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Le Petit Placard de l'homme
Luik Viivi ; Kalda Katrina
PG DE ROUX
23,90 €
Épuisé
EAN :9782363710482
Il est clair qu'à une époque où s'effondrent les grands systèmes politiques et idéologiques - qu'ils se nomment communisme, socialisme ou capitalisme - la littérature, l'art et la culture qui se fondaient sur ces systèmes, y puisant leurs sujets et leur énergie, perdent nécessairement leur sens et s'effondrent eux aussi. Une opposition très nette est apparue entre ce que propose la littérature et ce que le public attend d'elle en son for intérieur. Tout ce qui, au début de ce siècle, était neuf, attirant parce que vénéneux et suave, est désormais vide, décoloré, délavé, éventé et amer. Parvenue au terme de son existence, clouée à la même place, la littérature tourne sur elle-même comme frappée d'une malédiction, elle n'embrase ni n'enthousiasme plus personne. La littérature, comme l'art en général, est devenue une occupation, un travail manuel ou un hobby universitaire, la langue secrète d'un petit cercle d'initiés, un phénomène sans importance qui n'occupe plus guère de place dans l'esprit des hommes. " Dans le placard de la liberté retrouvée, l'Europe de l'Est jeta, avec les cadavres et les vieux cauchemars totalitaires, des valeurs désormais périmées comme celles de la littérature, parce qu'elle avait soudain cessé d'être une raison de vivre ou de mourir. Un déficit d'âme qui a étendu sa contagion à l'heure de la mondialisation, diagnostiqué par l'Estonienne Viivi Luik, l'une des plus belles voix de l'Est à qui l'on doit, notamment, La Beauté de l'Histoire (Christian Bourgois, 2001).
Eté 1968, Riga, une jeune fille venue d'Estonie est l'hôte d'une bien étrange famille. Invitée par le fils à poser pour une sculpture, elle rencontre aussi la mère - dont la tresse d'écolière est conservée dans la salle de bains - le père - passé à l'Ouest, mais qui refait d'imprévisibles apparitions - et surtout l'exubérante "tante Olga". Tandis qu'une passion se noue entre le sculpteur et son modèle, elle découvre bien des choses qui la surprennent, à commencer par le langage codé que les membres de la famille utilisent pour parler d'une mystérieuse affaire. Autour du récit principal, descriptions, images et souvenirs évoquent dans une sorte de flou tourbillonnaire l'Europe grise et tourmentée du communisme à l'ère brejnévienne. De temps à autre, des anges passent, qui contemplent du haut du ciel les actions des hommes. Avec ce second roman, Viivi Luik nous livre un éblouissant poème symphonique sur la destinée historique de l'Europe orientale.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.