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OEUVRES COMPLETES T IX
MAINE DE BIRAN
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711620685
Depuis 1820, l'intérêt de Maine de Biran pour la physiologie connaît un nouveau développement ; c'est qu'il s'agit, maintenant qu'il a développé sa philosophie de l'absolu, d'harmoniser tous les domaines de son anthropologie. A cet effet, il s'appuie sur d'anciens textes, mais le fait dans un esprit nouveau, stimulé qu'il est par l'aliéniste Royer-Collard, pour qui il écrit les Nouvelles considérations sur les rapports du physique et du moral de l'homme, et par la lecture de physiologistes qu'il découvre alors, Reil, dont l'analyse de la coenesthèse l'intéresse beaucoup, Bérard, dont l'ouvrage, Doctrine des rapports du physique et du moral suscite la rédaction des Considérations sur les principes d'une division des faits psychologiques et physiologiques, ainsi que Bertrand et Magendie. Ces deux textes sont accompagnés d'opuscules traitant de sujets de même nature, l'un particulièrement, discutant la notion d'âme sensitive chez Van Helmont
On trouvera réunis dans ce volume tous les discours prononcés par Maine de Biran à la Société médicale de Bergerac, entre sa fondation en 1806 et sa dissolution en 1810 ; quelques-uns sont inédits, ainsi que plusieurs appendices. Le philosophe confronte aux systèmes médicaux en vogue sa philosophie du sujet ; bien informé, il discute pied à pied avec Gall, Cabanis et Bichat, des implications philosophiques qu'il excelle à voir dans les oeuvres de ces physiologistes. Ecrits en pleine période de la maturité, ces textes constituent une excellente expression des grands thèmes biraniens. Ils sont accompagnés d'une série de documents - comptes-rendus des séances, règlements de la Société, plan d'une topographie médicale, etc. - relatifs au fonctionnement de la petite institution créée par le philosophe, alors sous-préfet de Bergerac.
L'Essai sur les fondements de la psychologie occupe une place singulière dans l'oeuvre de Maine de Biran. D'une part, l'ouvrage marque le point d'aboutissement de la période ouverte en 1804 par le Mémoire de la décomposition de la pensée ; en ce sens, il donne sa forme achevée à la philosophie de l'existence subjective que les mémoires couronnés par les différentes académies ont jalonnée. D'autre part, il marque le moment où Maine de Biran, en partie sous la pression d'Ampère, s'efforce de faire droit à la nécessité d'une ontologie ; c'est le début d'une crise qui va aboutir en 1813 à la rédaction des Rapports des sciences naturelles avec la psychologie, qui inaugurent la philosophie biranienne de l'absolu. A la charnière des deux époques, l'Essai récapitule et innove, synthétise et fraye de nouvelles voies. Depuis sa première publication par Naville au XIXe siècle, il est considéré comme le chef d'oeuvre de Maine de Biran.
Voici réunis les commentaires de Maine de Biran sur les philosophes du XVIIe siècle : Descartes, Locke, Malebranche, Leibniz, Bossuet et Pascal. L'ensemble ne compose pas pour autant un cours d'histoire de la philosophie : car, à travers la lecture critique des grands textes, l'auteur cherche à définir correctement et à surmonter les problèmes que lui pose la conversion de la psychologie de l'effort à la philosophie de l'absolu. De nombreux textes inédits viennent compléter les oeuvres déjà connues, et l'on peut ainsi suivre avec précision, de 1812 à 1823, les mouvements d'une pensée toujours en devenir.
On trouvera dans ce volume des textes qui reflètent certains aspects de la " dernières philosophies " de Maine de Biran, ainsi que de nombreux témoignages de ses lectures entre 1818 et 1823. Sa pensée se développe selon trois perspectives : une redéfinition de la philosophie à l'occasion d'une critique détaillée de Bonald (sur l'origine du langage et la définition de l'homme, notamment), une réflexion sur la morale (qui s'efforce de trouver une troisième voie à partir de Condillac et Kant), et une reprise de la tradition religieuse (Lamennais, Bossuet, Fenelon, commentaire de l'Evangile de saint Jean). Son évolution vers un platonisme de plus en plus marqué, la présence croissante du christianisme peuvent se lire à travers de nombreux textes et appendices - tous inédits (sur Plotin, Proclus, saint Augustin) - où s'élabore plus nettement le thème de la " troisième vie ".
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.