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La cité vertueuse d'Alfarabi. La fondation de la philosophie politique en Islam
Mahdi Mushin
ALBIN MICHEL
25,15 €
Épuisé
EAN :9782226117496
Il faut lire les grands philosophes arabes du Moyen Âge. Non pas pour céder aux charmes d'une érudition exotique mais pour se défaire définitivement de l'idée que l'Occident chrétien serait l'unique digne héritier de la culture philosophique grecque. Non seulement les penseurs arabes n'ont jamais vraiment cesser de commenter avec beaucoup d'intelligence et de finesse les textes de l'antiquité païenne, mais c'est par eux qu'une philosophie aussi importante que celle d'Aristote sera transmise en terre chrétienne. Tenu par Avicenne et Averroès comme le fondateur de la philosophie musulmane, Alfarabi (870-950) est un auteur dont l'oeuvre, imprégnée de culture coranique et des traditions chrétiennes de son temps, tente de renouer le dialogue avec la philosophie politique platonicienne et aristotélicienne. Quelle que soit la rive de la Méditerranée où il réside, le philosophe de cette époque se trouve confronté à la question de la conciliation entre sa pratique de libre réflexion, héritée des Anciens, et le respect d'une religion révélée. La loi est-elle d'origine humaine ou divine ? Doit-on seulement lui obéir ou peut-on la soumettre à l'examen de la libre raison ? La comparaison des positions d'Alfarabi à celles, par exemple, du juif Maïmonide (Maïmonide, de Gérard Haddad) ou de Thomas d'Aquin (La Philosophie de Thomas d'Aquin, de Rudolf Steiner) aide à comprendre quelque chose à la fois de la spécificité de chacune des cultures monothéistes et du destin qui leur est commun. On doit aux travaux de Muhsin Mahdi, élève de Léo Strauss et professeur à Harvard, la redécouverte d'un auteur majeur longtemps méconnu. --Emilio Balturi
Monter au sommet du pic du Midi de Bigorre est une expérience unique et multiple. A l'instant où l'on y prend pied, la magie opère. Véritable machine à remonter le temps, nous voici immédiatement projetés des siècles plus tôt, au "pic avant le Pic", avant les hommes. Les hommes, justement. Fascinés par cette montagne qui n'est pourtant ni la plus belle ni la plus haute de la chaîne, beaucoup ont choisi d'y lier leurs vies. De Ramond de Carbonnières, Nansouty, Vaussenat jusqu'aux astronomes des XIXe et XXe siècles, les Baillaud père et fils, les Jean Rösch; des préromantiques aux randonneurs contemporains: leur présence à tous, anonymes ou prestigieux, se ressent là-haut. Puis son destin s'est attaché à celui de l'observatoire qui, depuis les années 1880, trône sur son sommet: ce fut l'âge d'or puis le déclin,jusqu'à une mort annoncée; ce fut la renaissance à travers le tourisme. Mais les interrogations demeurent quant à son avenir. Aujourd'hui, sur ce "vaisseau des étoiles", selon la formule du général Nansouty, se trouvent des hommes qui vivent et le font vivre. C'est cette symbiose séculaire et toujours aussi riche d'émotions et de sensations que ce livre vous invite à découvrir.
On veut me faire taire et invisibiliser en me collant des étiquettes comme "trop ceci" ou "pas assez cela". Sauf que moi, j'ai décidé de faire entendre ma voix ! Attends, j'te raconte.
Ces nouvelles retracent et poursuivent les destins d'Irakiens en exil depuis les années 1980 et la série de conflits et d'épreuves qui ont frappé leur pays. Les fleurs, symboles de la grâce de la nature, sont le fil conducteur de toutes ces nouvelles. Elles accompagnent les destins tragiques, mais parfois comiques aussi, de ces êtres transplantés malgré eux. L'auteur ne nous invite pas à pleurer le sort de ces personnages déchirés mais plutôt à ressentir de la complicité pour leur humaine condition.
Ce roman a pour point de départ un crime sur lequel vont enquêter non sans peine les polices française et espagnole. Au départ, une histoire de divorce, dont le caractère complexe ne va se dévoiler qu'au fur et à mesure. Et si le crime était ici un levier permettant d'explorer le fonds d'êtres multiples, gardiens de lourds secrets ? L'empreinte de la violence et du mensonge cohabite alors avec l'idéal humaniste et la recherche du bonheur, dans un univers qui s'incarne en quatre villes acteurs et témoins : Paris, Madrid, Bruxelles et Bagdad.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.