Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Paris, capitale de l'Europe, 1814-1852
Mansel Philip ; Chemla Paul
PERRIN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782262019136
Entre 1814 et 1852, d'un Empire à l'autre, Paris fut un aimant pour les hommes et les idées. Là, les grands débats du temps entre révolution et royalisme, nationalisme et cosmopolitisme, capitalisme et socialisme, classicisme et romantisme, athéisme et catholicisme, se jouent sous les yeux de l'Europe. Paris est la capitale de la pensée européenne, autour de Rossini et Heine, le foyer de la création française, avec Berlioz ou Chateaubriand. Mais c'est aussi la capitale de la pensée politique avec ses cohortes de Polonais, Britanniques, Allemands, Italiens ou Espagnols : que l'on songe au retentissement de la révolution de 1830 qui inspire à Metternich le jugement célèbre : " Quand Paris éternue, c'est la France qui s'enrhume. " Philip Mansel retrace avec un sens aigu du portrait et de la mise en scène le choc de la double rencontre en 1814-1815 avec les Européens ; il fait revivre le Paris des étrangers, celui des plaisirs et des hôtels du faubourg Saint-Germain, comme celui des taudis ouvriers. Il brosse la fresque des " Trois Glorieuses " et le décor de ce " paradis de la liberté " qui inspire les écrivains ou les artistes. C'est le Paris d'un âge d'or, disparu dans les décombres de la défaite et de la Commune en 1871, qui apparaît ainsi, par le rayonnement d'une ville capable de transformer les événements politiques et les destins individuels, à la fois en France et en Europe.
Résumé : Paul Valéry l'appelait " le divin prince ", Paul Morand voyait en lui " l'incarnation du XVIIIe siècle ". Né dans les Pays-Bas autrichiens (l'actuelle Belgique), Français de langue, Européen de c?ur et d'esprit - il se sentait chez lui aussi bien à Vienne qu'à Paris ou à Saint-Pétersbourg -, Charles-Joseph de Ligne, prince du Saint Empire romain germanique, charma tous ceux qu'il croisa sur son chemin. Il correspondit avec Voltaire, Casanova, Goethe, Mme de Staël. Il réussit l'exploit unique d'être le favori de Marie-Antoinette, de Joseph II, de Frédéric le Grand, du roi de Pologne et de Catherine II. Curieux de tout, s'il goûta les plaisirs du monde auquel il appartenait, il n'en fut pourtant ni la dupe ni le prisonnier. En attestent une innombrable correspondance et ses mémoires, Fragments de l'histoire de ma vie, spirituels, impertinents. Toujours la plume à la main, il sautait d'une capitale à l'autre, guerroyait contre les Turcs, multipliait les aventures galantes, jouait les émissaires secrets pour le compte des Habsbourg, soupait, discourait. Il tenait table ouverte dans sa petite maison de Vienne, pendant les travaux du Congrès, en 1814, quand la mort le surprit.
L'agglomération mulhousienne a saisi l'occasion de la réalisation des deux lignes urbaines de son tramway pour en faire un support de création artistique dans l'espace public. En dépassant le cadre de l'implantation d'une oeuvre "célibataire" ou simplement décorative, Daniel Buren, Peret, Pierre Henry, Tobias Rehberger ont participé à cette aventure collective en inscrivant leurs oeuvres respectives dans le contexte géographique, historique et architectural de Mulhouse. Chaque artiste expose dans une interview la manière dont il a abordé, compris, traité et mené le projet à son terme. Un collectif d'auteurs parmi lesquels les historiens et critiques d'art François Barré, Fabrice Hergott, les écrivains Marie Desplechin et Didier Daeninckx, l'architecte Bernard Reichen... livrent leur interprétation de cette réalisation.
Résumé : Louis XIV domine son époque. Sur le plan international, il étend les frontières du royaume, établit des colonies en Amérique, en Afrique et en Inde, et contribue à faire de son petit-fils le roi d'Espagne. Il est l'un des plus grands mécènes de l'histoire européenne - Molière, Racine, Lully, Le Brun, le Nôtre travaillent pour lui, Versailles et ses satellites à Marly sont jalousés. Partout Louis encourage la danse, la chasse, la musique, la conversation, en particulier avec les femmes, dont le pouvoir est l'un des thèmes les plus originaux de ce livre. Obsédé par les détails du gouvernement, Louis XIV fut un roi politique, même si ses choix de ministres et généraux se sont avérés désastreux, notamment après la mort du très compétent Colbert. C'est de cette figure hypnotique bien qu'imparfaite, incarnation idéale du grand monarque, que Philip Mansel brosse le portrait.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.