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La couleur du matin profond
Magnard Pierre ; Fiat Eric
PETITS PLATONS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782361650414
Entré en khâgne pour y devenir traducteur de Virgile et d'Homère, Pierre Magnard reçut de Jean Beaufret l'interpellation de Heidegger, qui fit vaciller ses certitudes et certaine manière d'être chrétien. Ce vacillement le conduisit vers Pascal, dont l'angoisse colore la foi d'une manière inoubliable, lequel Pascal le conduisit à Montaigne, ami de toute une vie. Deux figures en miroir entre lesquelles il lui parut urgent de ne jamais choisir, et auxquelles il consacra beaucoup de son industrie, comme à ces philosophes de la fin de Moyen Age et de la Renaissance que Char eût dit des Matinaux. Un humanisme faisant l'épreuve du néant en l'homme et du silence de Dieu était possible, dont Maître Eckhart et Nicolas de Cues montrent le chemin ; un christianisme aussi, fondé non sur l'usage d'une raison dogmatique mais d'une raison joueuse, laquelle, tout en sachant que c'est le coeur qui lui donne ses principes, se déploiera en toute liberté. Le chemin d'un philosophe, professeur émérite en Sorbonne, jusqu'à la couleur du matin profond.
Résumé : Difficile, par les temps qui courent, de prononcer le mot " religion " sans que par association d'idées ne soit rappelée à notre bon souvenir la triste réalité de conflits humains, trop humains, dont l'hostilité mutuelle des confessions serait le fondement et que seuls le dialogue, le relativisme ou... la laïcisation pourraient modérer. Vive, en somme, une sorte de post-religion décantée de la fureur des origines... Or, c'est bien là le pire, et le plus dangereux des contresens. Toute la force de ce livre est de nous rappeler, et de nous prouver l'évidence : " religion " est un mot qui n'admet pas de pluriel, pour autant qu'il désigne et ne peut que désigner l'effectivité d'une union qui doit embrasser l'humanité entière. L'humanité est une, l'Unique est Dieu; l'humain transcende ses particularités en passant pacte avec l'Absolu : on a appelé cela l'Alliance. Aussi, ne troquons pas les errements du présent contre une prise de distance plus grande encore envers cette évidence première, n'allons pas obérer l'appel divin à l'harmonie par la construction impossible d'une tour de Babel des conciliations artificielles. Ne plaçons pas d'espoir indu dans un quelconque comparatisme ; ce serait la meilleure manière d'oublier que les diverses confessions ne sont que les différents segments du chemin sinueux qui va des origines à l'accomplissement. L'urgence est de retrouver la dynamique de cette marche en avant vers l'intégration à l'ultime vérité de toutes les variations qu'elle a pu connaître. La religion à venir, la religion totale sera celle d'une humanité réconciliée dans l'accueil de toutes les différences: on appelle cela le Royaume de Dieu.
Etude des mots qui, dans les Essais font preuve d'un ancrage sémantique nouveau, car la langue de Montaigne est avec celle de Rabelais, la plus riche de son temps et témoigne d'une vigueur jamais atteinte.
Il y a toujours un maillon manquant dans le système. La chaîne des raisons voudrait se refermer sur elle-même. En pure perte. Le défaut se déplace aussitôt qu'on le croit suturé. La "fonction dieu", mise en ?uvre par la raison philosophique, viendrait assurer le colmatage de la brèche en quelque point du système qu'elle se manifeste. Un "joker" a par définition toutes les valeurs. Le dieu des philosophes, selon la place qu'il est appelé à tenir dans le système, a, tour à tour, tous les visages. Un ou Etre, premier moteur ou causa sui, forme des formes ou matière-mère, superesse ou nihil, monade ou totalité, origine ou fin... la litanie des noms divins n'a pas de cesse. Les philosophies ne se distingueraient qu'en déplaçant le site de dieu. Imaginons-les traductibles les unes dans les autres? Une loi de transformation permettrait de passer de l'expédient dont use l'une à celui dont use l'autre. On pourrait suivre ainsi la "fonction dieu" dans ses vicissitudes, calculer ses variations. Une constante se peut-elle dégager qui désignerait une identité? Que ce dieu occupe tour à tour tous les sites et qu'il tienne successivement tous les rôles signifierait qu'il ne se réduise à aucun. Cette prolifération des tâches et des lieux dénoterait alors sa transcendance.
Edition reliée Compilation des volumes de la collection "Le vocabulaire de" avec ajouts inédits Avicenne par J. Janssens Anselme par B. Hurand Averroès par A. Benmakhlouf Ockham par Ch. Grellard & K. S. Ong-Van-Cung de Cues par P. Magnard Ficin par J. Reynaud Bruno par L. Salza Bacon par Th. Gontier Fénelon par L. Devillairs Saint-Simon par P. Musso Stuart Mill par J. -P. Cléro et G. Boss Hartmann par R. Daval Whitehead par D. Debaise Valéry par M. Philippon Jung par A. Agnel, M. Cazenave, C. Dorly, S. Krakowiak, M. Leterrier, V. Thibaudier Moore par R. Daval Arendt par A. Amiel Austin par R. Daval Bollnow par R. Daval Hayek par L. Francatel-Prost Simondon par J. -Y. Chateau Girard par Ch. Ramond Ricoeur par O. Abel & J. Poré
Au plus profond des mers, dans un palais de corail caché aux yeux des hommes, vivait une princesse à la queue de poisson. Chérie par ses parents, fiancée au plus beau et au plus doux des tritons, on la disait la plus heureuse de toutes les sirènes. Et pourtant, la jeune princesse était désespérée...
Socrate va par les rues d'Athènes, interpellant ceux qu'il trouve sur son chemin... Connais-toi toi même! Ne te soucie pas des richesses, cherche la vérité et deviens philosophe! Ce n'est pas du goût des Athéniens. Au terme d'un procès Socrate est condamné à boire la ciguë. Va-t-il s'enfuir? Un philosophe doit-il craindre la mort?
Dans une Italie à feu et à sang, Pic de La Mirandole veut établir la paix entre les savants. Kéroub, un ange très futé, l'observe en cachette. Pourquoi Dieu a-t-il confié ce grand projet de concorde à un simple mortel ? La nature humaine serait-elle plus digne que les esprits célestes ?