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Des savants pour protéger la nature. La société d'acclimatation (1854-1960)
Luglia Rémi ; Jeanneney Jean-Noël ; Baratay Eric
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753535756
Urgence écologique, l'érosion de la biodiversité, l'impératif du développement durable : autant de sujets qui portent des défis lourds pour nos sociétés, pour les citoyens. Ces interrogations, ces inquiétudes ne sont pas nouvelles. Elles ont une histoire qu'il faut convoquer afin de mieux comprendre les enjeux d'aujourd'hui. Les préjugés sont nombreux : le souci de protéger la nature serait apparu seulement avec l'écologie politique, dans les années 1960 ; la France aurait toujours été en retard dans ce domaine. Ces affirmations sont à nuancer, sinon à contredire. Pour y contribuer, ce livre s'attache, selon un recul temporel indispensable, aux cent premières années de la Société d'acclimatation - avant qu'elle ne devienne la Société nationale de protection de la nature. Au long d'un siècle, elle a, entre autres succès, créé des réserves naturelles (Sept-Iles en 1912, Camargue en 1927, Néouvielle en 1935 et Lauzanier en 1936), organisé les deux premiers congrès internationaux de protection de la nature (1923 et 1931), empêché la disparition du castor en France (1909), et fondé la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO, 1912). L'émergence d'une ambition, la dynamique d'une efficacité, les mutations d'un propos, la diversité des acteurs : tout un monde resurgit ici, dont les leçons n'ont rien perdu de leur force.
Porno-Théo-Kolossal est le traitement du film éponyme que Pasolini s'apprêtait à tourner juste avant sa mort en 1975. Inédit en français, ce récit allégorique raconte l'histoire du voyage initiatique qu'accomplissent un Roi Mage et son serviteur pour se rendre à l'endroit où est né le Messie. Partis de Naples, ces deux personnages suivent l'étoile du berger à travers un long périple qui les mène d'abord à Sodome (Rome), puis à Gomorrhe (Milan) ensuite à Numance (Paris) et enfin à Ur. Au départ animés par le désir d'atteindre la vérité, les deux protagonistes réalisent finalement que dans la réalité il n'y a aucune vérité ultime à découvrir : ni le Messie ni le Paradis n'existent?
Résumé : Cette étude propose une nouvelle interprétation de la pensée de GB Vico à partir du rôle central que joue la rhétorique dans la théorie de la connaissance et l'épistémologie vichiennes. Héritier d'une civilisation baroque qui avait atteint à Naples des sommets inégalés, Vico est le porte-parole d'une culture italienne qui résiste au " diktat " que le cartésianisme exerce à la fin du XVIIe siècle sur la méthode et l'objet des études philosophiques. Rejetant l'idée que la connaissance vraie doit s'enraciner dans l'évidence rationnelle et se transmettre à travers un discours purement référentiel, Vico défend un idéal du savoir comme création, comme poiesis, et une conception du discours comme art rhétorique de l'évidence. Son idéal rhétorique est la parole philosophique qui sait mener à la méditation du vrai, qui sait se faire instrument du sens du divin et de l'héroïque et qui entend y parvenir par la sollicitation constante de l'imagination et des pouvoirs d'association et de synthèse de l'ingegno. Refusant les présupposés métaphysiques de la science cartésienne, Vico redéfinit l'objet de la connaissance philosophique. Il exclut toute science véritable des phénomènes physiques et oppose à l'intelligence des causes la connaissance du " genre " ou genèse de l'agir humain dans l'histoire. Il entreprend ainsi de réinterpréter les origines et l'évolution des civilisations humaines à la lumière des lois dégagées par sa métaphysique. Par un art du discours qui se rattache à la fois à la rhétorique du baroque modéré italien et à celle que développe le Pseudo-Longin dans le Traité du Sublime, Vico entend faire de sa reconstruction de l'histoire de l'humanité une oratio sublimis, à la fois parcours d'élévation spirituelle et de révélation eschatologique.
Comment d'un quotidien serein et tranquille, la vie de Marylin a-t-elle pu voler en éclat ? Quelques mois après avoir rencontré Adam, un charismatique avocat, Marylin tente de concilier son rôle de mère avec cette nouvelle passion exaltante. Mais une lettre anonyme la menaçant des pires représailles si elle ne quitte pas son amant vient compromettre ce fragile équilibre. Persuadée que ces menaces proviennent de l'ex-femme d'Adam, Marylin confronte ce dernier, qui refuse de la croire. Et tandis que sa nouvelle relation rencontre ses premiers soubresauts, l'étau se resserre autour de Marylin... Passion, tension et obstination sont au programme du second tome de la saga de Val Loglia. L'auteure, habitée par son texte, parvient à transcender son récit grâce à une atmosphère chargée et une profondeur qui réjouiront les fans de la première heure. CE QU'A PENSE LA CRITIQUE DU TOME 1 "Une très belle histoire remplie d'amour et de folie où je me suis tellement prise à l'histoire que j'avais l'impression qu'elle parlait de ma vie. A lire absolument". - @les_livres_de_kiki, Instagram "Ma seule folie a été de devoir fermer le livre à la fin de la lecture . J'attends la suite avec impatience". @nini_366, Instagram "L'auteure traite ce thème avec un certain brio, et immerge totalement son lectorat dans les méandres de ce que peut ressentir son personnage féminin". Canette, Babelio A PROPOS DE L'AUTEURE Née dans la région lyonnaise, Val Loglia est maman de trois enfants et exerce avec passion son métier d'infirmière. Altruiste, optimiste et dotée d'un grand sens de l'humour, elle a toujours adoré les mots, la lecture et l'écriture. Avec Une si douce folie, elle réalise un projet fou et relève un véritable défi.
Depuis plus d'un siècle la notion de "nuisible" fait l'objet d'une contestation de plus en plus vive. Pourtant elle connaît une singulière persistance sociale en tant que concept opérationnel qui donne aux hommes une certaine légitimité pour gérer, et souvent détruire, certaines espèces. A l'heure où la France vient d'adopter la loi sur la reconquête de la biodiversité, la question des "nuisibles" reprend une singulière acuité avec la multiplication d'espèces exotiques envahissantes et les vives controverses qui demeurent autour du loup, du renard mais aussi de l'utilisation des insecticides et des herbicides pour se défaire de "gêneurs". Si la notion de "nuisible" demeure centrale dans la gestion du sauvage par nos sociétés, elle s'avère très variable selon l'époque, l'espèce, le territoire ou le groupe social considéré. Pour dresser un état de la recherche, historiciser cette notion et éclairer les enjeux actuels, il convient de croiser les regards afin de caractériser les différentes conceptions de la notion de "nuisible" qui coexistent actuellement et d'en retracer les origines, tout en s'ouvrant aux acteurs du présent. Ainsi cet ouvrage entend contribuer à explorer les interactions entre les sociétés et la nature, et permettre de mieux saisir leurs coévolutions.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.