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Yves Velan. Une poétique de la rupture
Maggetti Daniel
METISPRESSES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782940711307
Ce volume propose, à travers onze contributions, d'explorer l'oeuvre du romancier suisse romand Yves Velan (1925-2017), oeuvre qui connaît un renouveau éditorial important ces dernières années avec la parution posthume de son ultime roman La Narrateur et son Energumène (Zoé, 2018) et la réédition de ses principaux romans : Je (Seuil, 1959 / En bas, 2023), La Statue de Condillac retouchée (Seuil 1973 / En bas, 2023) et Soft Goulag (Bertil Galland 1977 / Zoé, 2017), Contre-Pouvoir (En bas 1978 / En bas 2021). Ecrivain exigeant, reconnu par des figures importantes du monde intellectuel (dont Roland Barthes et Merleau-Ponty), il a déployé dans chacune de ses oeuvres une grande ambition littéraire qui, par une expérimentation formelle déstructurant langue, discours et narration, exprime un point de vue résolument critique sur le monde et le souci d'un engagement politique fondamental. Communiste, membre du Parti ouvrier populaire du Canton de Vaud de 1945 à 1957, Yves Velan a été frappé d'interdiction d'exercer sa profession d'enseignant en raison de ses activités militantes. Accueilli à La Chaux-de-Fonds, il y sera professeur de français jusqu'à sa retraite en 1991. Pendant une dizaine d'années, entre les années 1960 et 1970, il séjournera à Urbana, et enseignera à l'Université de l'Illinois comme professeur de littérature française du XIXe siècle. Avant qu'il se retire de la vie publique, à la fin des années 1990, il aura été une figure active du monde culturel et intellectuel suisse, en contribuant notamment à la création de différentes revues littéraires. Yves Velan. Une poétique de la rupture revient sur cette oeuvre considérée par certains comme une des majeures de l'art romanesque du XXe siècle, autant en raison de ses audaces formelles que de ses réflexions pénétrantes sur le fait littéraire. Elle est ici abordée en partie à travers une critique génétique qui peut se baser sur les manuscrits originaux et certains inédits de jeunesse, récemment découverts. Un roman fondamental comme Je peut ainsi être éclairé sous un nouveau jour. D'autres contributions s'intéressent au contexte d'écriture de ses oeuvres, telles que Soft-Goulag et Contre-Pouvoir, proposant des lectures circonstanciées de son écriture. Des lettres inédites, des repères chronologiques ainsi qu'une bibliographie fouillée viennent compléter ce volume pour en faire autant une clé de compréhension d'une oeuvre ardue et fascinante qu'un outil de travail de premier plan.
Que sait-on de Melanía ? Qu'elle est une survivante ; que les femmes autour d'elle meurent ou disparaissent, à commencer par sa mère et ses soeurs ; qu'enfant déjà, elle pose sur toute chose des yeux noirs et ronds d'une intensité inquiétante ; qu'elle gardait les chèvres ; qu'elle est tombée enceinte toute jeune, personne ne saura jamais de qui. Daniel Maggetti dresse le portrait ambigu et lacunaire d'une femme forte, inspirée de sa grand-mère décédée cinq mois avant sa naissance. De rares objets, trois photographies, quelques épisodes colportés d'une génération à l'autre nourrissent l'histoire de cette vie d'il y a cent ans dans un village isolé des Alpes tessinoises.
Maggetti Daniel ; Pétermann Stéphane ; Vaucher Fan
Lausanne est une ville du livre. Ses places, ses rues, ses superbes échappées sur le Léman et les Alpes ont été évoquées et célébrées par de nombreux écrivains. Les voyageurs illustres (Byron, Hugo, Cendrars?) admirent les paysages, même s'ils ne se privent pas d'égratigner la tranquillité légendaire de la capitale du pays de Vaud. Lausanne, promenades littéraires emmène habitants et visiteurs dans les pas d'écrivains devenus des classiques (C.-F. Ramuz, Charles-Albert Cingria, Benjamin Constant) ; il donne également à lire des textes d'auteurs contemporains (Georges Simenon, Jacques Chessex, Anne Cuneo?), et met en lumière des lieux importants dans la vie littéraire de la cité. Les dessins de Fanny Vaucher, illustratrice lausannoise, accompagnent les promeneurs au fil des itinéraires thématiques. À la fois documentaire, littéraire et historique, Lausanne, promenades littéraires invite le lecteur à la découverte de la ville sous l'angle de la culture, de l'imagination et de la fiction.
Résumé : Dans sept albums, parus entre 1951 et 1959, l'écrivain gruérien Alexis Peiry (1905 - 1968) et la photographe vaudoise Suzi Pilet (née en 1916) mettent en scène une poupée de jute et de laine: ce sont " Les Histoires d'Amadou ", dont le héros traverse la France accroché à une grappe de ballons, avant de devenir acrobate dans un cirque, marchand d'escargots, alpiniste, détective, torero. Tout en rendant hommage à un personnage qui, lors de son apparition, a conquis petits et grands lecteurs, ce volume le resitue dans le contexte de la littérature pour enfants de son époque. Il retrace aussi les étapes de la réalisation des volumes qui racontent ses aventures, côté texte et côté photographie, et détaille les phases d'une histoire éditoriale mouvementée, au fil de laquelle les deux créateurs d'Amadou ont réalisé leurs aspirations en donnant forme à une oeuvre commune.
Cet ouvrage se propose de redéfinir le rôle joué par le projet - projet de villes et de territoires - dans la construction sociale de l'espoir. Les disciplines de la transformation de l'espace ont toujours contribué à l'élaboration de visions du monde et de systèmes de valeurs partagés. Leur participation à la construction de l'espoir est pourtant remise en question aujourd'hui, principalement en raison de leur difficulté à s'inscrire dans une narration collective convaincante à propos du futur. Les contributions rassemblées dans le présent ouvrage visent à identifier les conditions théoriques et pratiques nécessaires à la constitution d'un urbanisme de l'espoir : saisir tes configurations socio-économiques du territoire en dehors des théories dominantes ; appréhender le territoire comme palimpseste, en considérant sa profondeur historique et ses potentialités évolutives ; privilégier l'approche descriptive et qualitative pour aborder, sous l'angle des enjeux climatiques et énergétiques, des problématiques aussi cruciales que la régénération des sols, les structures paysagères, le bâti ou les formes de la production industrielle et agricole. Une posture paradoxale doit être assumée : réanimer le lien indissoluble que la modernité a établi entre projet et espoir, tout en en renversant les fondements.
La vie païenne me séduit chaque jour un peu plus. Si aujourd'hui c'était possible, je changerais de religion et j'embrasserais avec joie le paganisme poétique." C'est ce qu'écrivait Daniel Varoujan (1884-1915) en 1908. Dans cette veine, le poète allait écrire une grande partie de son oeuvre au cours des sept années qui lui restaient à vivre. S'agit-il d'un projet religieux qui appelle à une conversion, ou d'un projet purement littéraire ? Quel est le contexte dans lequel il a pu prendre naissance ? S'il s'agit d'un projet artistique, pourquoi l'art devrait-il se définir en référence à la religion ? Et quelle religion exactement ? Le présent ouvrage est une monographie sur Varoujan précédée d'une histoire de l'imagination nationale qui est aussi celle de la philologie nationale. Celle-ci fait écho à la double invention philologique du XIX siècle : celle du natif et celle de la religion mythologique. Il fallait prendre en compte les étapes de la philologie orientaliste dans lesquelles s'est inscrite l'auto-invention de la nation ethnographique la "néo-archéologie", l'"auto-ethnographie", le "principe esthétique". Le dernier épisode de cette histoire se passe en 1914 avec la revue Mehyan, à Constantinople, qui a regroupé avec Varoujan les grands noms à venir de la littérature arménienne en diaspora. Nous sommes à la veille de la Catastrophe. Cette génération s'en voulait la gardienne.