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Le vieil homme et la mère
Lutz Christian
SAMSA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782875935441
C'était l'été à Bruxelles, un été pluvieux, chaud - commel'Afrique peut en offrir, une vraie Saison des pluies (Graham Greene). Jepénétrai dans l'hôpital monumental et "intelligent" Saint-Glinglin où Séléné(ma mère, 96 ans) avait été hospitalisée d'urgence à la suite d'une "â¯mauvaisechuteâ¯" (comme s'il pouvait y en avoir de bonnesA ! ). En prime, on lui avaitdiagnostiqué des marqueurs tumoraux assortis d'un cancer primitif des os, elleétait condamnée. Un chien roux en avait profité pour se glisser à masuite par les portes pneumatiques de Saint-Glinglin⯠: un jeune épagneul bretonqui se collait à mes prothèses des deux genoux. Je décidai qu'il pouvait mesuivre, après avoir lu sur son collier en cuir rouge : Baroud / Communiste(assorti d'une date et/ou d'un matricule). J'aboutis finalement devant la portede la chambre 1AQZ453 où se trouvait ma mère Séléné (secteur des soinsintensifs). Nous avons très vite convenu, avec Séléné, de réaliser(en plein soins palliatifs et en présence de Baroud le chien), une dernièrecréation (avant la date fixée pour son euthanasie)A : il s'agissait d'effectuerà quatre mains une libre traduction et adaptation théâtrale du Voyageur (Berlin, 1938A : la nuit de cristal) de l'auteur U. A. Boschwitz. Il rédige probablementson roman au Luxembourg et/ou à Bruxelles, durant sa fuite. Le livre sera publiéen 1939 pour la première fois en anglais au Royaume-Uni. Le roman de Boschwitz ainspiré au Vieil homme et la mère sa libre traduction et adaptation théâtrale. La pièce est reproduite intégralement. Séléné fut euthanasiée un 21février. Les deux récits (celui du Vieil homme et la mère et celuide Boschwitz, Le Voyageur), se répondent dans l'urgence imposée par les faits. A80 ans d'intervalle entre la traque nazie et l'euthanasie de Séléné. Face à cesdeux " urgencesA ", subsistent les questions existentielles : l'écrit, le livre, la créationA ; ces derniers restent seuls à offrir une catharsis vitale : lavaleur de l'amitié, la faiblesse des riches, la pertinence ou non de l'Histoireet de l'Ego, le rôle existentiel des livres, de l'animal, de l'absurde, de sonacceptation, le triomphe de la bêtise, et un récit de l'ultime création à quatremainsA ! Que faire ? Aristophane a accepté d'en écrire lapréface. Lisez Le vieil homme et la mère !
1933. Albert Ayguesparse nous livre notamment une vision lucide de la genèse et du destin de nos sociétés capitalistes occidentales. On est frappé, à la lecture de son essai, tant on se dit qu'il aurait pu être écrit hier, sans y déplacer une virgule. On croit y deviner déjà comme des populations de "?gilets jaunes?", les manques et les besoins insondables d'un système économique emballé où le libre arbitre et l'humanisme n'ont plus vraiment voix au chapitre, où l'arbitraire et la croissance infinie ? dans un monde pourtant fini ? règnent en maîtres. Il ne manque rien, sinon peut-être ce qu'Ayguesparse ne pouvait escompter au moment où il écrit, à savoir les Identités meurtrières (1998) et Le Naufrage des civilisations (2019) d'Amin Maalouf, qui pourraient s'accrocher de manière redoutable à la suite de Magie du Capitalisme (1933) d'Ayguesparse. De ses croissances à ses régressions, de ses enjeux à ses défaites, vous tenez entre les mains le Radeau de la Méduse sur lequel s'est peut-être réfugiée l'obsolescence programmée d'un modèle de société sans issue. On assite à une dialectique historique qui oscille entre Géricault et l'infini.
Otto Silbermann est un homme d'affaires en vue à Berlin, il est contraint de fuir la barbarie à la déclaration des Nuits de Cristal par les nazis en 1938. Il va tout perdre. En trois joursA : sa femme, ses affaires, ses amis, sa fortune... Comme Stefan Zweig (qui fuira quelques années plus tôt en 1934), Silbermann n'entrevoit aucune issue en Europe. Que faire ? Il décide de prendre des trains... La fuite d'Otto Silbermann révèle des questions existentielles, une catharsis à travers le temps et l'espace qui nous interpelle, il est question : de la valeur de l'amitié, de la faiblesse des riches, de la pertinence de l'Histoire et de l'Ego, de l'absurde, de son acceptation, du triomphe de la bêtise ? Depuis je prends des trains est librement inspiré, traduit et adapaté pour le théâtre du roman d'U. A. Boschwitz, The Man who took trains (Hamish Hamilton, 1939 ; en français Le Voyageur). Boschwitz rédige probablement son roman au Luxembourg et/ou à Bruxelles durant sa propre fuite face aux nazis.
Résumé : "Quand j'ai trouvé mon mari au bas de l'escalier, mon premier mouvement a été de le ranimer avant de songer à me débarrasser du corps. Au bout de dix minutes, j'ai abandonné. Frank Dubois était mort. Au cas où vous vous poseriez la question, ce n'est pas moi qui l'ai tué. Mais je n'ai pas d'alibi, alors vous allez devoir me croire sur parole...". Fuir. Aussi loin que possible. C'est le seul choix qui s'offre à Tanya Dubois après le décès de son mari. Sans perdre une minute, elle s'enfonce dans la nuit sur les routes américaines. Ce n'est pas sa première fuite, et très vite Tanya se transforme, assumant de nouvelles identités. Sur son chemin, elle croise Blue, une troublante jeune femme poursuivie par ses propres démons. Ensemble, elles traversent le pays, prêtes à tout pour protéger leurs secrets. Mais Blue est imprévisible et leur cavale de plus en plus dangereuse. Un jour, Tanya sera obligée de faire face à son passé, qui, inéluctablement, la rattrape.
Le sexe et la fin du monde sont-ils liés ? En 2046, de Bruxelles à Calvi, une gigantesque puanteur envahit l'Europe. La cheffe d'orchestre Rose Apari, aussi militante écologiste, enquête à ce propos et découvre l'existence d'une tribu aux moeurs particulières. Alice (une amie de la musicienne) chronique les évènements à sa manière joyeuse et sauvage : très animale, en somme... Il s'agit ici d'un " roman-pamphlet " dénonçant les excès de l'humanité. Il mêle thriller, étrange et poésie...
Il faut lire le livre de Hommel, il compte parmi ces livres d'Histoire essentiels à la compréhension de notre Histoire, il est des plus passionnants, ce qui ne gâche rien. L'histoire de Marie est poignante, shakespearienne, qui pourrait lui résister ? Au milieu du XVe siècle, une jeune princesse d'une vingtaine d'années, cultivée, qui rêve déjà de la Renaissance à venir, jette les fondements de l'Europe, de la Belgique, le tout au centre d'une véritable histoire d'amour - rares en ces temps de mariages politiques arrangés -, qu'elle vit avec le jeune et beau Maximilien, qui deviendra son mari et "Empereur des romains"... Marie de Bourgogne, née à Bruxelles le 13 février 1457, fut duchesse de Bourgogne, de Brabant, de Lothier, de Gueldre, de Limbourg et de Luxembourg, comtesse de Flandre, d'Artois, de Bourgogne, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, de Charolais et de Zutphen, marquise du Saint-Empire, dame de Frise, de Malines et de Salins. Fille unique du duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1433-1477), et d'Isabelle de Bourbon (1437-1465), elle passe l'essentiel de ses années de règne (1477-1482) à défendre ses droits à l'héritage de son père, disputé par le roi de France, Louis XI. Son mariage, en 1477, avec l'archiduc Maximilien d'Autriche, oriente en effet pour près de deux siècles la géopolitique de l'Europe. Maximilien et Marie connurent un mariage heureux. Elle est la mère de Philippe le Beau, le père de Charles Quint... Marie meurt accidentellement le 27 mars 1482 des suites d'une chute de cheval dans la forêt de Wijnendaal, lors d'une chasse au faucon en compagnie de son époux, elle n'a que 25 ans ! Quelques jours s'écoulent entre sa chute et sa mort, ce qui lui laisse le temps de dicter en détail ses dernières volontés. Elle repose en l'église Notre-Dame de Bruges.
Cet ouvrage, qui peut se lire dans sa continuité comme un roman, est à la fois conçu comme un outil qui permet de : replacer un personnage et/ou un événement dans leurs contextes historiques ; situer rapidement des faits politiques, économiques ou culturels qui ont jalonnés l'histoire de la Belgique ; se familiariser, grâce à des notices biographiques, avec les acteurs marquants de l'histoire ; retrouver, à l'aide de tableaux synoptiques, chronologiques ou index, les faits et acteurs replacés dans leur chronologie ; simplement suivre la chronologie afin de mémoriser de manière mnémotechnique l'enchaînement de l'histoire. Conséquence d'un enseignement de l'Histoire qui, en l'absence générale de manuels, ne s'articule plus autour de dates précises mais découpe le passé en grands thèmes, effet indirect d'une culture en mosaïque diffusée par la télévision, on situe de plus en plus mal ce que I'on étudie, lit dans la presse ou voit sur le petit écran. Nombreux sont ceux qui s'en plaignent et souhaitent disposer de points de repère. Le présent ouvrage tente de leur en offrir pour ce qui concerne l'histoire de la Belgique à partir de 1830.
Depuis la publication d'Hôpital silence en 1985, Nicole Malinconi a construit une oeuvre à la fois très cohérente et très diversifiée. Cette cohérence, elle a tenté de la désigner en parlant " d'écriture du réel " : " l'écriture d'Hôpital silence m'avait ouvert la voie à autre chose qu'à la réalité, bien plutôt au réel des mots, les mots des vies et des histoires, du parler de la langue ordinaire, du mal dit, du faussement dit. " Cette orientation cardinale se décline toutefois de diverses manières dans son travail. Naviguant entre les genres, entre le récit, l'essai, le théâtre, l'écrit d'artiste, le dialogue, le témoignage, la biographie ; échappant aux classifications en vigueur ; interrogeant les institutions sociales, la portée du quotidien, la force de telle oeuvre littéraire, picturale, musicale, architecturale, la trahison médiatique des images et des expressions, l'énigme des trajectoires personnelles, les aléas de l'immigration, la diversité sociale des discours, l'oeuvre de Nicole Malinconi appelle une lecture plurielle, qui en fasse apparaître la richesse. C'est à cet appel que répond le présent dossier de Textyles en étudiant divers pans de l'oeuvre, d'Hôpital silence (1985) à De fer et de verre (2017) en passant par Vous vous appelez Michèle Martin, Au bureau, Rien ou presque, Jardin public, Si ce n'est plus un homme, A l'étranger, Un grand amour, Petit Abécédaire de mots détournés, Nous deux et Da solo. Un entretien et un texte inédit de l'auteure complètent ce dossier.