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Le Prince de Ligne. Le charmeur de l'Europe
Mansel Philip
PERRIN
29,40 €
Épuisé
EAN :9782262019143
Paul Valéry l'appelait " le divin prince ", Paul Morand voyait en lui " l'incarnation du XVIIIe siècle ". Né dans les Pays-Bas autrichiens (l'actuelle Belgique), Français de langue, Européen de c?ur et d'esprit - il se sentait chez lui aussi bien à Vienne qu'à Paris ou à Saint-Pétersbourg -, Charles-Joseph de Ligne, prince du Saint Empire romain germanique, charma tous ceux qu'il croisa sur son chemin. Il correspondit avec Voltaire, Casanova, Goethe, Mme de Staël. Il réussit l'exploit unique d'être le favori de Marie-Antoinette, de Joseph II, de Frédéric le Grand, du roi de Pologne et de Catherine II. Curieux de tout, s'il goûta les plaisirs du monde auquel il appartenait, il n'en fut pourtant ni la dupe ni le prisonnier. En attestent une innombrable correspondance et ses mémoires, Fragments de l'histoire de ma vie, spirituels, impertinents. Toujours la plume à la main, il sautait d'une capitale à l'autre, guerroyait contre les Turcs, multipliait les aventures galantes, jouait les émissaires secrets pour le compte des Habsbourg, soupait, discourait. Il tenait table ouverte dans sa petite maison de Vienne, pendant les travaux du Congrès, en 1814, quand la mort le surprit.
Monsel Philippe ; Uriel José ; Arnaud Jean-Louis ;
Grand peintre solitaire et à contre-courant, Fermín Aguayo (1926-1977), se signala à la fin des années 40 par son appartenance au groupe Pórtico de Saragosse, pionnier d'une abstraction alors peu pratiquée en Espagne. Installé définitivement à Paris en 1952, il fit retour à la figuration en inaugurant un nouveau regard sur le réel. Après 1960, en l'espace de quinze ans seulement, et grâce à un travail acharné, il bâtit une ?uvre impressionnante tout entière basée sur l'espace lumière et que fit connaître la Galerie Jeanne Bucher.
Résumé : Louis XIV domine son époque. Sur le plan international, il étend les frontières du royaume, établit des colonies en Amérique, en Afrique et en Inde, et contribue à faire de son petit-fils le roi d'Espagne. Il est l'un des plus grands mécènes de l'histoire européenne - Molière, Racine, Lully, Le Brun, le Nôtre travaillent pour lui, Versailles et ses satellites à Marly sont jalousés. Partout Louis encourage la danse, la chasse, la musique, la conversation, en particulier avec les femmes, dont le pouvoir est l'un des thèmes les plus originaux de ce livre. Obsédé par les détails du gouvernement, Louis XIV fut un roi politique, même si ses choix de ministres et généraux se sont avérés désastreux, notamment après la mort du très compétent Colbert. C'est de cette figure hypnotique bien qu'imparfaite, incarnation idéale du grand monarque, que Philip Mansel brosse le portrait.
Résumé : Entre 1814 et 1852, d'un Empire à l'autre, Paris fut un aimant pour les hommes et les idées. Là, les grands débats du temps entre révolution et royalisme, nationalisme et cosmopolitisme, capitalisme et socialisme, classicisme et romantisme, athéisme et catholicisme, se jouent sous les yeux de l'Europe. Paris est la capitale de la pensée européenne, autour de Rossini et Heine, le foyer de la création française, avec Berlioz ou Chateaubriand. Mais c'est aussi la capitale de la pensée politique avec ses cohortes de Polonais, Britanniques, Allemands, Italiens ou Espagnols : que l'on songe au retentissement de la révolution de 1830 qui inspire à Metternich le jugement célèbre : " Quand Paris éternue, c'est la France qui s'enrhume. " Philip Mansel retrace avec un sens aigu du portrait et de la mise en scène le choc de la double rencontre en 1814-1815 avec les Européens ; il fait revivre le Paris des étrangers, celui des plaisirs et des hôtels du faubourg Saint-Germain, comme celui des taudis ouvriers. Il brosse la fresque des " Trois Glorieuses " et le décor de ce " paradis de la liberté " qui inspire les écrivains ou les artistes. C'est le Paris d'un âge d'or, disparu dans les décombres de la défaite et de la Commune en 1871, qui apparaît ainsi, par le rayonnement d'une ville capable de transformer les événements politiques et les destins individuels, à la fois en France et en Europe.
Résumé : Forteresse naturelle, port ouvert sur la Méditerranée et la mer Noire, carrefour des routes terrestres entre l'Europe et l'Asie, Constantinople était déjà capitale impériale depuis plus de mille ans lorsque les Ottomans la prirent en 1453. Le récit de Philip Mansel commence à cette date, avec l'entrée triomphale du sultan Mehmed le Conquérant sur son cheval blanc. Il s'achève en 1924 par le départ précipité de son ultime successeur, Abdülmedjid, à bord de l'Orient-Express. Mehmed il a fondé un " compromis ottoman " qui a longtemps résisté à tous les assauts : il a parlé sur la coexistence et la tolérance mutuelle, en faisant le choix risqué de donner à son empire une capitale multiculturelle et multinationale. Dans ses rues, on parlait grec, arménien, italien, lingua franca, albanais, bulgare et serbe aussi bien que turc, persan et arabe. Constantinople, avec ses palais et ses maisons de bois, ses quartiers et ses bazars, la splendeur des jardins et le flux ininterrompu des bateaux, était une ville sainte pour l'islam et le christianisme orthodoxe, un refuge pour les juifs persécutés en Europe, la plaque tournante du grand commerce " levantin " - et d'abord un mode de vie, auquel tous étaient attachés. Cette ville raffinée, tolérante, qu'un poète a nommé " le diamant sorti entre deux émeraudes ", vécut aussi des heures tragiques. Les implacables luttes pour le pouvoir entre sultans, sultanes, vizirs, janissaires, puis le jeu trouble des puissances européennes et les intrigues de leurs ambassadeurs mirent bien des fois à rude épreuve le " compromis ottoman ". Il tint bon plus de quatre siècles. Avant d'être emporté par les lames de fond du nationalisme moderne et de l'industrialisation.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.