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Correspondances et écrits de guerre (1913-1918)
Lurçat Jean ; Becker Annette
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705692094
Je voudrais tant vous écrire et cependant tout est impossible. On m'a donné l'ordre de ne pas cacheter nos lettres. La seule idée que des tierces personnes ouvriront les papiers et profiteront de la lettre me glace, me décourage : et quoique cependant cette lettre soit à cent lieues des secrets militaires, ma pudeur s'effarouche de rendre ainsi public ce que je pense. Lorsque je serai au repos j'expédierai toutes ces lettres qui sont une part de mes notes personnelles et qui vous sont confiées. C'est à vous que je les donne parce que je sais que plus tard si je voulais revivre mes heures de tranchées, je saurais où les retrouver. Je voulais écrire à l'air libre et sous la carcasse des arbres. J'ai dû me réenfouir sous la sape. Nos obus et les leurs se croisent et je pense toujours depuis au camarade arrivé au feu de la veille et qui avait tout le côté gauche de la tête emporté. J'ai dû durant cette journée l'enjamber plusieurs fois. Il est mort sans crier face à face avec son ami, comme il lui disait : je n'ai pas peur. L'autre, dans l'obscurité, ne s'en est aperçu qu'à son silence." (Lettre, 12 août 1915)
70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.
A l'heure des grands débats sur l'éducation nationale, cet ouvrage rassemble différentes études réalisées durant vingt-cinq années sur la pédagogie en maternelle. L'activité graphique y est un mode privilégié d'expression. En petite section (3-4 ans), les enfants entrent dans une période idéographique qui précède la différenciation du graphisme en dessin et en écriture. La moyenne section (4-5 ans) marque l'étape de la maîtrise progressive de l'espace graphique et des formes. La grande section (5-6 ans) voit s'épanouir l'âge du modèle tandis que se multiplient et se diversifient les productions. Elle est aussi un moment essentiel pour l'écriture car les enfants deviennent capables de reproduire des formes en respectant la trajectoire. S'appuyant sur l'observation quotidienne, l'auteur propose des réponses à des questions fondamentales: Comment l'écriture devient-elle possible? Quels sont les grands moments de la genèse de l'acte graphique? Dans un style particulièrement clair, elle envisage ensuite le retentissement de l'activité graphique sur les préapprentissages des mathématiques, de la lecture et de l'écriture. Un ouvrage indispensable pour les enseignants des écoles maternelles, les parents, les psychologues et tous ceux qu'intéresse cette phase décisive qui conditionne l'apprentissage futur.
Notre vie se déroule sous l'influence de la télévision. L'imprégnation que nous subissons depuis l'enfance provoque comme une confusion entre la vie réelle et les images. Elle fait de nous des conformistes qui ignorent les influences qu'ils reçoivent. Être comme tout le monde, c'est le modèle qu'on nous impose; penser qu'on est original, c'est la croyance qu'on nous suggère. Or plus d'un enfant sur deux disposerait librement d'un poste de télévision dans sa chambre. Les enfants, plus réceptifs aux influences, sont ainsi soumis à un véritable bombardement émotionnel. Sous l'effet des productions violentes, la barbarie exhibée fait des émules. Car l'accoutumance au spectacle quotidien d'actes violents mis en scène peut dévoyer la compassion en cruauté, comme en témoigne l'inquiétante augmentation des actes nuisibles. L'abandon éducatif et moral témoigne de l'impuissance de l'école à assumer sa fonction. La porosité de l'école aux influences des manipulateurs professionnels la rend inapte à instruire et à protéger les enfants. La Manipulation des enfants tente de faire prendre conscience d'un problème extrêmement préoccupant pour le présent comme pour l'avenir de notre société.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.