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Les échanges en Méditerranée médiévale. Marqueurs, réseaux, circulations, contacts
Malamut Elisabeth ; Ouerfelli Mohamed
PU PROVENCE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782853998291
Cet ouvrage est consacré aux échanges en Méditerranée à l'époque médiévale. Il repose sur des témoins matériels aussi divers que sont la céramique, la monnaie, le papier, des réseaux à grande distance depuis al-Andalus jusqu'en Asie Mineure, en passant par le Maghreb, la Provence et l'Italie. Réseaux qu'empruntent les cargaisons de pots, de vin, d'huile, de blé, d'épices, mais aussi les hommes d'affaires, les marchands, les ambassadeurs, les populations migrantes, qui depuis Venise ou Gènes vont coloniser les comptoirs de la mer Noire, ou encore les manuscrits qui vont transmettre dans toutes les cours d'Europe les récits des voyageurs en Orient des siècles durant et, enfin, les peintres et leurs oeuvres qui délaissent les brumes nordiques pour les terres accueillantes du Sud de l'Europe. Le monde économique du Moyen Age ne s'embarrasse pas plus que celui d'aujourd'hui des frontières des Etats, même si les souverains tentent de le réguler par des traités ou d'en tirer des revenus par le contrôle politique des ports et des détroits ; il brasse les affaires des plus grandes compagnies avec leurs associés, facteurs, apprentis et représentants et exploite les liens sociaux multiples de Barcelone à Alexandrie, de Lucques à Gênes, de Provence en Champagne, de Florence à Avignon et Aix. L'acculturation fait fi des distances, elle permet aux peintres hispaniques de faire des copies des maîtres flamands, aux mosaïstes byzantins de décorer la mosquée de Cordoue, à l'empereur Théophile de construire son palais de Bryas sur les rives du Bosphore à l'image du palais de Bagdad. Le monde des échanges est celui d'un monde sans cesse réinventé...
Cet ouvrage est consacré aux souveraines et aux aristocrates de l'Orient méditerranéen à l'époque médiévale. Il s'inscrit dans les recherches actuelles sur l'étude des femmes comme "genre". La symbolique chrétienne se fonde sur l'iconographie des églises où sont représentées comme modèles les saintes souveraines et martyres des premiers siècles alors que l'historiographie témoigne d'impératrices confrontées au pouvoir, usant de leur beauté et d'artifices, telle Théophano au Xe siècle soupçonnée du meurtre de ses deux premiers époux. On pénètre jusqu'au fond du gynécée là où s'ourdissent les complots, où rivalisent la reine mère et sa belle-fille, là aussi où s'éduquent les enfants impériaux pour lesquels leur mère est appelée à la régence lors de la mort de son époux. Toute l'aristocratie féminine gravite autour de la cour, les princesses rivalisent de piété et de générosité, qu'elles soient byzantines, arméniennes ou timourides, mais aussi de faste. Fortunées, mécènes dans le domaine artistique et religieux, fondatrices, commanditaires de reliquaires et de manuscrits enluminés la liste de ces dames de la haute société couvre l'Europe, l'Asie occidentale et centrale.
Cet ouvrage est consacré à la mort de ceux qui ont détenu le pouvoir, empereurs romains et byzantins, rois et reines de France ou d'Italie, sultans, dictateurs des temps modernes, généraux français ou polonais et même le pape. De quoi sont-ils morts : accident, exécution, maladie ? Comment se déroulèrent leurs funérailles ? Quels en furent les acteurs ? On découvre que l'écriture sous toutes ses formes depuis la chronique jusqu'aux articles de journaux a eu un rôle primordial dans la mémoire collective et l'histoire nationale. Elle a réhabilité les uns jusqu'à les sanctifier et a dénigré les autres jusqu'à la dérision. L'important s'est toujours joué dans l'après " la mort du prince ".
Malamut Elisabeth ; Ouerfelli Mohamed ; Buti Gilbe
La Méditerranée des villes est déclinée dans une perspective braudélienne et une approche sociologique. Villes comme noeuds de communication de routes maritimes, depuis les villes portuaires du Nil et l'île-cité de Patmos jusqu'aux brillantes capitales, Constantinople ou Damas, ou de moins illustres comme Savone ou Smyrne qui eurent pourtant leur heure de gloire. D'autres villes, comme Tlemcen et Bône, se caractérisent par une sédimentation mémorielle, depuis l'Antiquité en passant par la medina médiévale jusqu'à l'époque coloniale qui bouleversa leur configuration. Avec les villes de la Méditerranée sont appréhendés leur histoire spécifique, l'ancrage du pouvoir et l'extension de leur territoire.Telle la ville-port de Gênes marquée par des emprises successives sur l'espace, mais aussi Grasse avec ses tours ou encore les villes d'Italie centrale avec le palais des seigneurs et les domus familiales. Marseille se situe dans la confrontation entre la commune et l'autorité royale : elle se veut autonome, parfois indépendante et insoumise. Rome passe d'une capitale à éclipse à une grande capitale où la centralisation, la renovatio urbis et les migrations transforment la société et le visage des quartiers périphériques. Apparaissent alors les communautés urbaines, leur vivre ensemble et leur identité. C'est l'histoire en devenir des communautés religieuses de Ciutat de Majorque. C'est le regard des nomades du Maghreb sur les villes. Ce sont les espaces de sociabilité dans les villes chypriotes. Enfin, la communauté politique peut s'écrire et perdurer, comme la Chronique de Montpellier, jusqu'à ce que guerres de religion et guerre civile brisent ce qui en faisait le ciment et la mémoire.
En 1081, l'Empire byzantin, l'héritier de l'Empire romain d'Orient, est sur le point de sombrer dans le chaos : à l'intérieur une série de rébellions a fragilisé le pouvoir ; à l'extérieur des ennemis menacent les frontières. C'est alors qu'un jeune général, issu d'une famille aristocratique, prend le pouvoir par un coup d'Etat. Alexis le' Comnène (1081-1118) connaît l'un des plus longs règnes de l'histoire byzantine : il réussit à écarter le danger extérieur, réorganise les finances et l'administration, se fait le champion de l'orthodoxie religieuse et ouvre l'Empire byzantin aux relations avec l'Occident. Son oeuvre a permis aux Comnène de rester sur le trône tout un siècle. Fondée sur une abondante historiographie médiévale et moderne, cette biographie tente de dégager une image objective de cet empereur rusé et indéchiffrable, tantôt terrible, tantôt indulgent.