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Lausanne. Promenades littéraires
Maggetti Daniel ; Pétermann Stéphane ; Vaucher Fan
NOIR BLANC
28,01 €
Épuisé
EAN :9782882504586
Lausanne est une ville du livre. Ses places, ses rues, ses superbes échappées sur le Léman et les Alpes ont été évoquées et célébrées par de nombreux écrivains. Les voyageurs illustres (Byron, Hugo, Cendrars?) admirent les paysages, même s'ils ne se privent pas d'égratigner la tranquillité légendaire de la capitale du pays de Vaud. Lausanne, promenades littéraires emmène habitants et visiteurs dans les pas d'écrivains devenus des classiques (C.-F. Ramuz, Charles-Albert Cingria, Benjamin Constant) ; il donne également à lire des textes d'auteurs contemporains (Georges Simenon, Jacques Chessex, Anne Cuneo?), et met en lumière des lieux importants dans la vie littéraire de la cité. Les dessins de Fanny Vaucher, illustratrice lausannoise, accompagnent les promeneurs au fil des itinéraires thématiques. À la fois documentaire, littéraire et historique, Lausanne, promenades littéraires invite le lecteur à la découverte de la ville sous l'angle de la culture, de l'imagination et de la fiction.
Maggetti Daniel ; Guillemin Océane ; Novarina Valè
La vie et les activités de Charles-Albert Cingria (1883-1954) ont laissé des traces aussi abondantes que polymorphes. Manuscrits, photographies, oeuvres d'art, papiers officiels, objets personnels, correspondance : autant d'éléments qui, réunis dans cet album, permettent de retracer le rayonnement d'un écrivain atypique dans le paysage culturel de son époque. Tantôt extincteur, tantôt incendiaire, Cingria adopte des positions viscéralement tranchées. Ses portraits par des artistes de renom tels qu'Amedeo Modigliani, Jean Dubuffet, Géa Augsbourg, ou René Auberjonois laissent entrevoir la prestance d'un homme marginal et impulsif. L'aspect et le contenu de ses manuscrits en témoignent : ratures, bavures, rajouts, coulures ; pattes de mouche ou gros caractères ; croquis, schémas, découpes, collages. Emporté par l'élan de la critique ou de l'éloge, Cingria fixe ses idées sur les supports les plus divers, qu'il couvre de son écriture jusque dans les moindres recoins. Cette frénésie scripturaire alimente une oeuvre d'une étonnante richesse, où la variété des modes d'écriture fait écho à la fraîcheur d'une pensée dont l'originalité demeure intacte. Encadré par des textes qui introduisent le lecteur à la biographie et à l'oeuvre de Cingria, L'Extincteur et l'Incendiaire donne à voir un grand nombre de pièces d'archives. Si la plupart d'entre elles sont conservées dans le fonds Charles-Albert Cingria déposé au Centre des littératures en Suisse romande de l'Université de Lausanne, c'est aussi dans de multiples lieux de conservation suisses et européens, de Paris à Istanbul en passant par Cracovie, qu'ont été glanés les documents rassemblés ici, dont la provenance reflète les errances électives d'un auteur vagabond.
Que sait-on de Melanía ? Qu'elle est une survivante ; que les femmes autour d'elle meurent ou disparaissent, à commencer par sa mère et ses soeurs ; qu'enfant déjà, elle pose sur toute chose des yeux noirs et ronds d'une intensité inquiétante ; qu'elle gardait les chèvres ; qu'elle est tombée enceinte toute jeune, personne ne saura jamais de qui. Daniel Maggetti dresse le portrait ambigu et lacunaire d'une femme forte, inspirée de sa grand-mère décédée cinq mois avant sa naissance. De rares objets, trois photographies, quelques épisodes colportés d'une génération à l'autre nourrissent l'histoire de cette vie d'il y a cent ans dans un village isolé des Alpes tessinoises.
Au XIXe siècle, don Tommaso, un prêtre piémontais tombé en disgrâce, est assigné dans la cure d'un village de Suisse italienne. Il recrute Anna Maria, une servante veuve et âgée vivant seule avec un enfant. Cette rencontre va permettre à ces deux personnages de replonger dans leur passé sinueux.
Résumé : Le poète Gustave Roud (1897-1976) a été un acteur culturel et artistique majeur de Suisse romande. Il fut un proche de Ramuz, Maurice Chappaz, Philippe Jaccottet, Jacques Chessex. Son activité déborde le strict cadre de la poésie. Son nom reste attaché à la traduction des romantiques allemands (Novalis, Hölderlin, Rilke), à la critique littéraire et artistique, et il a pratiqué la photographie en quasi professionnel. Comme l'écriture, elle fut un moyen de capturer son rêve d'un paradis sur Terre.
Dans les premières décennies du XXe siècle, Shanghai est la Babylone de l'Extrême-Orient : elle attire de nombreux aventuriers, écrivains et artistes du monde entier pour son atmosphère de glamour et de fête. Emily Hahn, dite " Mickey ", est une célèbre journaliste du New Yorker. Après la crise de 1929, elle arrive à Shanghai et descend au somptueux Cathay Hotel ; elle est immédiatement emportée par le tourbillon mondain de la ville, croisant notamment Ernest Hemingway, Harold Acton, des aristocrates italiens et des officiers anglais. Mais c'est lorsqu'elle rencontre Zau Sinmay, un poète chinois issu d'une illustre famille, qu'elle découvre la véritable Shanghai : la ville des riches coloniaux, des agents triples, des fumeurs d'opium, des paysans déplacés depuis leurs provinces misérables, des réfugiés juifs et russes blancs. C'est grâce aux chroniques et aux reportages de Mickey que le public américain découvrira les réalités de la vie en Chine. Cependant, la brutale occupation japonaise détruira la Shanghai d'avant-guerre, et la Chine entrera dans une nouvelle période de son histoire.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
A Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.
Résumé : Fanny a 17 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle décide de rester dans la maison familiale, à la campagne, isolée de tous, sans voisins, sans famille, sans amis proches. Fanny a les élans et la fougue de la jeunesse, mais cette ébullition est sous un couvercle de chagrin. En lutte entre deux forces contradictoires, la rage de vivre et le deuil, avec une imagination d'une richesse inouïe, Fanny reprend vie en nourrissant son esprit de lectures, son coeur d'amour, son corps de plaisirs charnels. Pour la première fois traduit en français, Rune Christiansen a la poésie et le sens de l'observation des grands sensibles. Fanny et le mystère de la forêt en deuil est un conte nordique résolument moderne qui joue avec la fable et le mystérieux. " Je lis Rune Christiansen depuis plusieurs années, sa poésie visuelle, presque cinématographique, me parle beaucoup, et les atmosphères qu'elle convoque, ou qui s'éveillent en moi, sont une forme de constante dans ma vie, elles font partie des choses que je vois toujours, qui me font ressentir, mais auxquelles je ne réfléchis jamais. " Karl Ove Knausgård