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Le dieu des philosophes
Magnard Pierre
TABLE RONDE
10,20 €
Épuisé
EAN :9782710328209
Il y a toujours un maillon manquant dans le système. La chaîne des raisons voudrait se refermer sur elle-même. En pure perte. Le défaut se déplace aussitôt qu'on le croit suturé. La "fonction dieu", mise en ?uvre par la raison philosophique, viendrait assurer le colmatage de la brèche en quelque point du système qu'elle se manifeste. Un "joker" a par définition toutes les valeurs. Le dieu des philosophes, selon la place qu'il est appelé à tenir dans le système, a, tour à tour, tous les visages. Un ou Etre, premier moteur ou causa sui, forme des formes ou matière-mère, superesse ou nihil, monade ou totalité, origine ou fin... la litanie des noms divins n'a pas de cesse. Les philosophies ne se distingueraient qu'en déplaçant le site de dieu. Imaginons-les traductibles les unes dans les autres? Une loi de transformation permettrait de passer de l'expédient dont use l'une à celui dont use l'autre. On pourrait suivre ainsi la "fonction dieu" dans ses vicissitudes, calculer ses variations. Une constante se peut-elle dégager qui désignerait une identité? Que ce dieu occupe tour à tour tous les sites et qu'il tienne successivement tous les rôles signifierait qu'il ne se réduise à aucun. Cette prolifération des tâches et des lieux dénoterait alors sa transcendance.
Entré en khâgne pour y devenir traducteur de Virgile et d'Homère, Pierre Magnard reçut de Jean Beaufret l'interpellation de Heidegger, qui fit vaciller ses certitudes et certaine manière d'être chrétien. Ce vacillement le conduisit vers Pascal, dont l'angoisse colore la foi d'une manière inoubliable, lequel Pascal le conduisit à Montaigne, ami de toute une vie. Deux figures en miroir entre lesquelles il lui parut urgent de ne jamais choisir, et auxquelles il consacra beaucoup de son industrie, comme à ces philosophes de la fin de Moyen Age et de la Renaissance que Char eût dit des Matinaux. Un humanisme faisant l'épreuve du néant en l'homme et du silence de Dieu était possible, dont Maître Eckhart et Nicolas de Cues montrent le chemin ; un christianisme aussi, fondé non sur l'usage d'une raison dogmatique mais d'une raison joueuse, laquelle, tout en sachant que c'est le coeur qui lui donne ses principes, se déploiera en toute liberté. Le chemin d'un philosophe, professeur émérite en Sorbonne, jusqu'à la couleur du matin profond.
Dresser le vocabulaire de l'auteur des Pensées, c'est en quelque trente-quatre entrées rendre le lecteur sensible à ces imperceptibles déplacements, glissements de sens, qui finissent par produire une ?uvre absolument originale. Sur la collection Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.La collection "Vocabulaire de" présente les principaux termes dans lesquels s'exprime chaque philosophe, selon un ordre alphabétique, en partant du principe qu'un philosophe n'est intelligible que dans sa langue, dans son vocabulaire propre ou dans le vocabulaire commun qu'il s'approprie.L'approche de chaque notion comporte trois niveaux qui sont signalés dans le texte par des astérisques (*): la définition de base, accessible à un étudiant débutant; l'approche scientifique, s'adressant à l'étudiant confirmé, et ce jusqu'à l'Agrégation; et enfin, une approche plus libre, permettant une interprétation plus large, comme par exemple la résonance de la notion au sein du système. Chacun des volumes de la collection "Vocabulaire de" devrait constituer une voie d'accès privilégiée à la lecture et à l'intelligence d'un système philosophique.
Qu?est-ce que l?humanisme : volà une question complexe. Comment définir ces termes liés à l?homme, à l?humain, à l?humanité? Leur emploi est de plus en plus fréquent, souvent galvaudé ou mal compris, équivoques, servant les ambiguïtés et les malentendus les plus surprenants. Pierre Magnard s?est lancé dans une vaste entre prise : remettre les choses à leur place, redéfinir des mots dont le sens originel a été oublié tout en étudiant le pouquoi de ce phénomène. Chaque époque a ses préocupations. Le XXIè siècle se préoccupe de l?humain. Voici un livre qui vous permettra de revenir à des notions plus justes et à des mots vrais...
Etude des mots qui, dans les Essais font preuve d'un ancrage sémantique nouveau, car la langue de Montaigne est avec celle de Rabelais, la plus riche de son temps et témoigne d'une vigueur jamais atteinte.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.