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La beauté de l'histoire
Luik Viivi
BOURGOIS
18,29 €
Épuisé
EAN :9782267015812
Eté 1968, Riga, une jeune fille venue d'Estonie est l'hôte d'une bien étrange famille. Invitée par le fils à poser pour une sculpture, elle rencontre aussi la mère - dont la tresse d'écolière est conservée dans la salle de bains - le père - passé à l'Ouest, mais qui refait d'imprévisibles apparitions - et surtout l'exubérante "tante Olga". Tandis qu'une passion se noue entre le sculpteur et son modèle, elle découvre bien des choses qui la surprennent, à commencer par le langage codé que les membres de la famille utilisent pour parler d'une mystérieuse affaire. Autour du récit principal, descriptions, images et souvenirs évoquent dans une sorte de flou tourbillonnaire l'Europe grise et tourmentée du communisme à l'ère brejnévienne. De temps à autre, des anges passent, qui contemplent du haut du ciel les actions des hommes. Avec ce second roman, Viivi Luik nous livre un éblouissant poème symphonique sur la destinée historique de l'Europe orientale.
Il est clair qu'à une époque où s'effondrent les grands systèmes politiques et idéologiques - qu'ils se nomment communisme, socialisme ou capitalisme - la littérature, l'art et la culture qui se fondaient sur ces systèmes, y puisant leurs sujets et leur énergie, perdent nécessairement leur sens et s'effondrent eux aussi. Une opposition très nette est apparue entre ce que propose la littérature et ce que le public attend d'elle en son for intérieur. Tout ce qui, au début de ce siècle, était neuf, attirant parce que vénéneux et suave, est désormais vide, décoloré, délavé, éventé et amer. Parvenue au terme de son existence, clouée à la même place, la littérature tourne sur elle-même comme frappée d'une malédiction, elle n'embrase ni n'enthousiasme plus personne. La littérature, comme l'art en général, est devenue une occupation, un travail manuel ou un hobby universitaire, la langue secrète d'un petit cercle d'initiés, un phénomène sans importance qui n'occupe plus guère de place dans l'esprit des hommes. " Dans le placard de la liberté retrouvée, l'Europe de l'Est jeta, avec les cadavres et les vieux cauchemars totalitaires, des valeurs désormais périmées comme celles de la littérature, parce qu'elle avait soudain cessé d'être une raison de vivre ou de mourir. Un déficit d'âme qui a étendu sa contagion à l'heure de la mondialisation, diagnostiqué par l'Estonienne Viivi Luik, l'une des plus belles voix de l'Est à qui l'on doit, notamment, La Beauté de l'Histoire (Christian Bourgois, 2001).
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.