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Eléments de psychologie de la vie du Bouddha
Luong Cân-Liêm
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343021935
L'enseignement de Siddharta Gautama, le Bouddha historique, perdure jusqu'à nos jours à travers différentes écoles et pratiques. A côté de sa dimension religieuse et mystique, la plus connue, cette tradition offre des perspectives humaines et philosophiques qui prennent corps lorsque son auteur aborde l'existence par des énoncés qui nous semblent si proches, comme le constat de la souffrance, mais si paradoxaux comme de cesser de désirer ou de pratiquer l'impermanence. Cet ouvrage propose une approche nouvelle, psychologique, qui s'appuie sur des événements de la vie du Bouddha connus d'après le récit de ses continuateurs. Il n'est en effet pas neutre d'être orphelin de mère à sept jours, d'être prince dans un pays pauvre ou d'avoir des réflexions existentielles que rien ne peut apaiser. Après avoir tenté en vain l'ascétisme masochique, le futur Bouddha trouva une autre voie : en proposant une méthodologie du lâcher-prise, il instruit la notion de l'ainsité comme une pleine conscience du "ici, maintenant et pleinement". Il s'agit là de la première marche vers le nirvana, exploré comme l'espace d'une immense liberté intérieure qui permet, en retour, de construire une communauté, avec ses limites, gérée par l'éthique altruiste comme un bienfait commun.
Résumé : Qui peut prédire avec certitude le futur ? Personne sauf le religieux. Pour répondre, la communauté humaine accepte des promesses à court terme et organise les pensées collectives en autant d'idéologies que d'options d'avenir possibles. Les hommes sont semblables mais différents. Pour continuer à vivre ensemble, ils doivent débattre pour choisir, légaliser puis légitimer la meilleure option. Et protéger l'égalité en droit et en pouvoir pour garder l'esprit démocrate disponible au choix. Car la citoyenneté est une conquête d'une histoire universelle qui n'est pas finie. Le changement climatique impose de nouveaux paradigmes. L'idéologie avait l'impératif de nommer l'ami et l'ennemi. Cette loi du politique n'est plus générale pour soumettre les pulsions individuelles et collectives narcissiques et égocentrées. L'éthique est un instrument vertueux de terrain nécessaire à ce vivre ensemble. Ce sera un nouveau paradigme démocratique.
La citoyenneté est aujourd'hui un concept politique général et la Déclaration universelle des Droits de l'homme des Nations unies de 1948 s'en réfère dans la perspective d'un vivre-ensemble des peuples. Comment la culture politique des nations inscrit-elle les notions de liberté, d'égalité et de fraternité dans son éthique de territoire avec les enjeux de la sécurité publique et des solidarités internationales ? Et devant la mondialisation des effets globaux du réchauffement climatique ? On peut aussi comprendre le vivre-ensemble comme un impératif anthropologique concret. En Asie, la doctrine séculaire des Cinq Vertus énonce le raisonnable et le convenable comme des règles d'un vivre-ensemble comparables à celles d'une concitoyenneté d'une démocratie de proximité. Pour cette hypothèse, l'auteur examine deux situations. D'abord, la classe moyenne dans une synchronie sociale : la citoyenneté est une valeur ajoutée chez les hommes conscients des surenchères du financier sur sa santé et ses forces de travail. Ensuite, le Vietnam dans une diachronie historique. Le vivre-ensemble moderne s'y construit par étapes quand la citoyenneté n'est plus idéologique mais une vertu générale qui oblige les hommes au civisme, c'est-à-dire d'être raisonnables et convenables entre eux. Ces constats sur la citoyenneté témoignent-ils pour un progrès de civilisation et une maturité politique des hommes ? Et le vivre-ensemble apparaît-il comme un art du politique pour une utopie sociale nécessaire ?
4000 ans de syncrétisme asiatique offrent une manière différente d'aborder la notion de Sujet. À travers le Bouddhisme et le Taoïsme, les hommes érigent une conscience individuelle où ils organisent les événements de vie au regard du Yin et du Yang. Fort d'un patrimoine - culturel, et d'un héritage biologique, chaque homme bonifie son ordre psychique dans le dépassement des conflits internes et externes : seuls l'Ethique et l'Altruisme peuvent guider la Morale publique et faire progresser la paix sociale. Pour l'auteur, la bonté de l'individu et non sa puissance, le rapprocherait du Nirvana, espace libéré de tensions et obligations politiques.
Pouvons-nous réfléchir à une synthèse claire et tolérante entre les principales conceptions de l'enseignement bouddhique non théiste et une psychologie dynamique du Moi? Ce livre fait suite au premier ouvrage paru en 1992: Bouddhisme et Psychiatrie. La question de la souffrance est centrale dans les difficultés des personnes à affirmer leurs identités et à répondre aux frustrations. Il est question d'atteindre la quiétude et de vaincre l'ignorance et le doute. Une méditation sur soi aide à se dégager des conflits de sens des mots entendus, prononcés et imaginés. On tourne en rond sous l'emprise du Verbe nécessaire que l'on a inventé pour vivre dans et parmi le monde. La pulsion éthique et altruiste porte le sujet à réconcilier l'Etre et l'Avoir grâce à une élévation au-dessus du Paraître que ce monde lui impose. Le détail s'efface dans l'espace supramondain du Nirvana. L'intime liberté vécue renouvelle alors la personne. Elle se montre disponible, devient un monde disponible aux autres selon son propre Karma comme un événement parmi les événements. L'Authentique est l'antidote de l'hypocrisie névrotique. Biographie de l'auteur Le Docteur Luong Cân-Liêm, né en 1952, est médecin-psychiatre, docteur en psychologie. Il exerce notamment au Centre Minkowska pour la santé des migrants (Paris). Son action voudrait concilier la réflexion Thien, zen vietnamien, à la mise en oeuvre d'une humanité interculturelle. Il a écrit un livre intitulé: Psychologie politique de la citoyenneté, du patriotisme, de la mondialisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.