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Identité idéologique et éthique
Luong Cân-Liêm
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782140255908
Le progrès choisit ses projets d'avenir parmi les théories générales du futur. L'idéologie politique en est une mais pour réaliser son objectif de pouvoir, elle revendique d'être une pensée générale et totale. Elle crée une identité idéologique à laquelle le citoyen peut adhérer. Pourtant, l'idée du vivre-ensemble signifie aussi que les hommes sont différents mais semblables ; leurs identités idéologiques peuvent s'opposer. Dans ces conditions, l'idéologie voudrait bien subvertir l'idéal d'une éthique universelle pour épurer la pensée, dire la norme du bien, du mal et du pur, et séparer l'ami et l'ennemi. Ce mécanisme relève de la psychologie politique. Les identités individuelle et collective sont liées par le même mécanisme du narcissisme. Le narcissisme primaire et secondaire est à l'origine de l'individualité et de l'altérité sociale. Le narcissisme tertiaire arrivé à maturité sera la source de la solidarité, de l'altruisme puis de la formation de l'éthique. C'est à cette dernière phase que l'identité collective est en balance entre accomplir son idéal idéologique activiste et unanimiste ou bien travailler des idéaux universels complexes pour une même humanité riche de ses cultures et de ses civilisations variées.
L'auteur propose dans cet ouvrage de réfléchir à deux questions. L'homme ne vit pas seul mais entouré d'un environnement naturel et humain. Si sa relation à l'autre et au monde est portée uniquement par la réserve, la méfiance ou la violence, sa communauté ne pourra pas développer une tranquillité publique et construire le progrès, de même si la notion de démocratie n'était pas une manière politique d'apaiser les relations sociales et de gérer les rapports d'altérité. Y aurait-il alors une relation entre une conscience morale et un état d'esprit démocrate ? C'est pourquoi l'auteur pense que l'homme a d'abord à résoudre dans son intimité ses conflits psychologiques comme des conflits politiques. Ensuite, le politique, l'harmonie sociale et le confort personnel sont-ils compatibles ? Si l'on considère que la famille est le lieu d'apprentissage des relations et des codes, alors ce sera aussi un espace social d'éducation civique et politique. Pour étayer cette piste, l'auteur emprunte certains concepts à la philosophie politique asiatique, notamment des notions de psychologie bouddhique et des vertus confucéennes.
L'enseignement de Siddharta Gautama, le Bouddha historique, perdure jusqu'à nos jours à travers différentes écoles et pratiques. A côté de sa dimension religieuse et mystique, la plus connue, cette tradition offre des perspectives humaines et philosophiques qui prennent corps lorsque son auteur aborde l'existence par des énoncés qui nous semblent si proches, comme le constat de la souffrance, mais si paradoxaux comme de cesser de désirer ou de pratiquer l'impermanence. Cet ouvrage propose une approche nouvelle, psychologique, qui s'appuie sur des événements de la vie du Bouddha connus d'après le récit de ses continuateurs. Il n'est en effet pas neutre d'être orphelin de mère à sept jours, d'être prince dans un pays pauvre ou d'avoir des réflexions existentielles que rien ne peut apaiser. Après avoir tenté en vain l'ascétisme masochique, le futur Bouddha trouva une autre voie : en proposant une méthodologie du lâcher-prise, il instruit la notion de l'ainsité comme une pleine conscience du "ici, maintenant et pleinement". Il s'agit là de la première marche vers le nirvana, exploré comme l'espace d'une immense liberté intérieure qui permet, en retour, de construire une communauté, avec ses limites, gérée par l'éthique altruiste comme un bienfait commun.
La citoyenneté est aujourd'hui un concept politique général et la Déclaration universelle des Droits de l'homme des Nations unies de 1948 s'en réfère dans la perspective d'un vivre-ensemble des peuples. Comment la culture politique des nations inscrit-elle les notions de liberté, d'égalité et de fraternité dans son éthique de territoire avec les enjeux de la sécurité publique et des solidarités internationales ? Et devant la mondialisation des effets globaux du réchauffement climatique ? On peut aussi comprendre le vivre-ensemble comme un impératif anthropologique concret. En Asie, la doctrine séculaire des Cinq Vertus énonce le raisonnable et le convenable comme des règles d'un vivre-ensemble comparables à celles d'une concitoyenneté d'une démocratie de proximité. Pour cette hypothèse, l'auteur examine deux situations. D'abord, la classe moyenne dans une synchronie sociale : la citoyenneté est une valeur ajoutée chez les hommes conscients des surenchères du financier sur sa santé et ses forces de travail. Ensuite, le Vietnam dans une diachronie historique. Le vivre-ensemble moderne s'y construit par étapes quand la citoyenneté n'est plus idéologique mais une vertu générale qui oblige les hommes au civisme, c'est-à-dire d'être raisonnables et convenables entre eux. Ces constats sur la citoyenneté témoignent-ils pour un progrès de civilisation et une maturité politique des hommes ? Et le vivre-ensemble apparaît-il comme un art du politique pour une utopie sociale nécessaire ?
Le développement des civilisations des deux derniers siècles est inédit dans l'histoire de l'humanité, et le prix à payer aujourd'hui est un environnement dégradé, surtout marqué par le changement climatique et la montée des eaux. Le progrès social et la santé humaine en sont déjà affectés, engageant ainsi des enjeux de territoires. Devant cette situation, les organismes vivants s'adaptent et mutent. Chez l'homme, l'homéostasie compense le stress du changement. Le cerveau social développe l'empathie. Par contre, et même sous la pression des organisations et associations internationales, les politiques nationales ne sont pas à la mesure des migrations et des catastrophes annoncées qui franchissent les frontières. Les réfugiés climatiques sont les premières victimes de la dégradation en chaîne du climat météorologique, du climat social et du climat sanitaire. Il faudrait d'abord renouveler le paradigme de la santé. Ensuite, la Promotion de la Santé selon les préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé pour le millénaire peut être un instrument de référence pour traiter le traumatisme climatique et ses conséquences pathologiques et psychosociales. Comme le terme de réfugié se réfère toujours à celui de réfugié politique de la guerre froide, il faudrait enfin créer un statut de réfugié climatique, pour que ce migrant retrouve du bien-être et s'intègre au nouvel environnement qui a permis son arrivée.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.