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Du courage et de l’imagination. Une révocation du pacte d’excellence
Lutz Christian
SAMSA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782875934185
Le texte que vous allez lire s'adresse non seulement à tous les acteurs politiques, culturels, sociaux mais aussi à tous les ennemis de la bêtise. Lorsque l'état se met à conclure des pactes, surtout d'excellence, on confine au paroxysme de la régression. Déjà que le mot pacte évoque le diable, deux parties qui pourraient ne pas être d'accord (et qui semblent ne pas l'être dans les faits), et puis d'"excellence", sorte de prétention qui pourrait laisser entendre qu'il existe, quelque part, une médiocrité à combattre, voire une bêtise à relever (lire à ce propos L'homme est bête et l'a toujours été, de Roger Avermaete), ce qui pointe vers une prise de conscience d'une déréliction lente - qui ne date pas d'hier. Ce texte est une mise en garde, parmi tant d'autres sans doute, hélas niées par la société au profit d'une course au finish comme disent bêtement certains, vers la croissance mondialisée - des mots auxquels on n'a jamais vraiment donné de sens ni de valeur, ou trop, sinon ceux du profit, de l'argent, à tel point qu'on en a perdu les valeurs humaines, les racines de nos émotions, de notre pensée, la base d'une dialectique permettant l'organisation sociale du bonheur et pas seulement du bien-être (à ne pas confondre). Celui qui s'est arrêté de penser pour gagner du temps et de l'argent, finit par ne plus exister. Je pense, donc je suis, a écrit quelqu'un. N'y a-t-il pas un choix à faire. Etre ou ne pas être, a écrit un autre...
Lutz Philippe ; Kempf Christian ; Bischoff Georges
L'Alsace est un des foyers majeurs des débuts de la photographie en France, tant par sa précocité que par le nombre et la qualité de ses praticiens. S'il y a eu, au fil du temps, des expositions et publications remarquables sur les grandes figures de la photographie alsacienne - Charles Winter et Adolphe Braun notamment -, il n'existait à ce jour aucun livre qui en fasse le récit dans sa globalité. Le présent ouvrage vient combler cette lacune. Alimenté par des sources en partie nouvelles, illustré par un grand nombre d'images inédites issues d'une collection particulière, il raconte l'histoire de la photographie en Alsace depuis son "invention" par Daguerre en 1839 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Il présente ses acteurs - professionnels, artistes, amateurs, collectionneurs, clubs photo -, retrace ses usages et ses liens avec l'aventure industrielle de la région, et évoque les débats et les courants esthétiques qui la traversent.
Résumé : "Quand j'ai trouvé mon mari au bas de l'escalier, mon premier mouvement a été de le ranimer avant de songer à me débarrasser du corps. Au bout de dix minutes, j'ai abandonné. Frank Dubois était mort. Au cas où vous vous poseriez la question, ce n'est pas moi qui l'ai tué. Mais je n'ai pas d'alibi, alors vous allez devoir me croire sur parole...". Fuir. Aussi loin que possible. C'est le seul choix qui s'offre à Tanya Dubois après le décès de son mari. Sans perdre une minute, elle s'enfonce dans la nuit sur les routes américaines. Ce n'est pas sa première fuite, et très vite Tanya se transforme, assumant de nouvelles identités. Sur son chemin, elle croise Blue, une troublante jeune femme poursuivie par ses propres démons. Ensemble, elles traversent le pays, prêtes à tout pour protéger leurs secrets. Mais Blue est imprévisible et leur cavale de plus en plus dangereuse. Un jour, Tanya sera obligée de faire face à son passé, qui, inéluctablement, la rattrape.
C'était l'été à Bruxelles, un été pluvieux, chaud - commel'Afrique peut en offrir, une vraie Saison des pluies (Graham Greene). Jepénétrai dans l'hôpital monumental et "intelligent" Saint-Glinglin où Séléné(ma mère, 96 ans) avait été hospitalisée d'urgence à la suite d'une "â¯mauvaisechuteâ¯" (comme s'il pouvait y en avoir de bonnesA ! ). En prime, on lui avaitdiagnostiqué des marqueurs tumoraux assortis d'un cancer primitif des os, elleétait condamnée. Un chien roux en avait profité pour se glisser à masuite par les portes pneumatiques de Saint-Glinglin⯠: un jeune épagneul bretonqui se collait à mes prothèses des deux genoux. Je décidai qu'il pouvait mesuivre, après avoir lu sur son collier en cuir rouge : Baroud / Communiste(assorti d'une date et/ou d'un matricule). J'aboutis finalement devant la portede la chambre 1AQZ453 où se trouvait ma mère Séléné (secteur des soinsintensifs). Nous avons très vite convenu, avec Séléné, de réaliser(en plein soins palliatifs et en présence de Baroud le chien), une dernièrecréation (avant la date fixée pour son euthanasie)A : il s'agissait d'effectuerà quatre mains une libre traduction et adaptation théâtrale du Voyageur (Berlin, 1938A : la nuit de cristal) de l'auteur U. A. Boschwitz. Il rédige probablementson roman au Luxembourg et/ou à Bruxelles, durant sa fuite. Le livre sera publiéen 1939 pour la première fois en anglais au Royaume-Uni. Le roman de Boschwitz ainspiré au Vieil homme et la mère sa libre traduction et adaptation théâtrale. La pièce est reproduite intégralement. Séléné fut euthanasiée un 21février. Les deux récits (celui du Vieil homme et la mère et celuide Boschwitz, Le Voyageur), se répondent dans l'urgence imposée par les faits. A80 ans d'intervalle entre la traque nazie et l'euthanasie de Séléné. Face à cesdeux " urgencesA ", subsistent les questions existentielles : l'écrit, le livre, la créationA ; ces derniers restent seuls à offrir une catharsis vitale : lavaleur de l'amitié, la faiblesse des riches, la pertinence ou non de l'Histoireet de l'Ego, le rôle existentiel des livres, de l'animal, de l'absurde, de sonacceptation, le triomphe de la bêtise, et un récit de l'ultime création à quatremainsA ! Que faire ? Aristophane a accepté d'en écrire lapréface. Lisez Le vieil homme et la mère !
Van Reybrouck David ; Borrenbergs Monique ; Préaux
A travers toute l'Europe l'écart entre les personnes peu scolarisées et celles très cultivées se creuse. D'un côté, les cosmopolites qui sirotent leur verre de chardonnay en vantant les mérites de la mondialisation, alors que de l'autre côté une classe "tatouée" se saoule des chansons populaires locales et, souvent, soutient de nouvelles formes de nationalismes. Les travailleurs peu qualifiés ont du mal à pénétrer au parlement. Leur majorité démographique est réduite à une minorité démocratique. Plus que quiconque, les partis populistes portent aujourd'hui la voix des personnes peu qualifiées dans nos sociétés. Selon David Van Reybrouck, le populisme n'est pas nécessairement un danger pour la démocratie. Ce populisme exprime, parfois maladroitement, un désir constant d'engagement politique de citoyens peu instruites. Il est devenu essentiel de se pencher sérieusement sur les réflexions que l'auteur soulève. Un meilleur populisme est nécessaire, pas forcément moins de populisme...
Pourquoi cette question ? N'est-elle pas incongrue ? Peut-on concevoir un autre destin pour l'intéressé que de finir ses jours muré dans sa cellule ? Et dans un isolement dont rien, ou presque, ne doit le sortir ? Ce livre nous rappelle, avant tout, les tenants et aboutissants légaux qui régissent notre système de justice pénale, tâche nécessaire en regard des lieux communs, voire des légendes urbaines, qui circulent aujourd'hui. Ensuite, répondre à cette question, c'est ouvrir un débat qui en sous-entend nombre d'autres : Que signifie l'abolition de la peine capitale ? La perpétuité réelle a-t-elle un sens ? A quelle aune mesurer les peines ? Quelle est leur vocation ultime ? Nos prisons remplissent-elles leur office ? Quelle place réserver aux victimes ? Ainsi, le cas particulier de Marc Dutroux nous renvoie à des interrogations fondamentales sur l'exercice du "droit de punir" . Enfin, alors que chacun s'autorise à exprimer son opinion sur le sujet - tant il a été médiatisé, et depuis si longtemps - l'auteur a tenu, par cet essai, à s'adresser directement au citoyen qui souhaite se forger un avis éclairé. Le fait que la répression s'exerce en son nom justifie à lui seul qu'il s'estime concerné. Mais suppose aussi qu'il accepte la controverse. Les arguments qui n'abondent pas dans le sens d'une répression accrue (pour laquelle nous éprouvons tous un penchant instinctif) méritent d'être entendus. Pouvoir en débattre sereinement est l'objectif à la fois accessible et nécessaire de ce livre.
Il se fait que la cause du socialisme a besoin d'une articulation politique, et que cette articulation politique, bien que ne relevant pas exclusivement des partis, nécessite néanmoins l'instrument d'un parti. Aussi utiles et efficaces que puissent être d'autres éléments de pression dans le système politique - les syndicats, les mouvements de femmes, de Noirs, les écologistes, les militants pour la paix et beaucoup d'autres - ils ne peuvent pas ni, pour la plupart, ne souhaitent remplir la tâche principale des partis socialistes, qui consiste à injecter un "courant de tendance socialiste", par la parole et par l'action, dans le système politique et culturel de leurs sociétés. Ces partis sont bien sûr concernés par les questions immédiates, les griefs et les revendications, mais ils sont aussi, au-delà de cela, concernés par la dissolution effective des structures de pouvoir de la société capitaliste et leur remplacement par un ordre social fondamentalement différent, basé sur la propriété sociale et le contrôle des principaux moyens de l'activité économique, et gouverné par des principes de coopération, de liberté civique, d'égalitarisme et des arrangements démocratiques de loin supérieurs aux structures étroitement conditionnées par une logique de classe de la démocratie capitaliste. De nombreux partis de la gauche ont préconisé ces principes au fil des ans. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, ils ont également souffert de grandes faiblesses, qui ont réduit ou annulé leur efficacité. Au plus vite ces faiblesses seront affrontées et surmontées, meilleures seront les perspectives de la progression socialiste.