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Chaliapine
Mamy Sylvie
YMCA PRESS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782850653025
Cet homme est l'artiste le plus complet, le plus prodigieux qui se puisse voir de notre temps et, peut-être, de beaucoup d'autres. Sa voix qui gronde et caresse tout à tour, émouvante dans la moindre inflexion, le sens qu'il a de la musique parlée, son art de la diction qui, dans les plus orageux fracas de l'orchestre, lui permet de faire entendre chaque syllabe, chaque soupir, voilà des mérites singuliers. Mais ils ne lui suffisent pas. Il les fait servir, il les soumet au personnage qu'il ne compose point, qu'il vit, qu'il est. En même temps que chanteur, Chaliapine est acteur de génie". Ce sont les lignes que les Parisiens peuvent lire, le 22 février 1931, dans le journal Le Matin, sous la plume du jeune Joseph Kessel, qui venait de voir pour la première fois Chaliapine sur scène, avec la troupe de l'Opéra Russe, au théâtre des Champs Elysées. Sylvie Mamy suit l'immense artiste pas à pas depuis la ville de Kazan, près de laquelle il est né le 1er février 1873, jusqu'à Paris où il meurt le 12 avril 1938. Grâce à son travail sur les archives parisiennes, jamais encore exploitées à ce jour, l'auteur met en lumière la place que Chaliapine a tenu en France et le formidable engouement qu'il a suscité. On y découvre l'homme nostalgique de son pays natal, la Russie, mais aussi en perpétuel mouvement, à la recherche d'un lieu où poser ses valises, que ce soit à La Baule ou au Pays basque. Un musicien en quête de l'interprétation parfaite, jamais satisfait, mais toujours applaudi.
Directrice de recherches au CNRS, Sylvie Mamy a consacré de nombreux ouvrages et articles à la musique baroque italienne, et en particulier à l'Opéra et à Venise
Ce recueil localise l'absence lorsque tout a basculé et qu'il ne reste qu'un écrit traçant un relent de vie. Les écrits ont jailli comme par magie, la «fureur du poète» selon Platon. Puissent ces décors, en compagnie du jaguar, animal mythique, qui sert de pilier au chaman pour communiquer avec l'au-delà, exalter vos propres impressions.
Vénitien dans l'âme, Claudio Ambrosini est l'un des compositeurs majeurs de sa génération. Il est l'auteur d'une oeuvre abondante et multiforme (opéras, oratorios, passions, ballets, installations, oeuvres radiophoniques, pièces instrumentales et vocales), jouée dans les plus grands festivals européens de musique contemporaine. Il a fondé l'Ex Novo Ensemble qu'il dirige. Avec la France, Ambrosini entretient une relation privilégiée : il fut le premier compositeur étranger à être reçu à Rome, à la Villa Médicis ; il a aussi répondu à plusieurs commandes importantes du ministère de la Culture. Ce ne sont pas seulement ses qualités exceptionnelles qui m'ont incitée à engager un entretien avec Claudio Ambrosini (sur son oeuvre, le destin de sa ville natale...), ni les prix prestigieux qui jalonnent sa carrière, mais plus encore sa foi et son enracinement dans l'esprit d'innovation qui animait déjà la culture vénitienne de la Renaissance. Comme ses aînés, Malipiero, Maderna et Nono, Ambrosini a su créer sa place de "Vénitien" dans le milieu musical international. Comme eux aussi, il regarde vers l'avenir avec le souci constant d'ouvrir aux plus jeunes des voies nouvelles, porteuses d'un sens profond pour l'humanité.
Venise est un lieu délicieux pour tout être humain, qu'il soit malade ou bien portant. En ce qui me concerne, c'est dans un état pitoyable que je parvins sur la lagune, il y a plus d'une vingtaine d'années. Le balancement de la gondole m'épargnait les douleurs et les tensions que m'infligeaient mon fauteuil roulant et la voiture. Je crois que c'est la raison pour laquelle j'y pris racine. Ni bruit, ni mouches, ni poussière. Un air aussi agréable que la brise. Un soleil qui me réchauffait sans me brûler, une lumière douce et diffuse, qui ne m'éblouissait pas et me permettait de lire sans fatigue, un climat propice à l'oisiveté et qui n'exige rien de vous. Nous aurions donc bien pu, nous aussi, nous laisser aller à l'indolence...
Bounine Ivan ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Lushenko
C'est ce que la vie doit être : un ravissement". Cette déclaration d'Ivan Bounine (1870, Voronège — 1953, Paris) pourrait servir d'épigraphe à l'ensemble de son oeuvre, inspirée pas sa vision de la "vie pleine". Prix Nobel de littérature en 1933, ami proche et héritier littéraire de Tchekhov, Bounine occupe une place de choix dans la littérature russe du 20e siècle comme maître incontesté de la prose poétique et de la forme courte. Ce recueil permet de découvrir ses thèmes de prédilection : l'enfance, la passion, la mort, l'art, la mémoire, etc. à travers une sélection de récits, pour la plupart inédits en français, mais aussi un choix de poèmes, un versant de sa création littéraire resté jusqu'à présent quasiment inaccessible au lecteur français.
Dondoureï Daniil ; Karakhan Lev ; Plakhov Andreï ;
Les Chroniques cannoises sont un recueil d'entretiens menés régulièrement de 2006 à 2016 par des critiques de cinéma russes en vue à l'issue du Festival de Cannes pour la prestigieuse revue de cinéma Iskusstvo Kino (L'Art du cinéma), la plus ancienne d'Europe, créée à Moscou en 1931. Elles constituent une tentative unique de suivre au fil des ans non seulement les tendances de la programmation au Festival de Cannes, mais aussi celles de la culture dans son ensemble avec ses codes et ses représentations. Trois articles de fond écrits spécialement pour ce livre permettent de tracer des perspectives et d'esquisser un bilan. Par sa démarche, illustrant le passage de l'analyse des oeuvres concrètes aux problèmes les plus brûlants de la culture et des sociétés actuelles, ce livre s'adresse à un large public international et avant tout au lecteur français pour qui le Festival de Cannes constitue toujours un événement culturel majeur.
Le présent volume réunit un choix des plus beaux poèmes de l'Age d'or de la poésie russe depuis Gabriel Derjavine (1743-1816) jusqu'à Vladimir Soloviev (1853-1900) avec leur traduction française. L'auteur de cette anthologie Nikita Struve (1931-2016) enseigna la littérature russe à l'université de Nanterre et dirigea les éditions Ymca-Press. Spécialiste reconnu de la poésie russe, il a publié de nombreuses études sur les poètes russes depuis Alexandre Pouchkine jusqu'à Anna Akhmatova et Ossip Mandelstam.
C'est un Soljénitsyne qu'on ne connaît pas. Il y a quelque chose d'antique dans cette poésie qui semble venir du fond des âges, de bien plus loin que l'histoire de la Russie. Si l'on y trouve ici ou là des échos des malheurs de la Russie, la tonalité générale reste calme et contemplative, hormis peut-être la pièce qui s'appelle "Honte" où Soljénitsyne apparaît véritablement déchainé. L'auteur de l'Archipel du Goulag — qu'on découvre ici poète — dispense dans ces brefs poèmes une vraie sagesse et nous donne un accès à la beauté cachée du monde."