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Le baluchon maudit
Lovay Jean-Marc
GALLIMARD
14,60 €
Épuisé
EAN :9782070286164
Un cordonnier de village comprend qu'il est haï et part à la recherche d'une parenté : c'est peut-être sur une ancienne souche que naîtrait un aujourd'hui moins sombre. Il voyage comme il peut. Il affronte les intempéries et les administrations, les métiers de hasard et les caprices des gens, les fausses situations, les tremblements de terre et d'incertaines amours. Il remonte même jusqu'à la vie animale, mais pas n'importe quel animal. Il n'est guère dupe, il voit la cruauté de l'univers, il la subit et il y participe (on est tous des étrangleurs). Mais il découvre les sources de la tendresse. On est dépaysé par la brutalité des faits et des sensations et pourtant on les reconnaît. Les événements se bousculent et pourtant la vie prend une lenteur épique. La puissante présence du héros n'éclipse pas les singularités de ses comparses. Sa lucidité n'entrave pas son entêtement. On est gagné par la tristesse mais aussi par le courage. Les malheurs n'entament pas la santé de l'âme ni la joie des choses. Il y a là une espérance qui ressemble à celle du Taciturne". Jean Grosjean.
Dans un univers figé par l'hiver, réduit à quelques huttes situées dans une sorte de non-lieu étrange, évoluent trois personnages : Hector, le narrateur et une fillette qui se met au service des deux hommes. Ceux-ci sont en proie à des pulsions innommables, se laissent envahir par des terreurs paranoïaques, les mots eux-mêmes menacent le narrateur, investissent son monde intérieur, y perturbent tout. Seuls les repas apportent une trêve, un moment de communion, d'où le titre du roman. " Polenta demeure, et c'est heureux, un récit sans résolution : tout y tient dans l'atmosphère de violence contenue, dans l'innommé qui traverse le monde intérieur des personnages et envahit peu à peu le texte ainsi que son lecteur médusé, dans le mutisme de plomb des objets et des plantes. Un fascinant huis clos. " Jérôme Meizoz
Résumé : Le narrateur et Hector vivent dans une "hutte" entre la cité, les vieilles fabriques de tonneaux et la manufacture à lunettes. Tout proche, la "hutte" de deux fillettes. Entre les deux huttes : un seul point d'eau. Hector est guetté par les hiboux et fait des transports avec une camionnette. C'est l'hiver, sans commencement et sans fin. Une des deux fillettes meurt, l'autre se rapproche des deux hommes. Le narrateur s'acharne aux besognes ménagères avec frénésie. Il est envoûté par les ustensiles. Ensemble ils mangent la polenta, la farine de maïs. Manger et boire et trouver d'autres bouteilles, et traverser l'hiver. Le piège à hiboux fonctionne mal. Hector se casse la jambe et le narrateur ne se souvient pas s'il a vraiment essayé de l'empoisonner. Ils boivent ; boivent encore. La suspicion s'empare de cette intimité et l'idée de meurtre s'installe dans les deux huttes. Le narrateur essaie de contrôler son délire et la neige continue de tomber.
Ayant décidé de suivre l'instinct qui le poussait à s'enfuir du lieu confus de ses origines, Julot ignorait s'il succombait à une obscure fascination du suicide ou s'il obéissait à un puissant désir de renaître ailleurs. Après avoir osé franchir une monstrueuse muraille-frontière il se retrouvait à Tecnos, la Cité-Molosse dirigée par les défenseurs de l'Argument des Mille Productions. Et avant ce qui serait peut-être encore une renaissance ou déjà une deuxième mort, complice lui-même de la merveilleuse et fatale énergie qui l'emmènerait inexorablement au pied d'une nouvelle muraille, Julot adhérait à la révolution et découvrait qu'elle n'était qu'une des milliards d'autres révolutions, mais qu'au c?ur de cette révolution pour lui à jamais unique flamboyaient ce que les humains parfois nommèrent " le premier amour et la fraternité dans toute leur innocence ".
Résumé : Né à Sion, en Suisse, en 1948, autodidacte, Jean-Marc Lovay a parcouru le monde avant de se fixer dans les montagnes du Valais. Les Régions céréalières dépeignent un univers étatique de grands Domaines agricoles hors de fonction et au milieu desquels se traînent des gardiens incommunicables. Le narrateur est chargé par le Centre d'Archives gouvernemental d'inventorier avec minutie le passé des Domaines. Titubant avec sérénité dans les labyrinthes d'une documentation équivoque et d'une topographie inextricable et grandiose, l'observateur maniaque s'enfonce dans la toute-puissance d'un univers du refus à la fois enraciné dans l'âme humaine et dans le temps. Humour grinçant, désespoir : il n'y a pas de salut dans la victoire, mais seulement dans un provisoire et éternel abandon de poste.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.