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POEMES KABYLES ANCIENS
Mammeri Mouloud
LA DECOUVERTE
34,10 €
Épuisé
EAN :9782707134264
Aucun des membres de la société où ces poèmes ont été recueillis n'est capable de les réciter tous, ni même une notable partie. Mais il en sait l'existence, et que quelqu'un dans le monde, en définitive familier, qui l'entoure les connaît et les dit. " Ces poèmes épiques, politiques, hagiographiques, gnomiques de l'ancienne société berbère de Kabylie (celle des tribus et des cités) ont été recueillis " avant que la mort ne les happe ". Des marabouts de Kabylie du XVIe siècle à la domination turque puis coloniale jusqu'au début du XXe siècle, la poésie berbère véhicule les canons et les idéaux d'une culture ancestrale. L'esthétique propre de cette tradition orale est ici consignée, pour sa propre sauvegarde, par écrit : " Le temps n'est plus où une culture pouvait se tuer dans l'ombre, par la violence ouverte, et quelquefois avec l'acquiescement aliéné des victimes. En ce siècle de monde rapetissé, où les contraintes d'une civilisation technicienne tendent à niveler la vie des hommes, désormais la somme des variantes civilisationnelles fait peau de chagrin ; il n'est pas vain d'en pouvoir sauvegarder le plus grand nombre. "
Tour à tour présenté comme un Robespierre ou le Jean Moulin algérien et mime de possible Mao Tse Toung africain s'il avait survécu à la guerre, Abane Ramdane reste peu ou mal connu. Cela n'est pas fortuit. Une véritable conjuration du silence en a fait l'oublié, voire "l'évacué" de la Révolution algérienne. Pourtant son rôle a été déterminant et capital. La guerre d'Algérie s'est pratiquement jouée durant ses deux premières années. De chaque côté on a tout fait pour emporter vite et fort la décision. La France y a dépêché les forces du contingent et tous les renforts disponibles, portant son armée au-delà de 500 000 hommes. Le FLN ne sera pas en reste. On doit à Abane d'avoir le premier compris et réalisé que sans le rassemblement des forces nationales et la réunion d'un congrès à la Soummam pour arrêter les objectifs et les moyens du combat, le feu allumé le 1er novembre 1954 aurait vite été étouffé et l'histoire de l'Algérie n'aurait enregistré qu'une révolte de plus, vite écrasée, au lieu d'une Révolution qui allait libérer le pays et façonner son avenir. On ne lui pardonnera pas d'être devenu en peu de mois, à force de caractère, d'organisation et de sens de l'action, le "numéro un" de la Révolution. Il sera liquidé, au Maroc, par les siens, le 27 décembre 1957. Tel un héros de tragédie, Abane Ramdane ira, avec le pressentiment de la mort, jusqu'au bout de ce qu'il croyait être son devoir. Cela ne mérite-t-il pas au moins un livre ? Le voici.
Résumé : Comme les aèdes de sa terre, Jean El Mouhoub est chargé de transmettre un message... Son angoisse et son drame viennent de ce qu'il est un poète sans auditoire... " Je viens d'écrire ces lignes poussé par un instinct irrésistible. Je jette un appel sachant très bien que nul ne répondra. " Il répétera inlassablement qu'il est orphelin... : " Connais-tu mon père et ma mère ? Où me montreras-tu ma patrie ? Car je n'ai ni père ni mère, je suis orphelin sans patrie. " Jean a le don de la parole mais sa parole à lui reste sans écho. Le poète dans sa terre natale est regardé un peu comme un prophète : un " démon " l'occupe (en berbère on dit : l'habite), mais le poète " démoniaque " a droit en retour à la reconnaissance, presque à la vénération : c'est un protecteur - protégé, il est la voix (et la voie) du ciel, il est la parole du groupe qu'il représente et par lequel il est représenté ; il est démiurge, prophète, magistrat, ambassadeur, exorciste, il est clairvoyant, clairvoyant... Il est la source à laquelle viennent boire les cours. Le poète n'est pas seulement poète (comme en Occident), " il participe d'un monde étranger... et supérieur au nôtre, quasi divin. Il est de l'essence des prophètes, c'est-à-dire des interprètes d'une puissance supérieure dont il n'est que la voix parmi nous. "
Quand éclate la guerre d'Algérie, Bachir, un jeune médecin, rejoint la résistance aux côtés de son frère Ali. Acculés dans leurs derniers retranchements, hommes et femmes perdent tous les masques dont la vie sociale nous affuble, et dévoilent la lâcheté et l'héroïsme, les vices et les vertus, le jeu et l'amour, le rêve et la cupidité, la ruse et la sincérité.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.