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Résistances et quête des libertés à Cuba
Tchebwa Manda
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296563049
Cuba est fille des guerres de libération à multiples visages. C'est cette évidence, et cette réalité que tente d'éclairer cet essai, autour d'une thématique multipolaire : le contexte historique de l'esclavage à Cuba, ainsi que les mythologies et imaginaires bicontextuels forgés par les Créoles afro-cubains et euro-cubains. Deux dimensions s'affrontent ici : d'une part, le champ de l'imaginaire, saisi comme espace ultime de repli et d'esthétisation du monde, imaginaire qui a permis à toutes les victimes de la traite et de l'esclavage à Cuba de se réinventer en " dramatisant " parfois les êtres et les choses, les esprits ancestraux et les déités, les différentes cosmogonies et mythes d'origine ; d'autre part, une vision anthropologico-juridique de la vie insulaire déployée sous le prisme des droits de l'homme, dans son rapport à la " culture de la paix ". Ainsi, pour tous les Noirs créoles insulaires, Cuba apparaît donc comme le lieu de l'exil fondateur, sinon le nouveau lieu " qui reconstruit l'ailleurs dans un ici hypothétique ", mais aussi l'espace conquis à force de besogner inlassablement dans le " métier à métisser " son ego. De cette terre d'exil - où se déploya un " assemblage disparate de matériaux hétéroclites " auquel il était difficile sinon impossible de donner un sens global - se dévoilèrent des hommes exceptionnels, des hommes dont l'humanité et la geste, dans un échec d'acculturation, a influé sur le cours de l'histoire culturelle de l'île. Au final, chacun ici enfanta dans son esprit sa nouvelle marrie et son nouvel ego à partir de " débris de synthèse de l'Europe imposée ou de l'Afrique perdue ", devenant ainsi, sous la figure de la métaphore, cet enfant né de la barbarie par l'anarchie culturelle dont parlait Césaire.
Il est aujourd'hui impensable de mettre en valeur les cultures créoles de Cuba sans prendre en compte l'effort de remythification qu'ont déployé, dans un contexte d'extrême résistance, des millions de femmes et d'hommes asservis, loin de leurs foyers matriciels originels d'Afrique. L'auteur reconstitue les lambeaux de cultures imbriquées indiano-européo-soudano-bantu qui fondent la réalité socio-culturelle insulaire contemporaine.
Bousculant parfois des hiérarchies au sein d'une famille musicale en perpétuelle compétition, la chanson congolaise s'est vivifiée depuis plus d'un siècle, en puisant sa sève nourricière dans un humus local riche et fécond. Chansonniers et instrumentistes au talent immense, prophète à la parole sapientielle enlevée, poète à la verve ampoulée, chansonnier à la tchatche lascive et parfois licencieuse, "sérénadiste" à la petite semaine... Chacun y va de sa petite phrase, érigée ici en aphorisme inédit. Au-delà de l'égocentrisme obsédant du chansonnier, la guerre des noms, des surnoms et des petits noms fait rage. Quelques-uns parmi ces héros de la chanson congolaise en sont même arrivés à se convaincre que la seule manière pour "durer" sur la scène, c'est de jouer au caméléon, de changer d'appellation au gré des saisons ou des événements. Ce phénomène, si courant dans l'histoire de la musique congolaise, se rapproche, dans sa fonctionnalité, du port du masque rituel. Etudié ici avec une rare érudition, le masque onomastique livre enfin ses secrets. La chanson congolaise, elle-même riche de ses savoureux aphorismes, proverbes, verbes et apothtegmes, est analysée dans la deuxième partie de l'ouvrage. Tenter d'en donner un meilleur éclairage, en proposer quelques clés de compréhension ; en fait, tenter de cerner certains signifiants aphoristiques dans leur dimension sémiologique la moins équivoque, à partir des signes de langage poétique tels qu'ils sont mis en oeuvre dans leur ancrage local, est bien la problématique de ce livre.
Enfant de la plantation. à la fois métis et polyglotte, noir et blanc, le jazz ne serait-il pas né d'un coup de blues ? Audacieux et inventif, il a su allier dans ses approches rythmiques, mélodiques et harmoniques une plasticité résolument innovante et une sentimentalité conquérante, au gré des climats sonores et des variations du temps. Du coup, hot jazz, blues, spirituals, gospels, cool, be-bop, swing, hard- bop, jazz-fusion, fruits d'une créativité lancinante, se déclinent comme des multiples accents d'une même musique. Dans ce livre se côtoient autant de paysages sonores ensoleillés et riches en émotivité, que de chefs d'orchestre, de musiciens et chanteurs de génie, auréolés d'une renommée acquise le plus souvent au prix d'un agonisme implacable. Au coeur du jazz se sont aussi noués et dénoués des enjeux de survie d'un peuple englué dans la terreur du racisme, depuis le temps de l'esclavage jusqu'à son abolition. Plus de deux siècles après, qu'y a-t-il encore de commun entre l'ancien jazz noir, celui du "roi" Armstrong et celui du "prince" Coltrane ? Entre celui de l'African jazz de Kallé Jeff et celui de l'OK jazz de Franco du Congo ? Entre celui de Bembeya Jazz de Guinée et cela de l'African Jazz Pioneer d'Afrique du Sud ? Serait-ce toujours le même jazz ? Un jazz manichéen, balançant entre noir et blanc, entre hier et aujourd'hui ? Un jazz rebelle et téméraire, accroché à ses racines néo-orlandaises? Sûrement, demain est fait de nouveaux métissages, sans que ne soit occultée l'aura qui est au coeur de l'esquisse de l'actuelle postmodernité dont le jazz contemporain porte l'augure.
Ce livre restitue la vision de l'homme politique pour son pays au travers des "écrits et des dits". Le lecteur découvre les idées-forces du politique qui accompagne le développement d'un secteur socioculturel de la RD Congo. Banza Mukalay Nsungu a été élu quatre fois député de Lubumbashi et ministre dans plusieurs gouvernements. Il est depuis 2012 ministre de la Culture et des Arts de la RD Congo.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !