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OEUVRES COMPLETES T VIII
MAINE DE BIRAN
VRIN
54,00 €
Épuisé
EAN :9782711620678
Les textes rassemblés ici marquent un tournant décisif de la philosophie biranienne : après avoir développé sa pensée dans les Mémoires couronnés (tomes II, III, IV, VI), Maine de Biran, revenant sur ses pas, estime qu'il a laissé sans solution les problèmes de la métaphysiques classiques. Il s'efforce d'y répondre à partir de son propre point de vue et élabore à cet effet ses théories de la croyance et de l'absolu : l'être ne se réduit pas au phénomène qui le manifeste ; être, ce n'est pas être perçu. C'est dans les Rapports des sciences naturelles avec la psychologie que Biran traite pour la première fois ces questions de manière détaillée, ce qui l'oblige à reprendre sa distinction du sujet et de l'objet, et à revoir sa critique de Condillac et des cartésiens. On trouvera aussi dans ce volume plusieurs opuscules de la même époque abordant ces questions, et notamment des discours prononcés à la société philosophique qu'il animait alors.
De l'aperception immédiate a été écrit en 1807, pour le concours de philosophie de l'Académie de Berlin. Dans cette oeuvre, où Maine de Biran discute de la question de savoir s'il y a une " aperception immédiate interne " et en quoi elle consiste, on a à faire à l'exposé le plus maîtrisé, le plus abouti, de la doctrine de la maturité, encadrée en amont par la Décomposition de la pensée et en aval par l'Essai sur les fondements de la psychologie, demeuré inachevé. Opérant la synthèse de ses travaux antérieurs, les ramassant sous une forme concise, Biran procède là à une analyse rigoureuse des faits primitifs du sens interne dans l'intention de constituer la " science des principes " dont il a l'ambition depuis 1804.
Résumé : Ce volume reproduit les textes rédigés par Maine de Biran avant le mémoire intitulé Influence de l'habitude sur la faculté de penser, c'est-à-dire avant 1800. Ces textes sont donc caractéristiques d'une période pendant laquelle la pensée du philosophe de Bergerac se construit. Ses deux points forts sont le Vieux Journal, ainsi que les notes qui auraient dû servir à un Mémoire sur l'influence des signes, mis au concours par l'Institut de France. On y relève l'influence des philosophes qui ont marqué la formation de Biran, soit principalement Rousseau, Condillac, Locke et Bonnet, et on y mesure encore particulièrement le choc qu'a été pour lui la Révolution française. Ces Ecrits de jeunesse sont précédés d'une Histoire des manuscrits et des éditions de Maine de Biran.
On trouvera réunis dans ce volume tous les discours prononcés par Maine de Biran à la Société médicale de Bergerac, entre sa fondation en 1806 et sa dissolution en 1810 ; quelques-uns sont inédits, ainsi que plusieurs appendices. Le philosophe confronte aux systèmes médicaux en vogue sa philosophie du sujet ; bien informé, il discute pied à pied avec Gall, Cabanis et Bichat, des implications philosophiques qu'il excelle à voir dans les oeuvres de ces physiologistes. Ecrits en pleine période de la maturité, ces textes constituent une excellente expression des grands thèmes biraniens. Ils sont accompagnés d'une série de documents - comptes-rendus des séances, règlements de la Société, plan d'une topographie médicale, etc. - relatifs au fonctionnement de la petite institution créée par le philosophe, alors sous-préfet de Bergerac.
Second volet de ce qu'il est convenu d'appeler la dernière philosophie de Maine de Biran, ce volume consacré à l'anthropologie de 1823-1824 donne l'état final d'un projet élaboré dans ses grandes lignes une vingtaine d'années auparavant, mais repensé largement à partir de 1815-1818. A la " vie animale " et à la " vie humaine ", s'ajoute désormais une " vie de l'esprit " qui contraint le philosophe à réévaluer l'organisation de l'ensemble. Derniers efforts du philosophe pour " fermer son cercle ", la Note sir l'idée d'existence et les Nouveaux essais d'anthropologie, édités ici sur de nouvelles bases, permettent de mesurer le champ parcouru par lui depuis l'époque où il se croyait disciple des Idéologues.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.