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Murs de nuit
Maraini Dacia ; Péeters Françoise
MICHEL DE MAULE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782876236905
Les douze récits qui constituent Murs de nuit sont tous inspirés de faits réels. Ils ont pour point commun des violences perpétrées contre les plus démunis : inceste, prostitution, violence familiale, pédophilie, homophobie... La plupart de ces récits sont liés par le personnage fictif de la commissaire Adèle Sedia, dont l'enquête et les interrogatoires serrés poussent les coupables dans leurs derniers retranchements et les forcent assumer leur acte. Les murs de nuit qui se referment alors sur eux laissent à peine briller la faible lueur d'une possible rédemption. Une fine analyse de leur personnalité et de leurs motivations dévoile les replis les plus sombres de l'âme humaine. Et pour toutes ces victimes de la cupidité, de la perversité, de la stupidité de ceux censés les protéger, il est souvent trop tard... mais pas toujours. Publié pour la première fois en Italie en 1999, Buio a obtenu le Prix Strega la même année. Depuis, il a fait l'objet de plusieurs rééditions.
Résumé : Nous sommes en Sicile au début du XVIIIe siècle. Marianna Ucrìa, née dans une famille noble de Palerme, est destinée comme ses soeurs et ses cousines à se marier ou à prendre le voile. Mais Marianna est différente. Sourde-muette, elle vit dans le silence et ne peut communiquer avec les siens qu'à l'aide de messages écrits ou en lisant dans leurs pensées. Contrainte malgré son handicap à un mariage arrangé avec un oncle vieillissant, elle se réfugie dans les livres et découvre, après des années de solitude affective, le terrible secret lié à son silence. Marianna se libère alors sans réserve, avec une foudroyante sensualité.
Di Paolo Paolo ; Maraini Dacia ; Petri Romana ; Ri
En 2012 mourait Antonio Tabucchi, écrivain italien au long cours, partagé entre sa Toscane de sang et son Portugal de coeur, vivant à cheval entre Lisbonne, Paris et Vecchiano. Tabucchi, l'écrivain cosmopolite, le traducteur de Pessoa, le penseur, le voyageur, le fumeur impénitent, découvert en France avec Femme de Porto Pim et devenu, depuis, l'un des plus solides repères de la littérature étrangère. Quatre auteurs italiens, deux femmes et deux hommes, de 28 à 76 ans, racontent le privilège de l'avoir connu. Car Tabucchi était l'un de ces auteurs qui se donnent, ou plutôt se laissent avoir, à la faveur d'une interview, d'une lettre d'admiratrice, d'un premier roman prometteur. Ainsi, au gré d'une nouvelle, d'une oraison, d'un témoignage plus ou moins fictionnel, ses quatre amis, ou protégés, ou disciples, disent le rôle décisif qu'Antonio et son charisme ont joué dans leur vie. Et nous en livrent un portrait polyphonique et intime. Hommage aux livres autant que livre-hommage, Une journée avec Tabucchi salue l'héritage d'un romancier lu, admiré et abondamment étudié en France, et offre aux nostalgiques de Pereira prétend et Nocturne indien de nouvelles voies pour approcher la nébuleuse Tabucchi. Mais au-delà de la révérence littéraire - prise en charge dans un entretien final avec Carlos Gumpert, traducteur espagnol de Tabucchi et spécialiste de son oeuvre -, ce pêle-mêle de souvenirs dessine quatre amitiés électives, quatre relations fondées sur la tendresse et l'admiration, et se lit comme autant de déclarations d'amour.
En 1947, la famille de l'anthropologue Fosco Maraini revient en Sicile, après une longue détention dans un camp de concentration japonais. Ce livre de souvenirs d'enfance, Dacia Maraini l'a écrit avant La Bateau pour Kôbé, mais les événements rapportés lui font suite. Elle y raconte son retour dans un environnement qu'elle ne connaissait pas puisqu'elle avait un an quand elle suivit ses parents au Japon. Elle y trace un très beau portrait de son père, homme pourtant distant et austère. Elle y offre un tableau sensuel d'une Sicile redécouverte avec une famille aristocratique en pleine décadence, dans une province vouée aux requins spéculateurs. Dans ce récit très personnel, qui fait appel aux archives familiales autant qu'à la mémoire intime, elle propose aussi une approche sociologique et politique de cette région mythique de l'Italie en donnant un témoignage très singulier, à la fois vibrant, passionné et sévère sur son évolution depuis la dernière guerre mondiale. Biographie: Darcia Maraini, figure du féminisme italien, a publié de très nombreux romans, recueils de poèmes, essais et pièces de théâtre. Elle est également scénariste (pour Margarethe von Trotta, pour Marco Ferreri et pour Pier Paolo Pasolini). Depuis quelques années elle a un succès gigantesque en Italie, notamment avec Retour à Bagheria, La Vie silencieuse de Marianna Ucria, et Le Bateau pour Kôbé. En France, ont été également traduits: L'Age du malaise, Teresa la voleuse, Le Petit Alberto, Voix, Femmes en guerre.
A l'automne 1943, l'ethnologue italien Fulco Maraini et sa famille, installés depuis cinq ans au Japon, sont incarcérés à Nagoya avec quelques compatriotes pour avoir refusé de prêter allégeance à la nouvelle république mussolinienne de Salò. Leurs geôliers détournent la nourriture et les transforment ainsi en "savants de la faim", comme dit Fulco. Jusqu'au jour où il applique le code d'honneur des samouraïs et se tranche un doigt devant un gardien insultant. Il reçoit en retour une chèvre dont le lait sauvera les captifs. Un témoignage poignant sur l'enfance confisquée par la guerre ; une expérience qui est pour beaucoup dans la vocation de l'écrivaine engagée, grande dame des lettres italiennes.
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.