Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA VIE SILENCIEUSE DE MARIANNA UCRIA
Maraini Dacia
ROBERT LAFFONT
21,50 €
Épuisé
EAN :9782221086551
C'est en Sicile, cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la beauté et la laideur, la tendresse et la violence, au début du XVIIIè siècle, ce moment qui hésite entre la barbarie et la liberté où à Palerme on torture et on lit Voltaire, que Dacia Maraini a choisi de faire vivre son héroïne, Marianna Ucria. Le destin de cette jeune aristocrate semble tout tracé... Mais Marianna est différente. Elle vit le silence, puisqu'elle est sourde-muette. Il lui faut donc lire, écrire, pour communiquer avec le monde. Et subir, puisqu'on la marie à treize ans à un vieil oncle fortuné. Murée dans son silence, elle se réfugie dans la bibliothèque où, entourée du savoir d'une époque cultivée et influencée par les idées nouvelles, elle se libère peu à peu et découvre le secret de son infirmité. Dacia Maraini retrace, en romancière d'une rare sensibilité, la vie silencieuse de Marianna Ucria, héroïne volontaire qui cherche à comprendre son destin et découvre l'amour après des années de solitude affective. Comme les images de vieux tableaux oubliés, elle fait surgir la vie d'une femme en quête de sa liberté dans un univers qui glisse, splendidement, irrévocablement, vers son déclin...
Di Paolo Paolo ; Maraini Dacia ; Petri Romana ; Ri
En 2012 mourait Antonio Tabucchi, écrivain italien au long cours, partagé entre sa Toscane de sang et son Portugal de coeur, vivant à cheval entre Lisbonne, Paris et Vecchiano. Tabucchi, l'écrivain cosmopolite, le traducteur de Pessoa, le penseur, le voyageur, le fumeur impénitent, découvert en France avec Femme de Porto Pim et devenu, depuis, l'un des plus solides repères de la littérature étrangère. Quatre auteurs italiens, deux femmes et deux hommes, de 28 à 76 ans, racontent le privilège de l'avoir connu. Car Tabucchi était l'un de ces auteurs qui se donnent, ou plutôt se laissent avoir, à la faveur d'une interview, d'une lettre d'admiratrice, d'un premier roman prometteur. Ainsi, au gré d'une nouvelle, d'une oraison, d'un témoignage plus ou moins fictionnel, ses quatre amis, ou protégés, ou disciples, disent le rôle décisif qu'Antonio et son charisme ont joué dans leur vie. Et nous en livrent un portrait polyphonique et intime. Hommage aux livres autant que livre-hommage, Une journée avec Tabucchi salue l'héritage d'un romancier lu, admiré et abondamment étudié en France, et offre aux nostalgiques de Pereira prétend et Nocturne indien de nouvelles voies pour approcher la nébuleuse Tabucchi. Mais au-delà de la révérence littéraire - prise en charge dans un entretien final avec Carlos Gumpert, traducteur espagnol de Tabucchi et spécialiste de son oeuvre -, ce pêle-mêle de souvenirs dessine quatre amitiés électives, quatre relations fondées sur la tendresse et l'admiration, et se lit comme autant de déclarations d'amour.
Un roman court, intense et émouvant qui, à travers l'épidémie de peste en Sicile au XVIIIe siècle, entre en résonance avec notre présent et notre récente expérience de l'isolement. Sicile, 1743. Alors que la peste ravage Messine, Agata et Annuzza, élevées ensemble dans l'art de la broderie au couvent de Suor Mendola, entretiennent leur lien grâce à l'écriture. L'une est riche, l'autre pauvre ; l'une est épouse et mère, l'autre est amoureuse du mauvais homme : le mari de sa meilleure amie. Mais l'amitié, plus forte que la jalousie et la souffrance, devient le seul refuge lorsque le monde s'effondre. Avec la sensibilité qui fait d'elle l'une des voix les plus aimées de la littérature italienne, Dacia Maraini nous offre une histoire de sororité et de résilience, dans la lignée des atmosphères de La Vie silencieuse de Marianna Ucrìa (1990).
Alors que nous vivons, parlons, travaillons ou dansons, à chaque instant, quelque part, une femme, des quantités de femmes, parfois très jeunes, parfois des enfants, subissent ce qu'aucun être ne devrait affronter. Elles sont nulle part, car personne ne les voit, personne ne parle d'elles. elles sont partout, car si nombreuses. Dacia Maraini porte ce message dans toute l'Europe, avec A pas furtifs, livre et pièce de théâtre. Sous la plume délicate de l'auteur affleure toute la misère du monde ; avec pudeur, mystère et même, poésie. loin de dévoiler crument les affres de la souffrance physique et morale, Dacia Maraini nous entraine doucement jusqu'au bord du gouffre, nous tenant la main par ses mots choisis, jusqu'à la prise de conscience ultime, qui nous est propre, et s'imprime donc profondément en nous.
Les douze récits qui constituent Murs de nuit sont tous inspirés de faits réels. Ils ont pour point commun des violences perpétrées contre les plus démunis : inceste, prostitution, violence familiale, pédophilie, homophobie... La plupart de ces récits sont liés par le personnage fictif de la commissaire Adèle Sedia, dont l'enquête et les interrogatoires serrés poussent les coupables dans leurs derniers retranchements et les forcent assumer leur acte. Les murs de nuit qui se referment alors sur eux laissent à peine briller la faible lueur d'une possible rédemption. Une fine analyse de leur personnalité et de leurs motivations dévoile les replis les plus sombres de l'âme humaine. Et pour toutes ces victimes de la cupidité, de la perversité, de la stupidité de ceux censés les protéger, il est souvent trop tard... mais pas toujours. Publié pour la première fois en Italie en 1999, Buio a obtenu le Prix Strega la même année. Depuis, il a fait l'objet de plusieurs rééditions.
Follett Ken ; Haas Dominique ; Demange Odile ; Brè
Dans La Chute des géants, cinq familles ? américaine, russe, allemande, anglaise et galloise ? se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.À l?aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l?Histoire.Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L?Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l?accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire.Carla von Ulrich, née à Berlin d?un père allemand et d?une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu?à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance? Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l?entrée en guerre des États-Unis, l?un s?engageant dans la politique à Washington, l?autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique? Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l?instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux? Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s?éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n?est ni intéressé ni prévisible? Quant à Volodya, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
Biographie de l'auteur Ken Follett est né au pays de Galles en 1949. Il est l'un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d'espionnage ( L'Arme à l'œil, Les Lions du Panshir, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès : vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Il vit à Stevenage, en Angleterre.
Si la famille joue le plus souvent son rôle de structure sociale idéale où chacun trouve soutien, épanouissement, chaleur et tendresse, elle peut aussi devenir lieu de souffrance et de destruction. Tyrannie, chantages affectifs réciproques, jeux de culpabilisation et de dépendance, rapports névrotiques... La famille est parfois un enfer, surtout pour celui ou celle qui, généralement, en devient le bouc émissaire. Deux thérapeutes familiaux, grâce à leur longue expérience et à travers les nombreux cas qu'ils font vivre devant nous, sont parvenus dans ce livre à nous initier à cette forme de psychothérapie qui, réussites à l'appui, s'est aujourd'hui largement répandue. Difficile, éprouvante, exigeant de tous intuition et ouverture, la thérapie va réunir les membres de la famille pour les aider à redécouvrir une communication : en entendant mieux la plainte des autres, chacun comprendra pourquoi le mécanisme subtil des relations s'est déréglé. Maris et femmes, parents et enfants pourront ainsi retrouver, à la lumière des données inconscientes, le chemin d'un équilibre et d'un espoir partagés.
Enfermé dans les prisons de Vichy, accusé d'être à l'origine de la défaite, Léon Blum réussit le tour de force de retourner l'opinion publique en sa faveur et de reconstruire le Parti socialiste en ruines. Le secret de sa victoire: une femme, Jeanne Reichenbach. Septembre 1940. Léon Blum est arrêté sur ordre de Pétain. Motif: c'est « l'esprit de jouissance » du Front populaire qui a fait sombrer le pays dans la décadence tandis que l'Allemagne régénérée par Hitler produisait canons et chars d'assaut. Léon Blum se savait menacé; il aurait pu fuir le pays comme ses amis le pressaient de le faire, mais il a choisi de rester. Il veut cette arrestation, parce qu'il veut un procès public pour se laver devant le pays tout entier des accusations lancées contre lui. De septembre 1940 à février 1942, Blum est traîné de prison en prison, et, autour de lui, on commence à craindre pour sa vie. Pourtant, le vieux leader résiste, lutte, se bat; même enfermé, il réussit à rendre vie à son parti détruit et discrédité. Finalement, le procès se tient à Riom, et c est un coup de théâtre: en quelques semaines, à force d'éloquence, d'énergie, d'humour, Léon Blum parvient à gagner à sa cause jusqu'à ses geôliers, qui se mettent au garde-à-vous quand il passe. C est plus qu'en peuvent supporter les Allemands: ils donnent l'ordre d interrompre le procès. Bientôt, ce sera la déportation à Buchenwald, dans l étonnant et surréaliste pavillon de chasse de Himmler, réservé aux « hôtes de marque ». Pour expliquer la vitalité et de cet homme de soixante-dix ans, on évoque l'optimisme, l'humanisme... Mais cela ne suffit pas; Léon Blum a un secret: une femme qu'il aime et qui l'aime.Avant guerre, Jeanne Reichenbach et Léon Blum étaient des amis distants, mariés chacun de leur côté. En 1940, aux heures sombres de la débâcle, tout change. Blum est veuf, isolé, vilipendé... Jeanne Reichenbach prend sa décision; elle quitte son mari et vole au secours de l'homme qu'elle a toujours aimé en secret. Qui la découvre, et tombe amoureux. C'est grâce à elle - tous ses proches en conviennent - qu'il surmonte les obstacles, les affronts, les coups bas, et c'est grâce à elle qu'à Buchenwald, où elle l'a suivi, il survit encore. Discrète jusqu'au seuil de la mort, Jeanne Reichenbach a détruit avant de se suicider, en 1982, une partie des lettres que Léon Blum lui avait adressées. Dominique Missika a retrouvé ce qui en restait. Elles révèlent, jour après jour, de prison en prison, une histoire d'amour peu banale entre deux êtres exceptionnels de force et d'intelligence.