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Epître aux Martiens
Lovay Jean-Marc
ZOE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782881825002
Ayant décidé de suivre l'instinct qui le poussait à s'enfuir du lieu confus de ses origines, Julot ignorait s'il succombait à une obscure fascination du suicide ou s'il obéissait à un puissant désir de renaître ailleurs. Après avoir osé franchir une monstrueuse muraille-frontière il se retrouvait à Tecnos, la Cité-Molosse dirigée par les défenseurs de l'Argument des Mille Productions. Et avant ce qui serait peut-être encore une renaissance ou déjà une deuxième mort, complice lui-même de la merveilleuse et fatale énergie qui l'emmènerait inexorablement au pied d'une nouvelle muraille, Julot adhérait à la révolution et découvrait qu'elle n'était qu'une des milliards d'autres révolutions, mais qu'au c?ur de cette révolution pour lui à jamais unique flamboyaient ce que les humains parfois nommèrent " le premier amour et la fraternité dans toute leur innocence ".
Dans un univers figé par l'hiver, réduit à quelques huttes situées dans une sorte de non-lieu étrange, évoluent trois personnages : Hector, le narrateur et une fillette qui se met au service des deux hommes. Ceux-ci sont en proie à des pulsions innommables, se laissent envahir par des terreurs paranoïaques, les mots eux-mêmes menacent le narrateur, investissent son monde intérieur, y perturbent tout. Seuls les repas apportent une trêve, un moment de communion, d'où le titre du roman. " Polenta demeure, et c'est heureux, un récit sans résolution : tout y tient dans l'atmosphère de violence contenue, dans l'innommé qui traverse le monde intérieur des personnages et envahit peu à peu le texte ainsi que son lecteur médusé, dans le mutisme de plomb des objets et des plantes. Un fascinant huis clos. " Jérôme Meizoz
Tu parles de guêpes, dit l'Invaincu, comme ma mère parle d'un toit d'où je ne suis pas tombé, mais tu sais autant que moi que pour une mère, dès qu'on est né on commence à tomber. Vers la misère ou vers la richesse, toujours pour une mère on tombe, et le seul filet qui puisse recevoir la divagation de nos acrobaties, c'est la tombe. Trop de mères, trop de tombes, moins de bombes, moins de guerres. "
Notre mort,Car je ne disparais pas,Dans un endroit je sommeille:À ma place, sans place,Nulle part, sans la maladie.Veau que la vache a avorté dans l'orage de mai,Imparfait,Chez les insectes chanteurs,Parmi les animaux qui ont juré ma perte.*Quand on sera fatigués de jeter du bois dans les fourneaux,Quand une belle maladie logera sous la peau,Avec la dynamite que ferons-nous,Que ferons-nous?Et j'ai regardé mes bras coupés,Et mes jambes arrachées,Et comme un souvenir d'après,mon mirage de la vieau-dessus de la clairière.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.