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Entre le voir et le dire. La critique d'art des écrivains dans la presse symboliste en France de 188
Lucbert Françoise
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753500242
Si la peinture a toujours exercé un ascendant sur les gens de lettres, les écrivains symbolistes ont nourri une véritable passion à son égard. L'ouvrage démontre que l'exercice de la critique d'art dans les nombreux périodiques éphémères fondés à l'époque du symbolisme témoigne d'une fascination durable et profonde pour l'univers pictural, qu'il s'agisse du milieu de l'art indépendant, des peintres eux-mêmes ou de leurs modes d'expression. L'analyse des chroniques d'art publiées par 150 auteurs dans une cinquantaine de "petites revues" de la fin du XIXe siècle permet de mener une enquête approfondie sur les horizons spécifiques de cette forme écrite: ses supports et ses auteurs, ses théories esthétiques et son inscription dans le milieu de l'art, ses fonctions et son statut théorique, son langage enfin. D'essence littéraire, les écrits sur la peinture sont les témoins d'une médiation entre le voir et le dire. La critique d'art des écrivains symbolistes soulève ainsi le problème le plus fondamental de tout discours critique: le rapport extrêmement complexe entre le commentaire et son objet.
L'histoire a principalement retenu Gustave Kahn (1859-1936) pour sa contribution au symbolisme littéraire et pour son oeuvre de critique d'art. Or, c'est la nature même de son implication dans la vie culturelle de son époque qui fut exceptionnelle. Les études rassemblées ici développent une vision de l'auteur centrée sur son engagement artistique et social, tout en précisant des questions encore peu approfondies, comme la place de l'écrivain dans les milieux intellectuels de gauche ou encore son rôle dans la renaissance culturelle juive, en France, à partir des années 1910. L'ouvrage rend compte de la richesse d'un parcours singulier : si Kahn s'est illustré en tant que poète, son influence dépasse largement le domaine littéraire puisqu'il a été fondateur de revues, critique d'art, romancier, conteur, chroniqueur, préfacier, soutien aux artistes, libre penseur, homme de gauche convaincu et intellectuel juif. Le recueil démontre une cohérence profonde entre ces diverses formes d'engagement car, loin de la vision stéréotypée de l'écrivain symboliste dans sa tour d'ivoire, Kahn apparaît comme un auteur engagé qui défendait l'idée de la responsabilité du poète au sein de la société.
Hackers, esthètes, chefs d'entreprise, Agathe Denner et Guillaume Thévenin fascinent autant qu'ils inquiètent. Ils tissent un réseau de relations complexes et souvent cruelles où leur agence d'art numérique tient une place centrale. Lanceurs d'alerte ambigus, séducteurs troubles, ils jouent des naïvetés et piratent les conversations, exploitent indifféremment les failles de leurs rivaux ou de multinationales. Mais du 11e arrondissement parisien à la place Taksim d'Istanbul, en passant par Times Square plongé dans la tourmente, la météorologie imprévisible des mouvements de foule pourrait bien se retourner contre eux. Sandra Lucbert réarme subtilement le dispositif épistolaire des Liaisons dangereuses : messageries instantanées, mails, réseaux sociaux sont autant d'outils pour questionner le statut de la vie privée, de l'information et des gouvernances. Manipulations, jeux de pouvoir et réputation alimentent les tornades virtuelles et les séismes du quotidien. Ce roman très original, nerveux, montre comment une technologie et ses utilisateurs redessinent les logiques du désir et du politique - nos façons de vivre et d'aimer.
La Traversée est une création personnelle inspirée en partie par le livre Au Coeur des ténèbres de Joseph Conrad (sublimé au cinéma par Herzog, dans Aguirre ou la colère de Dieu, et par Coppola, dans Apocalypse now). L'auteur n'a gardé du livre et des films que le motif principal, la dérive d'un capitaine de bateau remontant le cours d'un fleuve à travers une jungle de plus en plus sauvage et ténébreuse. Au fur et à mesure de son exploration, le capitaine est confronté à diverses manifestations des ténèbres qu'il doit combattre. A la manière du capitaine, Kevin Lucbert s'est laissé dériver au fil des dessins sans savoir exactement où cela le conduirait et quelle forme finale allait prendre l'histoire. Dans un deuxième temps, il a mis en forme et réorganisé ces dessins puis précisé l'aspect narratif de l'ensemble. Un voyage solitaire axé sur le chemin lui-même et non sur sa destination, une rêverie qui s'égare parfois à la lisière de la réalité suivant une ligne d'ombre tracée à l'encre noire.
Dans ce premier roman, Sandra Lucbert nous donne à lire la vie de quelques personnages largués au sortir de brillantes études dans un Paris néolibéral qui leur semble résolument hostile. Entre petits boulots humiliants imposés par pôle emploi, thèses de doctorat épuisantes et sans avenir, ambitions artistiques frustrées et utopies déchues, quelques parcours sinueux dans un monde fatigué au contact duquel les idéaux s’émoussent rapidement.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour