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La traversée
Lucbert Kevin
5EME COUCHE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782390080268
La Traversée est une création personnelle inspirée en partie par le livre Au Coeur des ténèbres de Joseph Conrad (sublimé au cinéma par Herzog, dans Aguirre ou la colère de Dieu, et par Coppola, dans Apocalypse now). L'auteur n'a gardé du livre et des films que le motif principal, la dérive d'un capitaine de bateau remontant le cours d'un fleuve à travers une jungle de plus en plus sauvage et ténébreuse. Au fur et à mesure de son exploration, le capitaine est confronté à diverses manifestations des ténèbres qu'il doit combattre. A la manière du capitaine, Kevin Lucbert s'est laissé dériver au fil des dessins sans savoir exactement où cela le conduirait et quelle forme finale allait prendre l'histoire. Dans un deuxième temps, il a mis en forme et réorganisé ces dessins puis précisé l'aspect narratif de l'ensemble. Un voyage solitaire axé sur le chemin lui-même et non sur sa destination, une rêverie qui s'égare parfois à la lisière de la réalité suivant une ligne d'ombre tracée à l'encre noire.
« Si l?hégémonie nous fige dans son imaginaire, ses signifiants, sa pulsionnalité, l?art, aussi bien que les sciences sociales ? quoique très différemment -, peut entreprendre de nous en extirper. Pour peu qu?il s?en donne les moyens : qui passeront par un travail imaginaire et langagier analytiquement informé. Oui, c?est bien l?imagination et la langue qu?il faut travailler, mais dans le sens d?une précision sociale-historique. »Défaire voir se compose de trois parties :? Une introduction, qui déplie le problème de la littérature politique en toute généralité.? Un dispositif littéraire, intitulé « Manger les riches, une décomposition », qui prend pour départ le scandale des Ehpad Orpéa, et en dégage le régime de pulsionnalité du capitalisme financiarisé.? « Se faire Voyant », une théorie de la littérature comme productrice de figures. Terme par lequel on désigne les textes qui produisent dans leur forme même une aperceptionnouvelle des logiques politiques et sociales.Il s?agit de mettre en ?uvre et de théoriser une littérature politique qui tienne ensemble les deux termes « littérature » et « politique », sans sacrifier l?un à l?autre. Où dispositif d?écriture et précision analytique soient indissociables. En somme, une façon de rappeler que la littérature est un régime spécifique de la pensée.
Résumé : Une maternité ferme. Un accouchement tourne mal. Un enfant meurt. Interpellé, le préfet n'a qu'une chose à dire : " nous sommes comptables de la dette publique ". Et le verrou est mis. Proposition de la littérature : tourner la clé. A l'évidence, tout tient dans une formule ? mais qu'est-ce qu'elle tient cette formule ? Un ordre, des intérêts, un verrouillage. En guise de quoi on dit : LaDettePubliqueC'estMal. C'est un assommoir : trente ans de répétition, des parleurs, des figures, des grimaces ? tous les tours de l'autorité. Qui n'y feront rien : ce seront toujours des contes. Mauvais livre de contes : l'ouvrir, le désosser, le bazarder.
Résumé : De mai à juillet 2019 se tient le procès France Télécom - Orange. Sept dirigeants sont accusés d'avoir organisé la maltraitance de leurs salariés. Parfois jusqu'à la mort. On les interroge longuement, leur fait expliquer beaucoup. Rien à faire : ils ne voient pas le problème. Le P-DG a un seul regret : " Cette histoire de suicides, c'est terrible, ils ont gâché la fête. " Il y avait donc une fête ? Parlons-nous la même langue ? Sandra Lucbert est née en 1981. Normalienne, agrégée de lettres, elle a écrit deux romans, Mobiles (Flammarion, 2013) et La Toile (Gallimard, 2017).
Composé de deux parties distinctes, complémentaires l'une de l'autre, l'ouvrage situe Roger de La Fresnaye (1885-1925) dans ses interactions avec la scène culturelle européenne des années 1910-1925. Les correspondances éditées dans la deuxième partie du volume dévoilent beaucoup de faits et de documents inédits qui viennent étayer les études qui en forment la première. La confrontation du discours de l'artiste avec les analyses de chercheurs actuels, issus de diverses disciplines, donne une image prismatique qui rend compte de la singularité du personnage et de la complexité intrinsèque de son uvre.
Jeune dessinateur flamand de la vague " graphic punk " qui déferle actuellement dans le paysage éditorial mondial, Lukas Verstraete est aussi un héritier et un ambassadeur de l'école flamande. Combinant une bonne dose d'humour et une dimension métaphysique omniprésente, il nous livre ici avec Ramone une oeuvre à l'esthétique spontanée mais néanmoins audacieuse. Narration hybride faite de questionnements et de doutes sur notre nature humaine, Ramone, sous ses dehors naïfs, révèle de façon souvent métaphorique un discours sous-jacent sur le but de notre existence, le chemin parcouru pour en arriver là, l'homme en quête de son évolution et d'une place dans la société, le personnage ne faisant que courir vers la fin de l'histoire, poursuivis que nous sommes par le regard des autres. Autant de questions symboliques au travers des yeux de ce personnage arborant ce montéra de toreador, pris dans une quête initiatique, pleine de rebondissements et d'aventures.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.