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Regard sur l'Egypte au temps de Bonaparte
Luthi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738479815
Encore un livre sur l'Expédition d'Egypte ? Pas tout à fait. Il s'agit bien de cette période, en effet, mais plus précisément celle des treize mois que Bonaparte a passés en Égypte. Dans un ouvrage de quelque 200 pages, J.-J. Luthi retrace l'idée qu'a pu se faire Bonaparte de la vie quotidienne en Egypte et plus particulièrement au Caire. En même temps, les Égyptiens observaient avec réserve et suspicion, le général, son armée et ses savants dont les entreprises bouleversaient leurs habitudes de penser et de travailler. Malgré les apports non négligeables des Français dont la participation des Egyptiens à l'Administration du pays, l'introduction d'instruments et de techniques nouvelles comme l'imprimerie, la bibliothèque... Les autochtones rejetèrent en bloc l'apport étranger. Ils n'étaient pas prêts à accueillir tant de nouveautés, alors qu'ils émergeaient à peine d'une longue ère d'obscurantisme. Il a fallu plus de quarante ans à Muhammad-Ali pour amener les Égyptiens à s'engager dans le chemin de la modernisation.
Les quelques années que l'auteur a passées en Egypte après la deuxième guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs d'expression française. Ils n'étaient pas tous Egyptiens, loin de là, mais appartenaient à toutes les colonies étrangères (grecque, italienne, française, syro-libanaise, britannique, arménienne...) qui s'étaient établies sur les rives du Nil, au cours du 19e siècle. La plupart des écrivains avaient fréquenté les écoles françaises - laïques et religieuses - qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Formés dans cette langue, ils trouvaient facilement des postes dans l'administration, le commerce, la justice, le journalisme, l'enseignement. Ils se rencontraient avec plaisir dans des lieux culturels où le français était à l'honneur : cercles, théâtres, opéras mais aussi dans les forums que leur offrait la presse francophone. Nul ne voyait le fossé qui se creusait entre l'immense majorité arabophone et la frange de résidents étrangers. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies, pour permettre aux Egyptiens de parvenir au niveau des connaissances occidentales. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne et ils se chargèrent de le rappeler d'une façon brutale aux francophones et anglophones de tous bords établis sur les rives du Nil depuis 150 ans.
De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une œuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Egypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Egypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation.
L'Egypte royale de l'entre-deux-guerres, lieu d'évasion et de dépaysement que célèbrent Henry de Bordeaux, Louis Bertrand et Laurence Durrell pour ne citer qu'eux, a fasciné plus d'un Européen. Qu'a donc ce pays de si particulier à part ses pyramides, ses mosquées et ses musées, pour attirer à la fois tant de voyageurs et tant de travailleurs ? C'est donc moins l'Histoire politique d'une période définie (1922-1953) que les auteurs présentent ici, que l'image d'une organisation sociale, économique et culturelle.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.