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Sales bêtes ! Mauvaises herbes ! "Nuisible", une notion en débat
Luglia Rémi ; Jaffeux Henri
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753574793
Depuis plus d'un siècle la notion de "nuisible" fait l'objet d'une contestation de plus en plus vive. Pourtant elle connaît une singulière persistance sociale en tant que concept opérationnel qui donne aux hommes une certaine légitimité pour gérer, et souvent détruire, certaines espèces. A l'heure où la France vient d'adopter la loi sur la reconquête de la biodiversité, la question des "nuisibles" reprend une singulière acuité avec la multiplication d'espèces exotiques envahissantes et les vives controverses qui demeurent autour du loup, du renard mais aussi de l'utilisation des insecticides et des herbicides pour se défaire de "gêneurs". Si la notion de "nuisible" demeure centrale dans la gestion du sauvage par nos sociétés, elle s'avère très variable selon l'époque, l'espèce, le territoire ou le groupe social considéré. Pour dresser un état de la recherche, historiciser cette notion et éclairer les enjeux actuels, il convient de croiser les regards afin de caractériser les différentes conceptions de la notion de "nuisible" qui coexistent actuellement et d'en retracer les origines, tout en s'ouvrant aux acteurs du présent. Ainsi cet ouvrage entend contribuer à explorer les interactions entre les sociétés et la nature, et permettre de mieux saisir leurs coévolutions.
Porno-Théo-Kolossal est le traitement du film éponyme que Pasolini s'apprêtait à tourner juste avant sa mort en 1975. Inédit en français, ce récit allégorique raconte l'histoire du voyage initiatique qu'accomplissent un Roi Mage et son serviteur pour se rendre à l'endroit où est né le Messie. Partis de Naples, ces deux personnages suivent l'étoile du berger à travers un long périple qui les mène d'abord à Sodome (Rome), puis à Gomorrhe (Milan) ensuite à Numance (Paris) et enfin à Ur. Au départ animés par le désir d'atteindre la vérité, les deux protagonistes réalisent finalement que dans la réalité il n'y a aucune vérité ultime à découvrir : ni le Messie ni le Paradis n'existent?
Cela fait maintenant près de 200 ans que la protection de la nature est en France une préoccupation et qu'elle interroge, de façon changeante, les rapports que les Français entretiennent avec la nature et les solutions qu'ils ont trouvées et mises en place pour la protéger. Au gré des époques, ces solutions et les pratiques des acteurs impliqués n'ont cessé d'évoluer, de se diversifier, en fonction des objectifs recherchés, de l'adhésion ou non des collectifs humains à ces objectifs, des savoirs mobilisés, de l'instauration de politiques publiques dédiées, de la création d'un droit spécifique, de la professionnalisation du secteur, de l'influence de contextes européens (directives) et internationaux (conventions) et bien d'autres facteurs encore, tels qu'aujourd'hui les changements climatiques. De la réserve intégrale à la nature ordinaire, les figures changeantes de la protection de la nature se déclinent au gré des variations des espaces naturels ciblés, des acteurs impliqués et des modalités de gestion mises en oeuvre. Cette pluralité de formes est ici étudiée sous l'angle de leurs trajectoires historiques, mais aussi de leur co-existence au sein d'un paysage désormais diversifié de la protection de la nature. Les regards croisés des chercheurs et des acteurs apportent un éclairage nouveau sur cette large gamme de pratiques et d'objets de la protection. Ils proposent des éléments de réponse à trois questions suivantes : quelles natures devons-nous ou pouvons-nous protéger ? Quels partenariats pouvons-nous reconfigurer avec la nature ? Quels nouveaux objets et quels nouveaux regards émergent en prise avec notre époque ? Dans la suite de la publication du rapport de l'IPBES sur l'état de la nature et de la biodiversité mondiale, en lien avec les nouvelles éditions de la Stratégie nationale des aires protégées (Snap) et de la Stratégie nationale biodiversité (SNB3), cet ouvrage poursuit l'ambition de contribuer à la réflexion sur nos pratiques de protection de la nature afin de faire face aux enjeux environnementaux actuels et futurs. Avec le soutien de l'Association pour l'histoire de la protection de la nature et de l'environnement, du laboratoire HisTeMé de l'université de Caen Normandie et du laboratoire CITERES-DATE de l'université de Tours.
Les études réunies dans ce volume constituent une contribution importante au débat qui a surgi ces derniers temps autour d'un certain nombre d'auteurs et de thèmes caractéristiques de la pensée politique italienne contemporaine. Italian Theory est, en effet, le nom qui a été donné à une galaxie à première vue assez hétérogène de penseurs italiens dans la tentative de souligner l'existence d'un fil rouge, d'un trait commun qui les réunirait. Nom provisoire - Radical Thought, The Italian Difference sont des étiquettes alternatives parfois utilisées - l'Italian Theory propose une nouvelle conceptualisation du paradigme du politique à partir de perspectives différentes, voire à certains égards opposées entre elles, mais dont la caractéristique commune est de savoir s'extraire des schémas classiques de réflexion sur ce thème. Le dynamisme, l'extrême vitalité de cette pensée du politique en acte dans la vie et dans l'histoire, tire toute sa force de son ouverture sur l'extérieur et de l'attention critique que cet extérieur lui porte en retour. Cette pensée, cette théorie " italienne " serait de fait le contraire d'une pensée identitaire et un exemple particulièrement parlant de pensée cosmopolite.
Comment d'un quotidien serein et tranquille, la vie de Marylin a-t-elle pu voler en éclat ? Quelques mois après avoir rencontré Adam, un charismatique avocat, Marylin tente de concilier son rôle de mère avec cette nouvelle passion exaltante. Mais une lettre anonyme la menaçant des pires représailles si elle ne quitte pas son amant vient compromettre ce fragile équilibre. Persuadée que ces menaces proviennent de l'ex-femme d'Adam, Marylin confronte ce dernier, qui refuse de la croire. Et tandis que sa nouvelle relation rencontre ses premiers soubresauts, l'étau se resserre autour de Marylin... Passion, tension et obstination sont au programme du second tome de la saga de Val Loglia. L'auteure, habitée par son texte, parvient à transcender son récit grâce à une atmosphère chargée et une profondeur qui réjouiront les fans de la première heure. CE QU'A PENSE LA CRITIQUE DU TOME 1 "Une très belle histoire remplie d'amour et de folie où je me suis tellement prise à l'histoire que j'avais l'impression qu'elle parlait de ma vie. A lire absolument". - @les_livres_de_kiki, Instagram "Ma seule folie a été de devoir fermer le livre à la fin de la lecture . J'attends la suite avec impatience". @nini_366, Instagram "L'auteure traite ce thème avec un certain brio, et immerge totalement son lectorat dans les méandres de ce que peut ressentir son personnage féminin". Canette, Babelio A PROPOS DE L'AUTEURE Née dans la région lyonnaise, Val Loglia est maman de trois enfants et exerce avec passion son métier d'infirmière. Altruiste, optimiste et dotée d'un grand sens de l'humour, elle a toujours adoré les mots, la lecture et l'écriture. Avec Une si douce folie, elle réalise un projet fou et relève un véritable défi.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.