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Réverbération
Lovay Jean-Marc
ZOE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782881826030
L'ancien meilleur apprenti pleureur final Krapotze espérait encore être élu Grand Suicideur, pendant qu'il emmenait son fidèle complice chez Frauline-l'Illuminatrice, là où elle ne pourrait donner naissance à l'unique brodeur de linceul pour oiseaux, le grand Rapetissé, qu'après avoir refusé d'en pleurer la future disparition et rendu sa liberté à l'unique larme encore prisonnière de son âme. Et quand devenus traqueur et poursuiveur de voleurs et de truqueurs de rêves, Krapotze et son complice réussiront à n'être ni grandis ni perdus par leur sublime vanité à vouloir incarner les prodigieuses ombres acharnées à poursuivre l'ombre noire de l'Arracheur de mémoire, personne ne pourra plus les empêcher d'entrevoir encore une fois la Sauveuse, revenue des confins du seul vrai rêve qu'aura été leur vie, pour leur souffler d'oublier que c'était grâce à elle qu'ils étaient nés pour disparaître et qu'ils comprendraient enfin pourquoi elle connaissait toujours tout sans jamais rien reconnaître. Depuis la publication des Régions céréalières (Gallimard, 1976), "l'écriture de JEAN-MARC LOVAY fait exister un univers mental hanté par la folie, un monde de machinations fantastiques et d'agressions obsédantes dont l'exploration est conduite avec rigueur, humour et dans une cohérence angoissante" (Charles Méla). Ainsi dans "Berceuse", le premier des deux chapitres de Réverbération, neuvième roman de Lovay, le personnage central est précipité au c?ur même d'une campagne électorale pour faire miroiter des "suicides généralisés avec ou sans enrichissement de sommeil".
Tu parles de guêpes, dit l'Invaincu, comme ma mère parle d'un toit d'où je ne suis pas tombé, mais tu sais autant que moi que pour une mère, dès qu'on est né on commence à tomber. Vers la misère ou vers la richesse, toujours pour une mère on tombe, et le seul filet qui puisse recevoir la divagation de nos acrobaties, c'est la tombe. Trop de mères, trop de tombes, moins de bombes, moins de guerres. "
Espérant que mes yeux n'étaient pas devenus des fenêtres qui seraient bientôt ouvertes d'un coup par un brutal préposé à leur ouverture, je pouvais entendre encore plus que sentir le cliquetis des os des minuscules doigts qui picotaient et tapotaient mes joues dans la même cadence que celle de la machine qui avait un jour pris les mesures de ma tête millimètre par millimètre, en déversant avec une trompe baladeuse jusqu'au fond de mes oreilles une musique champêtre avec la certitude d'apaiser mon esprit déjà lointain et de le transporter loin du monde de l'autonomie des machines, tout en croyant lui permettre de se croire encore fraternellement et naturellement proche de la machine autonome dont une voix qui aurait pu être la voix de l'épouse d'un morceau d'aluminium nommait chaque centimètre carré de mon crâne avec des noms de fleurs des champs.
Notre mort,Car je ne disparais pas,Dans un endroit je sommeille:À ma place, sans place,Nulle part, sans la maladie.Veau que la vache a avorté dans l'orage de mai,Imparfait,Chez les insectes chanteurs,Parmi les animaux qui ont juré ma perte.*Quand on sera fatigués de jeter du bois dans les fourneaux,Quand une belle maladie logera sous la peau,Avec la dynamite que ferons-nous,Que ferons-nous?Et j'ai regardé mes bras coupés,Et mes jambes arrachées,Et comme un souvenir d'après,mon mirage de la vieau-dessus de la clairière.
Résumé : Le narrateur et Hector vivent dans une "hutte" entre la cité, les vieilles fabriques de tonneaux et la manufacture à lunettes. Tout proche, la "hutte" de deux fillettes. Entre les deux huttes : un seul point d'eau. Hector est guetté par les hiboux et fait des transports avec une camionnette. C'est l'hiver, sans commencement et sans fin. Une des deux fillettes meurt, l'autre se rapproche des deux hommes. Le narrateur s'acharne aux besognes ménagères avec frénésie. Il est envoûté par les ustensiles. Ensemble ils mangent la polenta, la farine de maïs. Manger et boire et trouver d'autres bouteilles, et traverser l'hiver. Le piège à hiboux fonctionne mal. Hector se casse la jambe et le narrateur ne se souvient pas s'il a vraiment essayé de l'empoisonner. Ils boivent ; boivent encore. La suspicion s'empare de cette intimité et l'idée de meurtre s'installe dans les deux huttes. Le narrateur essaie de contrôler son délire et la neige continue de tomber.
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "