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Développer les services publics. Un combat d’avant-garde
Mansouri-Guilani Nasser ; Thibault Bernard
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365122375
Affaiblis par les politiques libérales, les services publics ne sont pas sans défauts ; mais ils réduisent les inégalités et renforcent le potentiel productif. Pourquoi alors vouloir les restreindre voire les supprimer, alors que leur amélioration figure parmi les premières préoccupations des citoyens ? Pour interdire le vrai débat ! Les libéraux tendent un piège et affirment que "si vous voulez payer moins d'impôts, il faut nous dire quels services publics supprimer". Ce livre a pour but de démonter ce piège et d'illustrer qu'il est possible de développer des services publics de qualité. Leur promotion est nécessaire pour faire face à la hausse des inégalités, au réchauffement climatique et pour engager un nouveau mode de développement qui respecte l'environnement et les êtres humains. Les nouvelles technologies facilitent la tâche, à condition de changer notre conception de l'activité économique et de la libérer de la contrainte du taux de profit et de l'asservissement à l'univers de la marchandisation. De par leur caractère non marchand, les services publics ont toute leur place dans cette construction. C'est pourquoi les développer est un combat d'avant-garde.
Arrêté sur la base de fausses accusations en raison d'un projet d'enquête sur la surveillance électronique au Maroc, Hicham Mansouri a passé dix mois dans la prison de Zaki, l'une des plus dangereuses du royaume chérifien. Ce livre s'appuie sur les carnets rédigés durant sa détention. Il nous plonge au coeur d'un énorme trafic illégal organisé à grande échelle, avec des complicités au plus haut niveau. La corruption au Maroc est largement reconnue, mais les informations détaillées sont rares sur le sujet, surtout à l'ombre des prisons.
Résumé : A la Source de l'Aube, au nord-ouest de la Tunisie, face à la Haute Instance Réparatrice des maux du passé, jaillissent les voix des audacieux, huit soeurs et frères condamnés à mort pour avoir revendiqué leur autonomie et créé une république unique, fondée sur l'estime de soi et la justice sociale. Mosaïque de personnages hauts en couleur, portrait épique d'une Tunisie pleine de talents, ce roman embrasse la Méditerranée, les Occupations, l'histoire commune avec la France et se déploie jusqu'à Kadhafi, une boîte de concentré de tomates et une île bretonne. Un puissant hommage aux peuples qu'on gouverne sans les aimer.
Qu'ils soient frisés ou pas, basanés ou pas, noirs ou pas, qu'ils participent aux émeutes ou pas, ils perçoivent les préjugés racistes et infériorisants d'une société qui n'a pas tait le deuil de sa culture colonialiste, fondée sur le sentiment de sa supériorité et convaincue de sa mission civilisatrice dans le monde. Ils sont pourtant tous Français, descendants d'ex-colonisés que l'empire colonial a exclus de son pacte républicain et emprisonnés dans un "corps d'exception" que l'on nomme aujourd'hui "jeunes de banlieue", "enfants de migrants" ou encore "Français d'origine étrangère". Une assimilation réductrice qui les dépouille de toute singularité et de toute chance de démontrer qu'ils ne sont pas les délinquants ataviques dont la France a hérité par charité. Dans ce livre, quinze voix adolescentes mêlent les grondements d'une révolte contemporaine et les échos d'un passé dénié. Les "émeutes" de 2005, même s'ils n'y ont pas tous participé, furent un cri de révolte, un appel à une véritable révolution des consciences et à une décolonisation des imaginaires.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.