Pouvons-nous réfléchir à une synthèse claire et tolérante entre les principales conceptions de l'enseignement bouddhique non théiste et une psychologie dynamique du Moi? Ce livre fait suite au premier ouvrage paru en 1992: Bouddhisme et Psychiatrie. La question de la souffrance est centrale dans les difficultés des personnes à affirmer leurs identités et à répondre aux frustrations. Il est question d'atteindre la quiétude et de vaincre l'ignorance et le doute. Une méditation sur soi aide à se dégager des conflits de sens des mots entendus, prononcés et imaginés. On tourne en rond sous l'emprise du Verbe nécessaire que l'on a inventé pour vivre dans et parmi le monde. La pulsion éthique et altruiste porte le sujet à réconcilier l'Etre et l'Avoir grâce à une élévation au-dessus du Paraître que ce monde lui impose. Le détail s'efface dans l'espace supramondain du Nirvana. L'intime liberté vécue renouvelle alors la personne. Elle se montre disponible, devient un monde disponible aux autres selon son propre Karma comme un événement parmi les événements. L'Authentique est l'antidote de l'hypocrisie névrotique. Biographie de l'auteur Le Docteur Luong Cân-Liêm, né en 1952, est médecin-psychiatre, docteur en psychologie. Il exerce notamment au Centre Minkowska pour la santé des migrants (Paris). Son action voudrait concilier la réflexion Thien, zen vietnamien, à la mise en oeuvre d'une humanité interculturelle. Il a écrit un livre intitulé: Psychologie politique de la citoyenneté, du patriotisme, de la mondialisation.
Le développement des civilisations des deux derniers siècles est inédit dans l'histoire de l'humanité, et le prix à payer aujourd'hui est un environnement dégradé, surtout marqué par le changement climatique et la montée des eaux. Le progrès social et la santé humaine en sont déjà affectés, engageant ainsi des enjeux de territoires. Devant cette situation, les organismes vivants s'adaptent et mutent. Chez l'homme, l'homéostasie compense le stress du changement. Le cerveau social développe l'empathie. Par contre, et même sous la pression des organisations et associations internationales, les politiques nationales ne sont pas à la mesure des migrations et des catastrophes annoncées qui franchissent les frontières. Les réfugiés climatiques sont les premières victimes de la dégradation en chaîne du climat météorologique, du climat social et du climat sanitaire. Il faudrait d'abord renouveler le paradigme de la santé. Ensuite, la Promotion de la Santé selon les préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé pour le millénaire peut être un instrument de référence pour traiter le traumatisme climatique et ses conséquences pathologiques et psychosociales. Comme le terme de réfugié se réfère toujours à celui de réfugié politique de la guerre froide, il faudrait enfin créer un statut de réfugié climatique, pour que ce migrant retrouve du bien-être et s'intègre au nouvel environnement qui a permis son arrivée.
4000 ans de syncrétisme asiatique offrent une manière différente d'aborder la notion de Sujet. À travers le Bouddhisme et le Taoïsme, les hommes érigent une conscience individuelle où ils organisent les événements de vie au regard du Yin et du Yang. Fort d'un patrimoine - culturel, et d'un héritage biologique, chaque homme bonifie son ordre psychique dans le dépassement des conflits internes et externes : seuls l'Ethique et l'Altruisme peuvent guider la Morale publique et faire progresser la paix sociale. Pour l'auteur, la bonté de l'individu et non sa puissance, le rapprocherait du Nirvana, espace libéré de tensions et obligations politiques.
?Siddharta Gautama (vers 563-483 av. J.-C.), dit le Bouddha, a laissé un enseignement que ses continuateurs ont amélioré pour dire un art de vivre accessible à tous. L'on peut choisir sa religion ou ne pas en avoir. Cet art d'exister se pare de " Trois Joyaux" dont la beauté est inépuisable. Ils disent le très classique Bouddha, Dharma, Sangha : apprendre de la vie (comme Bouddha l'avait fait), comprendre la vie (comme l'on peut comprendre son enseignement), et partager cela avec sa communauté (à l'image de celle qu'il avait créée). Bouddha avait compris que nous pouvons être pris au piège du sens des mots, de l'utilité des choses et de nos besoins d'objets (censés être créés pour notre bien-être). Se détacher des mots, des choses et des objets permettrait de ne plus confondre manque, besoin et nécessité. Apprendre le lâcher-prise, c'est comprendre le sens de la liberté qui ouvre la porte du Nirvana : espace instantané, momentané ou durable de notre esprit sans limite. L'éthique est un besoin qui permet de réguler la pensée humaine et les situations. A chaque temps où vivre " ici, maintenant et pleinement " le touche, l'homme est un être entier, sans conflit ni frustration. Au temps suivant, il est bien vivant, créatif et se renouvelle comme une réincarnation ad hoc de lui-même. Mille vies dans une vie, dit le Bouddha. Ceci est possible grâce un patrimoine reçu, à bonifier comme un potentiel : le Karma, qui fera que l'homme de vertu le sera davantage le lendemain, sur le Chemin octuple du Juste milieu. La cupidité et l'avidité le guettent.
Dès l'après-guerre, la santé sera définie comme un état général de bien-être. Certaines médecines se développèrent portées par des idéologies, d'autres comme un fonds d'investissement mercantile. Mais une citoyenneté en bonne santé attend d'une société en bonne santé de bâtir des entreprises respectueuses de l'environnement humain et naturel, c'est-à-dire de la santé globale biopsychosociale. Il faut changer nos comportements quotidiens. Il est nécessaire de poser la santé comme un bien commun et un patrimoine général.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.