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A PAS FURTIFS THEATRE
MARAINI DACIA
INDIGO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352600695
Alors que nous vivons, parlons, travaillons ou dansons, à chaque instant, quelque part, une femme, des quantités de femmes, parfois très jeunes, parfois des enfants, subissent ce qu'aucun être ne devrait affronter. Elles sont nulle part, car personne ne les voit, personne ne parle d'elles. elles sont partout, car si nombreuses. Dacia Maraini porte ce message dans toute l'Europe, avec A pas furtifs, livre et pièce de théâtre. Sous la plume délicate de l'auteur affleure toute la misère du monde ; avec pudeur, mystère et même, poésie. loin de dévoiler crument les affres de la souffrance physique et morale, Dacia Maraini nous entraine doucement jusqu'au bord du gouffre, nous tenant la main par ses mots choisis, jusqu'à la prise de conscience ultime, qui nous est propre, et s'imprime donc profondément en nous.
A l'automne 1943, l'ethnologue italien Fulco Maraini et sa famille, installés depuis cinq ans au Japon, sont incarcérés à Nagoya avec quelques compatriotes pour avoir refusé de prêter allégeance à la nouvelle république mussolinienne de Salò. Leurs geôliers détournent la nourriture et les transforment ainsi en "savants de la faim", comme dit Fulco. Jusqu'au jour où il applique le code d'honneur des samouraïs et se tranche un doigt devant un gardien insultant. Il reçoit en retour une chèvre dont le lait sauvera les captifs. Un témoignage poignant sur l'enfance confisquée par la guerre ; une expérience qui est pour beaucoup dans la vocation de l'écrivaine engagée, grande dame des lettres italiennes.
Résumé : Nous sommes en Sicile au début du XVIIIe siècle. Marianna Ucrìa, née dans une famille noble de Palerme, est destinée comme ses soeurs et ses cousines à se marier ou à prendre le voile. Mais Marianna est différente. Sourde-muette, elle vit dans le silence et ne peut communiquer avec les siens qu'à l'aide de messages écrits ou en lisant dans leurs pensées. Contrainte malgré son handicap à un mariage arrangé avec un oncle vieillissant, elle se réfugie dans les livres et découvre, après des années de solitude affective, le terrible secret lié à son silence. Marianna se libère alors sans réserve, avec une foudroyante sensualité.
Résumé : C'est en Sicile, cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la beauté et la laideur, la tendresse et la violence, au début du XVIIIè siècle, ce moment qui hésite entre la barbarie et la liberté où à Palerme on torture et on lit Voltaire, que Dacia Maraini a choisi de faire vivre son héroïne, Marianna Ucria. Le destin de cette jeune aristocrate semble tout tracé... Mais Marianna est différente. Elle vit le silence, puisqu'elle est sourde-muette. Il lui faut donc lire, écrire, pour communiquer avec le monde. Et subir, puisqu'on la marie à treize ans à un vieil oncle fortuné. Murée dans son silence, elle se réfugie dans la bibliothèque où, entourée du savoir d'une époque cultivée et influencée par les idées nouvelles, elle se libère peu à peu et découvre le secret de son infirmité. Dacia Maraini retrace, en romancière d'une rare sensibilité, la vie silencieuse de Marianna Ucria, héroïne volontaire qui cherche à comprendre son destin et découvre l'amour après des années de solitude affective. Comme les images de vieux tableaux oubliés, elle fait surgir la vie d'une femme en quête de sa liberté dans un univers qui glisse, splendidement, irrévocablement, vers son déclin...
Ecrit sous forme de journal, ce roman n'exprime pas seulement la brusque confrontation d'une femme avec une réalité multiforme dont la violence est sans commune mesure avec la grisaille de son quotidien. Dacia Maraini raconte la vie de l'Italie du Sud : condition des femmes, tensions sociales, dégradation de Naples et de la banlieue romaine, violence des institutions... . "Contre mon gré, je lui ai donné satisfaction. Par gentillesse, par habitude, par amour, je ne sais pas. J'attendais la fin pour goûter la joie de son plaisir forcené. J'éprouvais une satisfaction trouble et docile à le sentir accroché à moi, rageur, sombre, courant vers un plaisir solitaire. La satisfaction s'est vite transformée en rancoeur. Et même en haine. Pour la passivité de mon corps, pour l'énergie sinistre et boueuse de cette étreinte, pour le devoir qui entravait ma révolte, pour la soumission perverse dont je faisais preuve. Quelque chose me brûlait la gorge, mais je n'arrivais pas à le recracher". D. M.
Deux journées d'études ont été organisées le 15 et 16 octobre 2006 pour commémorer le 500e anniversaire de la mort de Christophe Colomb et étudier la période des grandes découvertes. Cette occasion a permis à des chercheurs venus d'Europe et d'Amérique d'exposer leurs travaux et d'échanger leurs points de vue sur de nombreux sujets.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"
Cette année, le sujet hispano-américain pour le concours de l'Agrégation a pour intitulé : La Mémoire des Dictatures. Les textes choisis par le jury sont ceux de Roberto Bolano et de Juan Gelman. Dans Nocturno de Chile le romancier chilien, avec son style tout particulier, évoque l'univers des intellectuels et des artistes pendant quelques dizaines d'années, avant et après le coup d'état du Général Pinochet. Dans Interrupciones 2 Juan Gelman évoque ses expériences en Argentine et ailleurs, dans un recueil de poèmes qui est le reflet de sa voie, elle aussi particulière. Il s'agit donc de deux ?uvres qui expriment des réalités proches dans des circonstances également proches. Deux ?uvres, l'une romanesque, l'autre poétique, avec des regards différents mais avec une intention similaire, celle de la dénonciation d'un régime d'horreur, celle des conséquences qu'il engendre : la douleur et la solitude. Point de pamphlet, car ici tout est littérature. (...)
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.