, mais très bien adaptées à tous les écosystèmes. En se fondant sur les découvertes les plus récentes de l'archéologie en France, cet ouvrage propose une lecture renouvelée de ces mondes complexes et encore trop souvent négligés.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
Les cinq siècles qui s'étendent de la fin de l'Empire romain à celle de l'Empire carolingien sont caractérisés par une économie basée sur la propriété rurale, la guerre, la faiblesse des échanges et le rôle réduit de la monnaie. C'est la période des rois mérovingiens aux petites propriétés et des incessantes guerres civiles, suivie par l'unification politique, monétaire et fiscale des Carolingiens. C'est aussi la période des dernières grandes invasions barbares, puis, plus tard, celle des vastes raids des Vikings. A partir d'une abondante documentation dont le lecteur trouvera de nombreuses citations et références, l'auteur étudie l'ensemble des faits socio-économiques et dresse un bilan des connaissances. Une cinquantaine de thèmes sont regroupés en six chapitres (la société, la guerre, l'occupation du sol, la vie économique, la monnaie, l'église) en distinguant les périodes mérovingiennes et carolingiennes. Un chapitre conclusif met en perspective l'ensemble des évolutions.
Résumé : Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? A cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue. Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance. Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : "Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie". Tout le dossier de la question est à reprendre.
Résumé : Retracer 40 000 ans d?une histoire qui commence avec la rencontre de l?homme de Néandertal et de l?Homo Sapiens et s?achève en 52 avec Vercingétorix, le vaincu d?Alésia : en relevant cet audacieux défi, Anne Lehoërff restitue, au plus près des archives du sol, la vie des hommes et des femmes de ce très lointain passé d?une toute première Europe. On y découvrira la richesse, l?ingéniosité de ces sociétés orales, populations nomades puis sédentaires, qui ont appris à maîtriser le feu, la pierre, la céramique, le bronze, le fer, ont enterré leurs morts, défriché la forêt, inventé l?agriculture et la métallurgie, construit des villes et des nécropoles, honoré leurs dieux, parcouru l?espace, à pied, en bateau et sur des véhicules tractés de plus en plus sophistiqués. Ce livre intègre les recherches et les découvertes les plus récentes de l?archéologie, associées à toutes les sciences de la vie et de la terre qui lui sont proches, pour restituer ces existences passées et déconstruire les mythes élaborés au XIXe siècle : l?homme "sauvage" des cavernes, l?habitant pacifique des "Lacustres", les mégalithes faussement "celtiques", "nos ancêtres les Gaulois" vivant dans des huttes au milieu des forêts profondes... Loin de tous ces lieux communs, se dessine le portrait de l?homme moderne : des paysans, des artisans, des marchands, des guerriers. Nos ancêtres, en somme. Deux cents - magnifiques - documents iconographiques, une trentaine de cartes éclairent, de manière neuve, l?histoire en devenir de ce très lointain passé, arraché au temps de l?oubli.
Que sait-on de la sexualité de nos ancêtres ? Leurs comportements sexuels étaient-ils les mêmes que ceux d'aujourd'hui ? De quelles manières déterminaient-ils l'organisation des sociétés préhistoriques ? Et surtout, quel rôle a joué la sexualité dans une évolution que l'on s'accorde davantage à expliquer en termes de lutte pour la survie que le désir ? A partir de découvertes archéologiques, Timothy Taylor reconstitue, des origines jusqu'à nos jours, l'évolution des pratiques sexuelles. Que l'on puisse faire remonter si loin la contraception, l'eugénisme ou la prostitution étonnera sans doute. Plus surprenant peut-être le lien que les hommes de la préhistoire semblaient capables d'établir entre leur sexualité et les notions d'extase, de beauté ou d'immortalité. Ou encore que les politiques et les normes régissant nos propres comportements sexuels, de la répartition des rôles entre les sexes au contrôle des naissances, soient si profondément enracinées dans notre préhistoire. Une façon originale de revisiter quatre millions d'années. Archéologue spécialiste de la Préhistoire, Timothy Taylor est actuellement professeur à l'université de Vienne.
Résumé : A partir de 1994, les auteurs ont participé aux plongées qui ont permis de redécouvrir cette grotte immergée. Dans les salles supérieures restées hors de l'eau, on peut observer des peintures représentant un humain, 177 animaux, 200 signes géométriques variés, 65 mains négatives et huit sexes.