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De la burqa afghane à la hijabista mondialisée. Une brève sociologie du voile afghan et ses incarnat
Mann Carol ; Millet Catherine
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343100814
Cet ouvrage se pose en premier lieu la question de savoir comment, en l'espace de quinze ans, la burqa, une des formes les plus anciennes du voile intégral, après avoir été l'objet de toutes les condamnations en tant que symbole de l'oppression des femmes, en est venue à représenter le contraire dans des cercles qui prétendent tout autant soutenir les droits humains en 2016 qu'en 2002. Puis, l'essor et la mode branchée des jeunes musulmanes sont discutés, en particulier l'émergence de la figure emblématique de la hidjabista, pour conclure que, peut-être, seule la mode sauvera les femmes du voile intégral... Est-ce la fréquentation de l'art qui a donné à l'anthropologue un don d'observation exceptionnel, s'attardant sur des détails, menus mais pertinents, du vêtement ou de la décoration des habitations, retournant contre la culture islamique cette arme, le regard, dont cette culture a fait le " responsable de tous les dévoiements "? Toujours est-il qu'en l'associant à la méthode de l'historienne, l'auteure nous permet de réfléchir sur cette burqa devenue l'emblème de la répression des femmes, ainsi que sur le port du voile en général, tel que nous le voyons de plus en plus adopté dans notre paysage urbain occidental, et d'y réfléchir en dehors de ce qu'elle n'hésite pas à appeler "l'hystérie", celle des politiques qui s'insurgent et légifèrent précipitamment, aussi bien que celle des prédicateurs doctrinaires qui en font un idéal de la féminité.
Voici une histoire critique de la diversité des destins, rôles et comportements des femmes durant les deux derniers grands conflits mondiaux en Europe et aux États- Unis. Celles-ci y ont endossé tous les rôles pour le meilleur et pour le pire: militaires, espionnes, agents, munitionettes, résistantes, gardiennes de camps, mères de famille, infirmières dans des villes assiégées, bombardées ou occupées, de Londres à Leningrad, en passant par Paris et Berlin. Dans le même temps, la mode, la cuisine et la vie quotidienne ont dû être réinventées sous la pression des restrictions, faisant surgir des passions de façon souvent inattendue. Jamais le rôle des femmes n'y a dupliqué celui des hommes. Car elles durent se battre simultanément sur deux fronts: en premier lieu, l'ennemi de la patrie, clairement identifié, mais aussi, à un niveau moindre, la machine de l'État qui exerça une surveillance accrue sur le corps féminin, en particulier dans l'Allemagne nazie. Les stratégies de refus, de négociation et de résistance qu'elles déployèrent à l'arrière des fronts ou dans les camps de la mort furent autant de tentatives pour affirmer une notion d'être civilisé à des époques caractérisées par une déshumanisation totale. Enfin, pour la première fois en France, ce livre évoque le combat spécifique des femmes pendant la Shoah. Pour réussir cette synthèse magistrale, Carol Mann s'est appuyée sur des documents inexplorés jusqu'ici: chroniques et journaux de femmes dans le Paris de la Première Guerre mondiale et du Ghetto de Varsovie ainsi que la presse féminine de tous les pays en guerre.
Deux voix en alternance. Celle d'une jeune fille éperdument amoureuse d'un homme plus âgé. Celle de cet homme éperdument amoureux de la jeune fille. Eloïse et Alain habitent le même immeuble. Elle au septième, dans une chambre de bonne. Lui trop confortablement installé dans une vie bourgeoise au quatrième. La passion jaillit, simple et brûlante. Leur vie bascule. En dépit de la grisaille qui les entoure. Rendez-vous le soir même à la gare de Lyon pour prendre un train qui les mènera tout droit vers ce bonheur mirifique auquel chacun n'a cessé de rêver. Vont-ils partir ensemble ? Le lecteur les accompagne pendant ces quelques heures qui décideront d'une nouvelle vie.
- A l'occasion du centenaire du mime Marceau - « Une tentative de reconstruction généalogique ashkénaze » Partout on a ri et pleuré avec Bip, oui la cage qu'il a construite de ses mains, le masque hilare qui cache le désespoir parlent d'un enfermement à chacun... Mais pour moi cette universalité du geste, ce bruissement du minuscule, ces sous-entendus assourdissants, ce soupir-monde, n'est-ce pas le propre du Juif errant, trimballant son insolente marginalité à travers le monde ? Il me semble que le mime Marceau fut le locuteur le plus éloquent, le plus inventif- et le plus méconnu du yiddish.Le mime Marceau, sa cousine Rose, le Yiddish, et moi. Partout on a ri et pleuré avec Bip. La cage qu?il a construite de ses mains, le masque hilare qui cache le désespoir parlent d?un enfermement à chacun... Mais pour moi cette universalité du geste, ce bruissement du minuscule, ces sous-entendus assourdissants, ce soupir-monde, n?est-ce pas le propre du Juif errant, trimballant son insolente margina- lité à travers le monde ? À travers cette histoire familiale, qui est aussi celle de toute une génération perturbée d?Ashkénazes de l?après-guerre, je tente de mettre un nom aux troubles hérités et de répondre à ce besoin viscéral de se souvenir et de réparer le monde. Carol Mann est historienne de l?art et sociologue spécialisée dans l?étude du genre et conflit armé, fondatrice des associations ?Women in War? et ?FemAid?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.