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LA COMMUNAUTE DES EGAUX. Le communisme néo-babouviste dans la France des années 1840
Maillard Alain
KIME
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841741397
Communisme : le mot se répand en France au début des années 1840. Il désigne alors la doctrine qui vise à fonder la république sur la communauté des biens, des travaux et des jouissances. Ses partisans la révèlent secrètement, notamment à Paris et à Lyon, dans la Société des travailleurs égalitaires et d'autres groupements de conspirateurs. Surtout, ils la proclament publiquement dans des écrits qui défendent la mémoire de Gracchus Babeuf et de Filippo Buonarroti, dans des rassemblements officiels comme le banquet de Belleville, dans de nombreuses réunions populaires et dans leur presse ouvrière. Jusqu'à la révolution de 1848, le mouvement " néo-babouviste ", animé par Théodore Dezamy, Jean-Jacques Pillot, Richard Lahautière, André-Marie Savary, Joseph Benoit, les frères Charavay, Jules Gay et bien d'autres, forme avec une école rivale, celle d'Etienne Cabet, le " parti communiste "... Ce livre tente de comprendre et d'expliquer comment la vision du monde et les pratiques politiques de ce communisme égalitaire se sont développées au cours des années 1840 ; comment des militants issus des " blouses " et de la " redingote pauvre " ont transformé le républicanisme ouvrier, apparu avec la révolution de 1830 et la floraison de luttes et d'utopies sociales sous la monarchie de juillet, en communisme ouvrier.
Résumé : La grande originalité de ce livre, c'est qu'il est écrit à quatre mains, par une femme et un homme. Avec talent et sens du suspense, les auteurs mettent en scène la quête de séduction et d'amour qui gouverne la plupart de nos vies d'humains, pas faits pour rester seuls. Mais comment concilier ses attentes et celles de l'autre, trouver un langage commun et obtenir le perfect match, la correspondance parfaite ? Un homme reprend conscience dans un endroit sombre et humide. Il ne se souvient de rien, si ce n'est de son identité : avocat genevois, député au parlement cantonal. Dans la pièce où il est attaché résonne un morceau de piano qui tourne en boucle. Que lui veut-on ? Une femme masquée lui rend brièvement visite, mais elle reste énigmatique, ne répond pas à ses questions. Dans le noir et la solitude, il est condamné à revisiter sa vie. La disparition suspecte de l'homme de loi Adam Morand est alors signalée à la police. L'enquête est menée par la commissaire Clara Weber. Quand la policière s'aperçoit qu'Adam Morand est inscrit sur de nombreux sites de rencontre, elle pressent que c'est la piste à suivre. Ce monde de la séduction en ligne, elle l'a toujours évité, bien que sortant d'une relation sentimentale difficile. Elle découvre avec stupéfaction les stratégies de certaines personnes passées maître dans l'art de la séduction, la manipulation et le mensonge. Entre fausses promesses et maltraitance psychologique, quatre femmes ont justement été les victimes du même prédateur. Elles ont décidé de se venger. Dans la cave, la mémoire revient peu à peu à Adam. Un repas au restaurant en galante compagnie, puis les arrivées successives d'anciennes relations, une perte de connaissance. Il a été drogué. Il reconnaît Pénélope, sa geôlière, et tente de négocier. Le dialogue est tendu et très révélateur des attentes souvent différentes entre femmes et hommes. Mais bientôt la situation se corse. La police est désormais sur la trace d'une des ravisseuses. Pour elle, le danger se rapproche : que vont faire les quatre complices ? Relâcher leur prisonnier en le menaçant ou l'amadouant pour qu'il ne les dénonce pas ? Ou passer à l'acte et s'en débarrasser. Et si les elles ne partageaient pas tout à fait les mêmes motivations et sentiments à l'égard de l'homme qui les a tant fait souffrir ?
Ce volume part d'un constat initial : les politiques scolaires, les innovations pédagogiques, les débats en général sur l'enseignement de ces deux derniers siècles, mais aussi les sciences de l'éducation elles-mêmes, sont incompréhensibles si on ne les relie pas aux utopies éducatives comme matrices ou termes de référence théoriques, imaginaires ou encore expérimentaux. Par utopies éducatives, il faut entendre, ici, aussi bien les "utopies pédagogiques" s'inscrivant dans des cadres scolaires ou institués, que des projets de transformation globaux bouleversant l'éducation et la société.
Une nuit sans lune, parce qu'à 12 ans, il n'est pas normal de voir disparaître de sa mémoire ce mot si familier ; parce que la crise d'épilepsie foudroyante qui me catapulte loin d'un présent insouciant, implose également ma foi en un Dieu vivant, jusque-là inébranlable ; parce qu'indépendamment des explications, et malgré le pourquoi amer en arrière-goût, il me faut rebâtir seule dans cette nouvelle obscurité. Si cette foi dépouillée de ses préconceptions finit par rencontrer le miracle, l'histoire véridique de ma guérison divine ne se contente pas de victoires. Les mots brisent le silence souvent imposé par la souffrance. Ils disent la peine, exposent le besoin et expriment l'incompréhension tout en balayant la toxique rancoeur ou la culpabilité mensongère. Que ce récit détonnant soit une voix pleine d'espoir pour le malade en attente d'une libération, pour ses proches éprouvés, pour l'incroyant en recherche spirituelle ou le pieux désillusionné. Qu'on y trouve un écho, du réconfort, des clés et de l'espérance dans sa propre traversée".
L'amour est un don, fait d'actes concrets, consacrés à l'autre. Parfois leur insuffisance mène à l'incompréhension et à l'éloignement. Ce livre va vous aider à soigner votre couple et à redécouvrir votre partenaire. La thérapie Imago présentée ici apprend aux couples à maintenir le sentiment d'un lien profond, tout en aidant chacun à s'épanouir. Imago est un chemin vers l'amour dans la mesure où aimer, c'est se préoccuper de l'autre et répondre à ses besoins. Cette méthode pratique vous propose des dialogues spécifiques qui, en plus d'apaiser les conflits, vous permettront de mieux comprendre le choix de votre partenaire et de réveiller vos potentiels respectifs. A deux, vous pourrez approfondir et réenchanter le lien dans le couple. Plutôt que de changer de partenaire, changez votre relation !
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.