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La fabrique du démocrate
Luong Can liem
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782336417486
Qui peut prédire avec certitude le futur ? Personne sauf le religieux. Pour répondre, la communauté humaine accepte des promesses à court terme et organise les pensées collectives en autant d'idéologies que d'options d'avenir possibles. Les hommes sont semblables mais différents. Pour continuer à vivre ensemble, ils doivent débattre pour choisir, légaliser puis légitimer la meilleure option. Et protéger l'égalité en droit et en pouvoir pour garder l'esprit démocrate disponible au choix. Car la citoyenneté est une conquête d'une histoire universelle qui n'est pas finie. Le changement climatique impose de nouveaux paradigmes. L'idéologie avait l'impératif de nommer l'ami et l'ennemi. Cette loi du politique n'est plus générale pour soumettre les pulsions individuelles et collectives narcissiques et égocentrées. L'éthique est un instrument vertueux de terrain nécessaire à ce vivre ensemble. Ce sera un nouveau paradigme démocratique.
Le développement des civilisations des deux derniers siècles est inédit dans l'histoire de l'humanité, et le prix à payer aujourd'hui est un environnement dégradé, surtout marqué par le changement climatique et la montée des eaux. Le progrès social et la santé humaine en sont déjà affectés, engageant ainsi des enjeux de territoires. Devant cette situation, les organismes vivants s'adaptent et mutent. Chez l'homme, l'homéostasie compense le stress du changement. Le cerveau social développe l'empathie. Par contre, et même sous la pression des organisations et associations internationales, les politiques nationales ne sont pas à la mesure des migrations et des catastrophes annoncées qui franchissent les frontières. Les réfugiés climatiques sont les premières victimes de la dégradation en chaîne du climat météorologique, du climat social et du climat sanitaire. Il faudrait d'abord renouveler le paradigme de la santé. Ensuite, la Promotion de la Santé selon les préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé pour le millénaire peut être un instrument de référence pour traiter le traumatisme climatique et ses conséquences pathologiques et psychosociales. Comme le terme de réfugié se réfère toujours à celui de réfugié politique de la guerre froide, il faudrait enfin créer un statut de réfugié climatique, pour que ce migrant retrouve du bien-être et s'intègre au nouvel environnement qui a permis son arrivée.
Pouvons-nous réfléchir à une synthèse claire et tolérante entre les principales conceptions de l'enseignement bouddhique non théiste et une psychologie dynamique du Moi? Ce livre fait suite au premier ouvrage paru en 1992: Bouddhisme et Psychiatrie. La question de la souffrance est centrale dans les difficultés des personnes à affirmer leurs identités et à répondre aux frustrations. Il est question d'atteindre la quiétude et de vaincre l'ignorance et le doute. Une méditation sur soi aide à se dégager des conflits de sens des mots entendus, prononcés et imaginés. On tourne en rond sous l'emprise du Verbe nécessaire que l'on a inventé pour vivre dans et parmi le monde. La pulsion éthique et altruiste porte le sujet à réconcilier l'Etre et l'Avoir grâce à une élévation au-dessus du Paraître que ce monde lui impose. Le détail s'efface dans l'espace supramondain du Nirvana. L'intime liberté vécue renouvelle alors la personne. Elle se montre disponible, devient un monde disponible aux autres selon son propre Karma comme un événement parmi les événements. L'Authentique est l'antidote de l'hypocrisie névrotique. Biographie de l'auteur Le Docteur Luong Cân-Liêm, né en 1952, est médecin-psychiatre, docteur en psychologie. Il exerce notamment au Centre Minkowska pour la santé des migrants (Paris). Son action voudrait concilier la réflexion Thien, zen vietnamien, à la mise en oeuvre d'une humanité interculturelle. Il a écrit un livre intitulé: Psychologie politique de la citoyenneté, du patriotisme, de la mondialisation.
?Siddharta Gautama (vers 563-483 av. J.-C.), dit le Bouddha, a laissé un enseignement que ses continuateurs ont amélioré pour dire un art de vivre accessible à tous. L'on peut choisir sa religion ou ne pas en avoir. Cet art d'exister se pare de " Trois Joyaux" dont la beauté est inépuisable. Ils disent le très classique Bouddha, Dharma, Sangha : apprendre de la vie (comme Bouddha l'avait fait), comprendre la vie (comme l'on peut comprendre son enseignement), et partager cela avec sa communauté (à l'image de celle qu'il avait créée). Bouddha avait compris que nous pouvons être pris au piège du sens des mots, de l'utilité des choses et de nos besoins d'objets (censés être créés pour notre bien-être). Se détacher des mots, des choses et des objets permettrait de ne plus confondre manque, besoin et nécessité. Apprendre le lâcher-prise, c'est comprendre le sens de la liberté qui ouvre la porte du Nirvana : espace instantané, momentané ou durable de notre esprit sans limite. L'éthique est un besoin qui permet de réguler la pensée humaine et les situations. A chaque temps où vivre " ici, maintenant et pleinement " le touche, l'homme est un être entier, sans conflit ni frustration. Au temps suivant, il est bien vivant, créatif et se renouvelle comme une réincarnation ad hoc de lui-même. Mille vies dans une vie, dit le Bouddha. Ceci est possible grâce un patrimoine reçu, à bonifier comme un potentiel : le Karma, qui fera que l'homme de vertu le sera davantage le lendemain, sur le Chemin octuple du Juste milieu. La cupidité et l'avidité le guettent.
4000 ans de syncrétisme asiatique offrent une manière différente d'aborder la notion de Sujet. À travers le Bouddhisme et le Taoïsme, les hommes érigent une conscience individuelle où ils organisent les événements de vie au regard du Yin et du Yang. Fort d'un patrimoine - culturel, et d'un héritage biologique, chaque homme bonifie son ordre psychique dans le dépassement des conflits internes et externes : seuls l'Ethique et l'Altruisme peuvent guider la Morale publique et faire progresser la paix sociale. Pour l'auteur, la bonté de l'individu et non sa puissance, le rapprocherait du Nirvana, espace libéré de tensions et obligations politiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.