
Le crime ne paie pas, mais c'est pas évident. Aphorismes et extravagances
Il est arrivé à Giorgio Manganelli de dresser ainsi son curriculum vitae : " Du point de vue syndical, il a été professeur, journaliste et écrivain inscrit à la Société des Auteurs. Il a écrit des essais et des pseudo-nouvelles dont il ne se vanne aucunement ; dans tout son opus, il ne tire vanité, souvent de manière insupportable, que de ses chroniques ; parfois il les lit tout seul, et il rit. " Courts essais, notes, fragments, articles et aphorismes, inédits pour la plupart, retrouvés par sa fille Lietta dans ses cahiers et ses carnets, les textes ici rassemblés montrent tous les talents de ce Manganelli " chroniqueur ". Il s'y révèle, ce qui n'étonnera pas le lecteur familier de son ouvre, comme un analyste aigu, un virtuose du paradoxe et un critique jamais pris en défaut de l'actualité. " Funambule de la pensée ", Manganelli est aussi mythologue, comme a pu l'être Roland Barthes, de notre réalité : mais il en serait le mythologue hilare.
| Nombre de pages | 206 |
|---|---|
| Date de parution | 20/11/2003 |
| Poids | 274g |
| Largeur | 131mm |
| SKU: | 9782070769018 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782070769018 |
|---|---|
| Titre | Le crime ne paie pas, mais c'est pas évident. Aphorismes et extravagances |
| Auteur | Manganelli Giorgio ; Férault Dominique |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 131 |
| Poids | 274 |
| Date de parution | 20031120 |
| Nombre de pages | 206,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

PINOCCHIO.UN LIVRE PARALLELE
Manganelli GiorgioUn texte est quelque chose d'unique, de non répétable, mais contenant également d'autres textes, offrant une série de traces qui peuvent être développées selon de nombreuses directions. En ce sens, chaque oeuvre littéraire est un "roman noir" dont la solution est toujours ailleurs, dans la capacité de déduction du lecteur-enquêteur. Les grands livres sont, à l'évidence, ceux qui autorisent les chasses au trésor les plus gourmandes. Pinocchio possède, justement, une charge symbolique, énigmatique et allégorique inépuisable : il dit "beaucoup plus que l'intrigue serrée de la fable le laisse supposer", Giorgio Manganelli a reparcouru Pinocchio : le "livre parallèle" qui en est résulté n'est pas seulement une prestidigitation d'écrivain original à l'excès qui, armé d'imaginatifs paradoxes, parvient toujours à saisir la réalité et les conventions en tout genre. Dans ces pages, il n'est pas seulement question de la marionnette, de Geppetto et de la petite Fée, mais de nous-mêmes, aujourd'hui, travestis et masqués, protagonistes d'un ballet de transgressions, de ruses et de bonnes intentions.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,82 € -

Angoisses de style
Manganelli GiorgioIl y a beaucoup de raisons pour ne pas écrire cette quatrième de couverture, j'habite une maison affligée de coups de téléphone et de valises, un futur lourdement ironique me provoque, et ce dont je dois parler est enclos dans le conteneur patient du passé. Le passé, nous le savons par expérience et par conviction, est l'erreur. Le passé est fait de ce que nous n'avons pas fait, de ce que nous aurions dû faire, et dont nous savons pertinemment que nous ne le ferons jamais. Le passé hypothèque jusqu'à notre futur et, n'ayant jamais étudié le sanscrit dans les années de notre enfance, nous n'écrirons pas un mémorable essai sur les Veda. La présente accumulation de préfaces s'ouvre, par exemple, sur un texte consacré au Magasin d'antiquités de Charles Dickens qui, c'est l'évidence même, se trouve en lieu et place d'une mémorable recherche sur la Cabale et le Golem, en sus d'une grammaire comparée des langues sémitiques, que des circonstances atmosphériques m'ont empêché de mener à son terme. Puisque le passé est le dépôt des erreurs, et puisque le présent texte est un lieu du passé, une sorte de gargote dans laquelle les erreurs en viennent à sangloter les unes sur les épaules des autres, un lieu sombre et sordide, où dialoguent à voix basse des affirmations immotivées, je ne peux nier qu'un tel sentiment de foire, de lunapark, de fête funèbre gouverne cette assemblée de compères. Ici se disposent des paroles qui parlent de phrases, des phrases qui commentent des paroles, des pages à propos de livres et, enfin, un livre traitant de pages. Le procédé est imprécis, généreux, aventureux, irresponsable. Je pourrais dire qu'il s'agit d'une façon de faire plutôt sotte, n'était le fait qu'une bonne éducation réciproque, un accord tacite, empêche le signataire (et non l'auteur) et le texte de se livrer à des voies de fait. Il est de notoriété publique que lorsque les Fiancés de Manzoni, ou l'Histoire de la littérature italienne, rencontraient leurs signataires respectifs, ils les saluaient d'un aimable coup de chapeau. Tout ce que je puis dire en faveur de cet acte littéraire, qui effleure le code pénal, c'est seulement, selon les critères généralement acceptés, qu'il n'appartient pas à la critique, genre littéraire à propos de l'existence de laquelle je nourris, courtoisement mais fermement, certaine méfiance. Si les parlottes, les cancans, les palabres, les dithyrambes tragiques, les amusements vous intéressent, bref, si vous vous mettez sur les traces des choses inutiles - qui ne sont pas si faciles à dénicher -, peut-être y a-t-il ici quelque miette, quelque bribe pour des palais capricieux mais peu exigeants. S'il fallait dater ces mots d'un lieu, je les daterais de l'Auberge de l'Ecrevisse Rouge. Giorgio Manganelli.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,55 € -

La nuit
Manganelli Giorgio«Récemment - un jour bêtement banal -, un ami me rencontra dans la rue et, parmi d'autres potins à tort et à travers (c'est un ami qu'ont rendu malpoli les trop nombreux cortèges funèbres à la queue desquels il aime se mettre), il m'avisa que j'avais publié un livre. Il ne me le dit pas avec une acrimonie particulière, ni, à mon avis, avec malignité, bien que sa façon de s'exprimer fasse toujours soupçonner en lui un pervers calomniateur. Évidemment, cette nouvelle, ou ce commérage, selon quoi j'avais publié un livre, ne pouvait me laisser indifférent. Je ne voulais pas donner à ce monsieur l'impression que je n'en savais rien du tout, et pourtant ne me venaient aux lèvres que des propos généraux : "Qu'en penses-tu ?", ou "Ça te plaît ?". En fait, je ne savais pas que j'avais publié un livre ; plus exactement, j'ignorais qu'un livre avec mon nom sur la couverture avait été présenté aux libraires et, par ceux-ci, au public.»Seize récits inédits de Giorgio Manganelli écrits entre 1979 et 1986. Seize récits hantés par la «substance nuit», où s'affirme de manière définitive l'ironie absolue, la fulgurance stylistique, la trouvaille jubilatoire et l'idée de la littérature que ne cessa de défendre sa vie courant l'un des écrivains majeurs de notre modernité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,20 €
Du même éditeur
-
Oeuvres romanesques. Tome 1, Poèmes de guerre et d'après-guerre
Hemingway ErnestRésumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.EN STOCKCOMMANDER77,50 € -
Romans, récits et soties, oeuvres lyriques
Gide AndréCe volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.ÉPUISÉVOIR PRODUIT56,00 € -
Souvenirs intimes de David Copperfield. De grandes espérances
Dickens CharlesTraduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.ÉPUISÉVOIR PRODUIT69,50 € -
Iliade - Odyssée
HOMERETraduit du grec par Robert Flacelière et Victor Bérard. Édition de Robert Flacelière et de Jean Bérard. Index par René Langumier.EN STOCKCOMMANDER62,50 €
De la même catégorie
-
Frantumaglia. L'écriture et ma vie : Papiers 1991-2003, cartes 2003-2007, lettres 2011-2016
Ferrante Elena ; Bauer NathalieRésumé : "Ma mère m'a légué un mot de son dialecte qu'elle employait pour décrire son état d'esprit lorsqu'elle éprouvait des impressions contradictoires qui la tiraillaient et la déchiraient. Elle se disait en proie à la frantumaglia". C'est autour de ce mot, du sentiment d'instabilité qu'il évoque, que ce recueil de textes d'Elena Ferrante s'articule. Lettres échangées avec son éditeur, entretiens, correspondances sont les pièces hétérogènes d'une mosaïque qui éclaire la démarche de l'écrivain et invite le lecteur à entrer dans son atelier. En revenant sur ses romans - de L'amour harcelant à la saga L'amie prodigieuse -, Elena Ferrante prolonge sa recherche autour des thématiques essentielles de son oeuvre : le rôle de l'écriture comme tentative de recomposition d'une intériorité morcelée, l'univers féminin, la complexité de la relation mère-fille, Naples. À travers la multiplicité des écrits rassemblés, Frantumaglia offre un parcours original dans l'univers littéraire d'Elena Ferrante, ainsi que l'autoportrait inédit d'un écrivain à l'oeuvre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Instantanés
Magris Claudio ; Pastureau Marie-Noëlle ; PastureaRésumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Les poissons ne ferment pas les yeux
De Luca Erri ; Valin Danièle«À travers l?écriture, je m?approche du moi-même d?il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L?âge de dix ans ne m?a pas porté à écrire, jusqu?à aujourd?hui. Il n?a pas la foule intérieure de l?enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l?extérieur en adultes présumés, mais à l?étroit dans une taille de souliers plus petite.» Comme chaque été, l?enfant de la ville qu?était le narrateur descend sur l?île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l?excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l?envoient à l?infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l?adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d?initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l?engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l?«âge d?archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l?enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -
L'amie prodigieuse Tome 4 : L'enfant perdue. Maturité, vieillesse
Ferrante Elena ; Damien ElsaRésumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 €









