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Aux sources du jazz noir. De Congo Plains à Léopoldville
Tchebwa Manda
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296563001
Enfant de la plantation. à la fois métis et polyglotte, noir et blanc, le jazz ne serait-il pas né d'un coup de blues ? Audacieux et inventif, il a su allier dans ses approches rythmiques, mélodiques et harmoniques une plasticité résolument innovante et une sentimentalité conquérante, au gré des climats sonores et des variations du temps. Du coup, hot jazz, blues, spirituals, gospels, cool, be-bop, swing, hard- bop, jazz-fusion, fruits d'une créativité lancinante, se déclinent comme des multiples accents d'une même musique. Dans ce livre se côtoient autant de paysages sonores ensoleillés et riches en émotivité, que de chefs d'orchestre, de musiciens et chanteurs de génie, auréolés d'une renommée acquise le plus souvent au prix d'un agonisme implacable. Au coeur du jazz se sont aussi noués et dénoués des enjeux de survie d'un peuple englué dans la terreur du racisme, depuis le temps de l'esclavage jusqu'à son abolition. Plus de deux siècles après, qu'y a-t-il encore de commun entre l'ancien jazz noir, celui du "roi" Armstrong et celui du "prince" Coltrane ? Entre celui de l'African jazz de Kallé Jeff et celui de l'OK jazz de Franco du Congo ? Entre celui de Bembeya Jazz de Guinée et cela de l'African Jazz Pioneer d'Afrique du Sud ? Serait-ce toujours le même jazz ? Un jazz manichéen, balançant entre noir et blanc, entre hier et aujourd'hui ? Un jazz rebelle et téméraire, accroché à ses racines néo-orlandaises? Sûrement, demain est fait de nouveaux métissages, sans que ne soit occultée l'aura qui est au coeur de l'esquisse de l'actuelle postmodernité dont le jazz contemporain porte l'augure.
Editions DUCULOT Fruit de 21 ans de chronique musicale, Terre de la chanson se veut un regard sur la diversité des cultures et sur leurs formes d'expression telles qu'elles se sont élaborées dans l'une des grandes métropoles musicales du monde: Kinshasa. Le lecteur avisé découvrira au travers de cet ouvrage que la chanson zaïroise, c'est à la fois ce phénomène complexe et diffus, parfois insaisissable, où élitisme et modernisme d'une part et traditionalisme et aisance de la rue de l'autre rivalisent pour fusionner dans une osmose remarquable.
Cuba est fille des guerres de libération à multiples visages. C'est cette évidence, et cette réalité que tente d'éclairer cet essai, autour d'une thématique multipolaire : le contexte historique de l'esclavage à Cuba, ainsi que les mythologies et imaginaires bicontextuels forgés par les Créoles afro-cubains et euro-cubains. Deux dimensions s'affrontent ici : d'une part, le champ de l'imaginaire, saisi comme espace ultime de repli et d'esthétisation du monde, imaginaire qui a permis à toutes les victimes de la traite et de l'esclavage à Cuba de se réinventer en " dramatisant " parfois les êtres et les choses, les esprits ancestraux et les déités, les différentes cosmogonies et mythes d'origine ; d'autre part, une vision anthropologico-juridique de la vie insulaire déployée sous le prisme des droits de l'homme, dans son rapport à la " culture de la paix ". Ainsi, pour tous les Noirs créoles insulaires, Cuba apparaît donc comme le lieu de l'exil fondateur, sinon le nouveau lieu " qui reconstruit l'ailleurs dans un ici hypothétique ", mais aussi l'espace conquis à force de besogner inlassablement dans le " métier à métisser " son ego. De cette terre d'exil - où se déploya un " assemblage disparate de matériaux hétéroclites " auquel il était difficile sinon impossible de donner un sens global - se dévoilèrent des hommes exceptionnels, des hommes dont l'humanité et la geste, dans un échec d'acculturation, a influé sur le cours de l'histoire culturelle de l'île. Au final, chacun ici enfanta dans son esprit sa nouvelle marrie et son nouvel ego à partir de " débris de synthèse de l'Europe imposée ou de l'Afrique perdue ", devenant ainsi, sous la figure de la métaphore, cet enfant né de la barbarie par l'anarchie culturelle dont parlait Césaire.
Loin d'être un simple voyage de plaisance dans les labyrinthes de la musique africaine, ce livre est une vraie occasion de rencontres. Rencontre avec un continent aux multiples facettes musicales, qui sont autant d'accents d'une forme d'expression culturelle bigarrée. Rencontre avec autant de pavillons hissés au-dessus d'une nappe musicale tramée de toutes formes de bruits : bruits de villages et de villes, bruits de savanes et de forêts, bruits de désert et bruits insulaires, bruits sacrés et profanes, bruits rituels et bruits ludiques, bruits de fontaines et bruits de vents, bruits pour danser et bruits pour réfléchir, bruits de tambours et bruits des battements de mains, rires et pleurs, plaintes et murmures... Bruits qui à travers une cartographie des différences identifie, enfin, l'âme profonde de l'Afrique. Entre ciel et terre. Ainsi, après avoir parcouru la carte musicale africaine, pays par pays, sied-il de constater l'essentiel : toute l'Afrique est musicale ; toute l'Afrique chante. prie et danse ; toute l'Afrique bruit de plaisir. Mais il s'agit d'une Afrique, une et plurielle à la fois, qui ne s'exprime pas forcément à travers une musique homogène. Car l'Afrique est secouée par une hybridation d'éléments musicaux d'origines ethniques différentes, portée par un bicontextualisme lancinant, entre le moderne et la tradition, entre hier et aujourd'hui, entre la ville et le village, entre le contexte local et le contexte mondial. A l'intersection de plusieurs disciplines (histoire, ethnomusicologie, organologie, etc.), ce livre empreint d'une admirable érudition et riche d'illustrations, dit, conte et raconte l'histoire de l'Afrique à travers un passionnant survol de ses multiples expériences nationales et transnationales.
Trois facettes du large fond des musiques du patrimoine africain émergent de cet ouvrage. Il en résulte trois grandes orientations : les musiques dites de griots ou jeliya, au carrefour de la geste ancestrale et de la littérature orale mandingue ; les musiques du désert maure à cheval entre l'art poétique du griot soudanais et les influences arabo-berbères ; les musiques australes, riches des influences des trois continents, mais dont la technique vocale est nourrie par la festoyante et chaleureuse plasticité des ancêtres locaux. Se retrouvent donc résumés ici un peu plus de mille ans d'histoires croisées entre les mystères de l'initiation et les dédales sinueux des mythologies, entre la verdure chatoyante des savanes et les vagues chaudes de sable. entre la symphonie du bleu turquoise des mers et le chant murmuré des marées. Là même où la vie, fière et jalouse de ses libertés, a ruisselé, tout comme l'imaginaire de ses peuples, à l'épreuve de tous les climats, attachée à ses racines ancestrales immuables.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.