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Constantinople. La ville que désirait le monde, 1453-1924
Mansel Philip
SEUIL
30,20 €
Épuisé
EAN :9782020183123
Forteresse naturelle, port ouvert sur la Méditerranée et la mer Noire, carrefour des routes terrestres entre l'Europe et l'Asie, Constantinople était déjà capitale impériale depuis plus de mille ans lorsque les Ottomans la prirent en 1453. Le récit de Philip Mansel commence à cette date, avec l'entrée triomphale du sultan Mehmed le Conquérant sur son cheval blanc. Il s'achève en 1924 par le départ précipité de son ultime successeur, Abdülmedjid, à bord de l'Orient-Express. Mehmed il a fondé un " compromis ottoman " qui a longtemps résisté à tous les assauts : il a parlé sur la coexistence et la tolérance mutuelle, en faisant le choix risqué de donner à son empire une capitale multiculturelle et multinationale. Dans ses rues, on parlait grec, arménien, italien, lingua franca, albanais, bulgare et serbe aussi bien que turc, persan et arabe. Constantinople, avec ses palais et ses maisons de bois, ses quartiers et ses bazars, la splendeur des jardins et le flux ininterrompu des bateaux, était une ville sainte pour l'islam et le christianisme orthodoxe, un refuge pour les juifs persécutés en Europe, la plaque tournante du grand commerce " levantin " - et d'abord un mode de vie, auquel tous étaient attachés. Cette ville raffinée, tolérante, qu'un poète a nommé " le diamant sorti entre deux émeraudes ", vécut aussi des heures tragiques. Les implacables luttes pour le pouvoir entre sultans, sultanes, vizirs, janissaires, puis le jeu trouble des puissances européennes et les intrigues de leurs ambassadeurs mirent bien des fois à rude épreuve le " compromis ottoman ". Il tint bon plus de quatre siècles. Avant d'être emporté par les lames de fond du nationalisme moderne et de l'industrialisation.
Louis XVIII est un roi mal connu et jamais jugé à sa juste valeur. Philip Mansel, l'un des meilleurs connaisseurs des années 1800-1850, en propose un portrait original et documenté à partir de nombreuses sources inédites. Il montre ainsi le rôle politique du frère de Louis XVI dans les années 1787-1789 où il se fait à la fois l'avocat des " idées nouvelles " et le soutien d'une monarchie forte. Il retrace les années d'exil à partir de 1791 et l'espèce de contre-gouvernement organisé à l'étranger qui conspire contre la République, soutient les Vendéens et, une fois installé à Vérone, s'efforce d'organiser un réseau diplomatique, une vie de cour, et de préparer la Restauration. Mansel dénoue aussi l'écheveau des deux retours de 1814-1815 avec son lot d'erreurs, mais également la rédaction de la Charte et une tentative délicate de réconciliation entre la nation et la monarchie. Car Louis XVIII se veut l'initiateur d'une royauté qui emprunte à l'Angleterre ses meilleurs acquis ; ses hésitations, ses échecs, son soutien à Decazes donnent la mesure d'un régime certes fragile mais, à bien des égards, engagé sur la voie de la modernité.
Résumé : Louis XVIII est un roi mal connu, jamais jugé à sa juste valeur. Fort de nombreuses sources inédites, Philip Mansel montre son rôle politique dans les années 1787-1789 où il se fait à la fois l'avocat des "idées nouvelles" comme l'adversaire de l'entourage royal. Il retrace les années d'exil à partir de 1791, le "contre-gouvernement" qui lutte contre la République, s'efforçant d'organiser un réseau diplomatique, une vie de cour, et de préparer la Restauration. L'historien dénoue aussi l'écheveau des deux retours de 1814-1815 avec son lot d'erreurs, la rédaction de la Charte et une tentative de réconciliation entre la nation et la monarchie. Car Louis XVIII se veut l'initiateur d'une royauté qui emprunte à l'Angleterre ses meilleurs acquis, un régime certes fragile mais engagé sur la voie de la modernité.
Résumé : La biographie de référence du dernier roi de France mort sur le trône. Louis XVIII est un roi mal connu et jamais jugé à sa juste valeur. Philip Mansel en propose un portrait original et documenté à partir de nombreuses sources inédites. Il montre ainsi le rôle politique du frère de Louis XVI durant les années 1787-1789 où il se fait à la fois l'avocat des "idées nouvelles" et le soutien d'une monarchie forte. Il retrace ensuite les années d'exil à partir de 1791 et l'espèce de contre-gouvernement organisé à Coblence qui conspire contre la République, soutient les Vendéens et, une fois installé à Vérone, s'efforce d'organiser un réseau diplomatique, une vie de cour, et de préparer la Restauration. L'auteur dénoue aussi l'écheveau des deux retours de 1814-1815 avec son lot d'erreurs, mais également la rédaction de la Charte et une tentative délicate de réconciliation entre la nation et la monarchie. Car Louis XVIII se veut l'initiateur d'une royauté qui emprunte à l'Angleterre ses meilleurs acquis. Ses hésitations, ses échecs, son soutien à son favori Decazes donnent la mesure d'un régime certes fragile mais, à bien des égards, engagé sur la voie de la modernité.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).
Résumé : Pourquoi l'Iran fait-il trembler l'Occident depuis quarante ans ? Comment est née cette république islamique dont dépend en partie la paix au Moyen-Orient ? Depuis l'avènement des Qâjârs au début du XIXe siècle, la modernisation de l'Etat a progressé en même temps que la violence politique. Un nationalisme particulier, inséparable de l'islam chi'ite, s'est développé en réaction contre les ingérences des puissances européennes. Une première révolution, en igo6, a doté l'Iran d'une monarchie parlementaire. Soixante-dix ans plus tard, la révolution qui a renversé le chah a été menée par les mollas associés à des intellectuels libéraux et à des forces de gauche. Derrière le rideau de l'islam militant, les cortèges révolutionnaires réclamant l'indépendance et la liberté dénonçaient autant l'absolutisme du chah que l'impérialisme de Washington. En 2009, les dissidents ont de nouveau envahi les rues de Téhéran pour dénoncer la dictature de Mahmud Ahmadinejad, fraîchement réélu dans des conditions douteuses. Mais le "mouvement Vert", démesurément amplifié par les médias occidentaux, a fait long feu ; et le régime, malgré ses détracteurs, résiste encore. D'où tient-il son dynamisme, et de quelle légitimité se réclame-t-il ?
Résumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.
Résumé : Durant le long xixe siècle, face à un Occident de plus en plus puissant et arrogant, l'Empire ottoman s'est modernisé dans le but avoué de gérer une situation de plus en plus précaire. L'histoire de cette modernité, fortement empreinte d'occidentalisation, doit s'affranchir de bien des influences politiques et idéologiques qui l'ont grevée jusqu'ici : orientalisme eurocentrique, nationalisme kémaliste, ottomanisme islamisant... L'étude d'une grande variété de sources - la plupart encore inexploitées - viendra nourrir une réflexion critique sur cette période dont l'importance n'a d'égal que sa complexité. L'historien Edhem Eldem a enseigné aux universités de Bo aziçi, Berkeley, Harvard, Columbia, à l'EHESS, à l'EPHE et à l'ENS. Titulaire de la chaire internationale d'Histoire turque et ottomane au Collège de France, il est l'auteur de travaux sur le commerce du Levant, l'épigraphie funéraire, la Banque ottomane, les dynamiques de l'occidentalisation, Istanbul au tournant du xxe siècle, l'orientalisme, la photographie, l'histoire de l'archéologie et des collections dans l'Empire ottoman.