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La Mauresque
Manet Eduardo
GALLIMARD
11,95 €
Épuisé
EAN :9782070208043
Le 19 juin 1927, un tremblement de terre secoue à Cuba la ville de Santiago. Le narrateur est sur le point de naître : on transporte dans la rue le lit où sa mère, dite la Mauresque, accouchera de son fils au milieu de l'affolement et des cris. Un début de vie aussi exaltant ne peut annoncer que la plus riche, la plus pittoresque et la plus bariolée des enfances. Ainsi apprend-on que la Mauresque, espagnole d'origine, est devenue la concubine d'un puissant sénateur cubain, qui la délaissera ensuite pour d'autres queridas (bien-aimées). Mais la vitalité de cette superbe femme est telle qu'elle saura élever son fils dans la passion de la joie, de la liberté, de l'indépendance, malgré les pires vicissitudes politiques et sociales. La dictature de Machado suivie de sa chute, l'exil à La Havane n'entameront en rien l'humour du narrateur qui semble exister comme un prolongement toujours charnel de sa mère. La mémoire de celle-ci devient la sienne propre. Deux vies en une, tel est le spectacle de leur intimité en compagnie des deux servantes Senta et Dulce María : grouillement lumineux des fêtes, danses de possession, chants de sorcellerie, et surtout initiation sexuelle du jeune homme. Le récit, qui se termine en 1940, est comme le prélude encore heureux mais déjà dramatiquement bouleversé des événements qu'on sait, à travers une réalité qui se fait roman et un roman qui se fait réalité.
Résumé : Trois oeuvres théâtrales poignantes où l'humour, le cynisme et le tragique sont balancés par une écriture superbe dans ses couleurs, sa fermeté baroque et véhémente. Un balcon sur les Andes : En 1848, après l'écrasement de la révolution, une pauvre troupe de comédiens ambulants émigre en Amérique du Sud, du Pérou à la Bolivie en passant par le Brésil et le Paraguay. Ils sont mêlés successivement à tous les régimes politiques, en partagent les triomphes ou les défaites, les trahisons et les héroïsmes, le luxe et la misère. Autant de personnages singulièrement prédestinés à vivre les horreurs dictatoriales de notre époque. Mendoza, en Argentine... : 1933, toute-puissance des militaires, disparitions, tortures, répressions massives. Oeuvre de dénonciation féroce, également symbolique des souffrances imposées, aujourd'hui encore, à tant de pays d'Amérique latine. Ma'Déa : Le vaudou haïtien en est le thème central. Etrange et beau dans ses rites incantatoires, il apporte à cet ouvrage de violence révoltée son atmosphère de lyrisme calmé. Ces trois pièces ont été présentées par France-Culture, dans le cadre de l'émission "Nouveau répertoire dramatique" que dirige Lucien Attoun.
L'Ile du lézard vert, c'est Cuba à la fin des années quarante. Un Cuba qui ne correspond ni à l'image qu'en donnèrent les procastristes ("bordel de l'Amérique") ni au tableau idyllique qu'en font les exilés nostalgiques. Le héros du roman est un jeune étudiant qui, au cours de trois étés (48, 49 et 50) perd successivement plusieurs pucelages. Il devient l'amant d'une femme plus âgée que lui, Gipsie. Par l'intermédiaire de son meilleur ami, "Lohengrin", d'origine juive, il se mêle de politique et se rapproche du Parti communiste. Il est finalement dégrisé et comprend, dans la douleur, qu'il a été abusé. Ce qui fait le charme de ce livre, c'est sa truculence et son poids d'images fortes, déconcertantes. Le Cuba d'alors est un incroyable melting-pot, un pays fou où se rencontrent des éléments venus d'Europe, dAfrique et des Etats-Unis. Les personnages sont attachants et excessifs: la mère du héros, jalouse et ardente, son père, un grand journaliste et un séducteur, la snob excentrique, tous font penser à la tradition du roman picaresque espagnol.
Un vieux couple, M. et Mme Arthur, tente mais en vain de retourner en arrière, de retrouver le sens d'un monde fraternel et simple, bref le paradis perdu. La pièce est faite de leurs sentiments et de leurs états d'âme dont la moindre nuance est exprimée à travers des scènes cocasses et burlesques.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.