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Un Balcon sur les Andes. Mendoza, en Argentine. Ma'Dea. Théâtre
Manet Eduardo
GALLIMARD
14,85 €
Épuisé
EAN :9782070705269
Trois oeuvres théâtrales poignantes où l'humour, le cynisme et le tragique sont balancés par une écriture superbe dans ses couleurs, sa fermeté baroque et véhémente. Un balcon sur les Andes : En 1848, après l'écrasement de la révolution, une pauvre troupe de comédiens ambulants émigre en Amérique du Sud, du Pérou à la Bolivie en passant par le Brésil et le Paraguay. Ils sont mêlés successivement à tous les régimes politiques, en partagent les triomphes ou les défaites, les trahisons et les héroïsmes, le luxe et la misère. Autant de personnages singulièrement prédestinés à vivre les horreurs dictatoriales de notre époque. Mendoza, en Argentine... : 1933, toute-puissance des militaires, disparitions, tortures, répressions massives. Oeuvre de dénonciation féroce, également symbolique des souffrances imposées, aujourd'hui encore, à tant de pays d'Amérique latine. Ma'Déa : Le vaudou haïtien en est le thème central. Etrange et beau dans ses rites incantatoires, il apporte à cet ouvrage de violence révoltée son atmosphère de lyrisme calmé. Ces trois pièces ont été présentées par France-Culture, dans le cadre de l'émission "Nouveau répertoire dramatique" que dirige Lucien Attoun.
Résumé : Venu au monde à Puerto Rico à la fin des années 1950, Mauricio Gomez-Ravel est un exilé de naissance. Sa mère, Sarah Lévi-Lopez, mystique et charmeuse, écume les scènes de la Caraïbe avec son mari, chanteur de boléro gominé et fluet. Mauricio grandit dans cet univers baroque. A seize ans, il découvre la passion avec une célèbre héroïne de telenovela. A la même époque, il s'engage dans la lutte révolutionnaire et devient un véritable tribun. Mais sa mère, en quête de Dieu, passionnée de littérature, meurt d'un cancer. Son père refait sa vie aux Etats-Unis, trahissant ainsi tous leurs idéaux. Désespéré, le jeune Mauricio part pour la France et change de nom. Il est désormais Mauricio Ravel. De cette terre lointaine, il fait sa nouvelle patrie. Eduardo Manet nous conte ainsi le destin déguisé du jeune étudiant qu'il fut sans doute, vivant l'amour, la bohème, le théâtre. L'âge venu, voguant entre plusieurs vies, plusieurs langues, Mauricio tombe fou amoureux de Begonia, une Basque espagnole... Elle comme lui au passé chargé. Ils ont leurs blessures, leurs secrets. Sauront-ils s'aimer librement ?
L'Ile du lézard vert, c'est Cuba à la fin des années quarante. Un Cuba qui ne correspond ni à l'image qu'en donnèrent les procastristes ("bordel de l'Amérique") ni au tableau idyllique qu'en font les exilés nostalgiques. Le héros du roman est un jeune étudiant qui, au cours de trois étés (48, 49 et 50) perd successivement plusieurs pucelages. Il devient l'amant d'une femme plus âgée que lui, Gipsie. Par l'intermédiaire de son meilleur ami, "Lohengrin", d'origine juive, il se mêle de politique et se rapproche du Parti communiste. Il est finalement dégrisé et comprend, dans la douleur, qu'il a été abusé. Ce qui fait le charme de ce livre, c'est sa truculence et son poids d'images fortes, déconcertantes. Le Cuba d'alors est un incroyable melting-pot, un pays fou où se rencontrent des éléments venus d'Europe, dAfrique et des Etats-Unis. Les personnages sont attachants et excessifs: la mère du héros, jalouse et ardente, son père, un grand journaliste et un séducteur, la snob excentrique, tous font penser à la tradition du roman picaresque espagnol.
Eduardo Manet, ayant retrouvé le Don Juan de Ruiz de Alarcón, a été attiré par la personnalité et l'humanité désarmante de ce poète mexicain (1581 ? -1639). Pour ne pas trahir cette oeuvre charmante écrite dans une langue brillante et une versification aisée et sonore, Eduardo Manet a préféré adapter plutôt que traduire l'histoire de ce Don Juan laid et bossu qui conquiert une femme par la seule beauté de ses sentiments. Manet a retrouvé ainsi le mouvement intérieur et le goût du spectacle qui l'avaient frappé dans le texte espagnol.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.